Étiquette : retour en France

Tu sais que tu as gardé ton oeil voyageur quand…

Tu sais que tu as gardé ton oeil voyageur dans ton propre pays quand…

– Tu regardes toujours les gens avec autant de curiosité et d’humanité qu’à l’étranger

– Ton oreille sourit quand tu entends parler une autre langue

– Tu te balades volontiers dans les quartiers dits chauds de la capitale pour y ressentir un peu de chaleur d’ailleurs

– Tu évites ceux trop monochromes

– Tu ne peux pas rester plus de trois week-end consécutifs dans le même endroit/ville/pays

– Tu ne regardes toujours pas la télé ou les films en français

– Tu n’as pas arrêté de prendre des cours de langues

– Tu parles ou écris autre chose que français au minimum une fois par jour

– La personne dont tu te sens la plus proche vient d’un autre continent

– Ton plus gros poste de dépense est les billets de train et d’avion

– Tu t’étonnes encore de voir du ciel bleu et d’entendre les oiseaux dans une grande ville

– Tu aides spontanément les étrangers croisés perdus au-dessus de leur plan

– Tu ne demandes pas aux nouvelles personnes rencontrées ce qu’elles font dans la vie mais d’où elles viennent

– Tes achats concernent pratiquement tout le temps de voyage (guides, récits de voyage, etc…)

– Tes amis te demandent à chaque fois que tu les vois « alors tu repars quand et/ou où »?

– Ton sac à dos et tes chaussures de rando sont toujours près de ta porte

– Tes activités extra-professionnelles ont toutes (sans exception) un rapport avec un autre pays

– Tu prends en photo des trucs bizarres sur les murs que personne (ou presque) ne remarque

Ca vous parle? A vous de continuer la liste, les commentaires vous attendent pour cela !

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Retour en France, un an plus tard…

Après un an de vie en France, j’ai…

– fait beaucoup plus de choses que je n’aurais pu l’imaginer avant de rentrer d’Asie

publié un livre

– tenu activement un blog sur le voyage tout en vivant en France

– apprécié le média radio un peu, beaucoup, à la folie

– tenu une conférence sur Passions & travail pour des coachs

– appris à aimer un travail sédentaire

– réussi à y apporter ma touche d’humanité

pas mal beaucoup voyagé en Europe

– continué à écrire toutes les semaines

– dansé, beaucoup

– été heureuse de vivre à Paris juste pour le point précédent

– continué à apprendre le chinois

– appris à méditer pour de bon

– radicalement changé de vie, de partenaire, et même de bande de potes

– mieux entretenu les « vrais » liens amicaux pour mon immense bonheur

– rencontré d’autres blogueurs-voyageurs & acteurs du web-voyage français (Anne, Sébastien, CatherineAurélie, Adeline, FabriceSarah, …)

– été proche de moi, comme je ne l’ai jamais été

– été éloignée des modèles imposés, comme je ne l’ai jamais été non plus

– eu la certitude que ma vie en France est une simple parenthèse

– pourtant ressenti encore un peu l’envie d’explorer toutes les richesses et surprises d’une vie parisienne vécu à mille pour cent…

– réalisé qu’on pouvait garder un oeil voyageur dans son propre pays, et ça je vous l’explique mieux très bientôt!

(et pour le souvenir, de rentrer en France après avoir vécu à l’étranger, ça peut donner ça au bout de deux mois et ça au bout de six!)

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Retour en France, 6 mois plus tard ça donne quoi?

Pas simple d’aborder ce sujet… Cela fait donc près de six mois que mon avion s’est posée d’Inde, six mois donc depuis mon retour en France après mon expatriation en Asie.

Et depuis, tout a changé, au-delà de ce que j’avais pu m’imaginer. On parle souvent du choc du départ à l’étranger, mais rarement de celui du retour en France. Et pourtant, le challenge est d’autant plus grand à mon avis: si on se « plante » en partant quelque part, on peut toujours partir ailleurs ou revenir, mais si on se « plante » en rentrant, que reste-t-il pour celui qui avait pris la décision de rentrer?

Retour en France

L’impact d’un retour en France…

Dans mon cas, il n’est pas question de « plantage », mais de choc, entier et profond… Si je vous dis que toute ma vie a changé depuis mon retour, le croirez-vous?
Je fais désormais cavalière seule dans la vie. Je ne m’étalerai pas ici sur les raisons de ce choix, mais le choc du retour n’y est pas étranger…
Et surtout, je remets en cause comme je ne l’ai jamais fait avant le modèle établi, et ce, à plusieurs niveaux. Exemples de quelques-unes des questions qui me travaillent: peut-on être heureux en étant seul et ne pas vivre ce choix par dépit? (réponse: oui). Peut-on refuser d’alimenter un modèle économique auquel on ne croit plus et trouver sa voie au delà du prêt à penser pré-pensé? (réponse: j’y travaille et je l’espère)…

Le regard voyageur est-il toujours là?

Quant à la question que je soulève dans mon à-propos: peut-on garder son oeil voyageur dans son propre pays? J’y réponds par la positive… Attention le développement de cette réponse part un peu dans tous les sens:

La distance sur ce qui m’entoure, distance que j’ai notamment apprise en Chine, ne m’a pas quittée. Mon regard reste le même: surpris, éloigné donc, et curieux surtout, ne se satisfaisant pas de « c’est comme ça » en guise d’explications…

Je me souviens de m’être sentie tant révoltée face aux inégalités de Chine, à l’indifférence générale à l’idée de laisser des gens crever dans la rue: et ici, à Paris, je vois des dizaines d’hommes la tête sur nos trottoirs, et tout ce que sait faire le troupeau sourd et aveugle que nous sommes, c’est détourner le regard.

Je me souviens d’avoir énormément observé les cieux en Asie du Sud-Est: ça ne me quitte pas, je vous un culte pour le bleu du ciel parisien (énorme contraste avec le gris quasi permanent des cieux des villes d’Asie), et pour les couleurs que ce même ciel donne à nos vieilles pierres.

Je me souviens aussi d’avoir pesté contre les grandes voies, les hauts immeubles anonymes shanghaiens: je ne cesse de me pâmer devant nos mêmes vieilles pierres.

Je me souviens d’avoir été fascinée par les visages d’ailleurs… Les visages d’ici m’interpellent autant. Une question occupe bien mes trajets de métro et autres balades urbaines: quelle histoire peut bien se cacher derrière ces yeux?

Et puis il y a les activités que je pratique: la danse africaine, la danse brésilienne, les cours de chinois (et oui, je continue, je ne compte pas laisser s’effacer peu à peu un apprentissage si durement acquis) – mes enseignants viennent de trois continents différents, et chaque heure passée en leur compagnie est un voyage à part entière…
Il y a aussi les étrangers que je croise, à les entendre parler des langues différentes je me sens déjà partie ailleurs!

Et il y a cette impression générale, comme si j’étais entre parenthèse dans ma vie parisienne. Vous connaissez peut-être ce sentiment, au retour de vacances à l’étranger, comme si ce qu’on avait vécu là-bas n’était pas la « vraie vie ». Et bien, c’est peu ou prou ce que je ressens dans ma vie parisienne, une sorte de parenthèse, comme un entre-deux. Entre un voyage et un autre voyage, peut-être, sans doute… Rien n’est décidé pour le moment, et je me laisse du temps. Assez de changements ont eu lieu en 2011, on verra ce que 2012 me réserve !

Et vous, arrivez-vous à garder un peu de recul voyageur quand vous êtes au « bercail »? Et si retour il y a eu, comment le gérez-vous?

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Finir un chapitre…

Ainsi s’achèvent mes aventures sur les routes d’Asie. Pour ceux qui auraient raté le début: après avoir vécu 2 ans en Chine, j’ai eu l’occasion de voyager quelques semaines et d’aller en Thaïlande du Nord, de traverser le Laos du Nord au Sud, de m’arrêter au Cambodge, et d’y connaître Phnom Penh et Angkor, de faire une halte à Bangkok et de vivre une semaine extraordinaire en Inde, entre New-Dehli et Bénarès.

Cela fait déjà 5 mois que je suis de retour en France, et je n’ai toujours pas le sentiment d’avoir touché terre, j’ai l’impression d’être bloquée sur la touche « été » ou « retour de voyage »…

Mais avant de vous livrer ces impressions, retour sur quelques points de ce voyage, où c’était la première fois que je partais si longtemps sac sur le dos:

* l’Asie du Sud Est est une autoroute touristique de masse

* vraiment, je le précise ici car je ne l’ai pas beaucoup lu avant de partir (ou alors ma mémoire a été très sélective): on pense se retrouver avec de « vrais » gens, très différents de chez nous, et malgré soi, on se retrouve à emprunter un couloir (qui va donc du Nord au Sud de la zone, comme je l’ai fait, ou l’inverse) emprunté par des milliers de Backpackers occidentaux. Ces derniers sont parfois très intéressants, et j’ai fait de superbes rencontres, mais ça rend difficile la rencontre « authentique » que nous sommes beaucoup à rechercher

* changer tous les 5 ou 7 jours de destination, ce n’est pas pour moi. Après avoir vécu à l’étranger, j’ai trouvé très frustrant de ne faire que passer, j’ai eu l’impression de nouer des relations surtout superficielles, de ne pas prendre le temps de comprendre, d’être spectatrice, extérieure à une réalité

* les paysages d’Asie sont magnifiques, je pense notamment au Nord de la Thaïlande, au sud du Laos, emprunter un deux-roues permet de s’y noyer, et de sortir de l’autoroute décriée plus haut

* j’ai quand même rencontré de superbes personnes, pleines d’espoir et de vie, à Luang Nam Tha par exemple ou à Angkor

* Angkor est magique, à la hauteur de sa réputation

* Bangkok m’a charmée et dépasse sa mauvaise réputation

* j’ai eu un coup de foudre pour l’Inde spirituelle, je ne peux pas dire que je comprends grand chose au pays, mais je me suis laissée emporter par ce drôle d’ailleurs et son énergie hors du commun

* ces quelques mois furent aussi un voyage intérieur: remise en question du mythe du Backpacker donc, mais aussi questionnement plus général sur le but du voyage (quelle place peut-on prendre dans le monde quand on est seulement passager?), remise en cause personnelle profonde avec le chamboulement de toute ma vie privée…

Il m’est difficile de conclure à proprement parler cet épisode asiatique: c’est un chapitre qui se finit, une page qui se tourne et pourtant tout est encore très présent en moi.
Comme souvent, mes voyages m’ont à peine défleuré un pays, un peuple; j’ai juste commencé à mettre les sous-titres qu’il fallait déjà partir.
Il me faudrait sans doute plusieurs vies pour comprendre les choses comme je le souhaite.

En attendant, la page suivante n’est pas encore certaine: je vis et travaille à Paris, mais l’ailleurs m’appelle à nouveau. Pour 2011, j’ai pris assez de grandes décisions (quitter ma vie en Chine notamment…), mais d’ici quelques temps, il y a des chances que je rouvre mes valises dans un autre pays, à suivre donc!

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Retour en France : deux mois plus tard, petit bilan d’étape…

J’écris ces quelques lignes alors que nous sommes le 14 août, soit deux mois pile jour pour jour après avoir posé mon sac à dos à Paris (alors que je rentrais de deux ans de vie en Chine et d’un petit périple asiatique).

Pas simple de résumer la situation… Bordélique, si je puis me permettre, serait sans doute le mot qui correspond le mieux à ces deux mois passés. Alors allons-y pour un inventaire fourre-tout, qui sans être exhaustif, vous donnera un petit aperçu de la situation…

Ces deux derniers mois, j’ai…

– trouvé un nouveau travail

– démissionné au bout d’une semaine de ce travail

– trouvé un nouveau nouveau-travail

– repris (un peu) goût au travail

– fait un tour du sud de la France pour me ressourcer auprès de la famille et des vieilles amies

– renoué de chouettes liens avec les gens sus-cités

– fait un très court voyage en Finlande pour retrouver mes amies Erasmus, pas vues depuis six ans (j’y reviens avec un article dédié prochainement)

– vécu quelques semaines chez mon meilleur ami

– réalisé une fois de plus à quel point le marché immobilier parisien était indécent, fou et/ou impitoyable (ou plutôt les trois à la fois)

– trouvé un minuscule et cher mais non moins charmant appartement (et encore, je pense être chanceuse de pouvoir ajouter le troisième adjectif qui est souvent en option)

– vidé mes cartons de Chine, quatre mois et demi après les avoir fermés

– remis en cause bon nombre de plans personnels établis

– eu de la nostalgie pour ma vie en Chine

– recommencé à parler chinois et trouvé un prof de cette même langue tant aimée

– renoué avec une de mes grandes passions : la danse africaine – tout un voyage au détour d’une salle de cours, j’en parlerai un jour dans ces colonnes

– usé le pavé parisien et mesuré la beauté de notre capitale, de son architecture, de ses simples rues, du bleu de son ciel

– apprécié beaucoup plus qu’avant les touristes à Paris. Avant : les touristes, c’est ennuyeux car ça n’avance pas vite sur les trottoirs. Aujourd’hui : j’aime entendre des langues étrangères et j’aide parfois spontanément des personnes perdues au-dessus de leur carte.

– fait de nouveaux et nombreux projets de voyage…

Qui a dit qu’il ne se passait rien pendant les mois d’été à Paris?…

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De la schizophrénie post-voyage et autres petits étonnements…

Dans le post annonçant mon arrivée en France, Sandro me demandait quel était mon « ressenti » suite à mon retour à la maison mère… Je profite de l’occasion pour ne pas être logique du tout: plutôt que de commencer par le récit chronologique de mon voyage, faisons un saut dans le temps et passons directement à mon actualité…

Neuf jours après avoir atterri à Charles de Gaulle, elle pourrait se résumer en un seul mot: SCHIZOPHRÉNIE, au sens étymologique du terme (pas encore pathologique, enfin du moins je l’espère).
Schizophrénie signifie à l’origine fractionnement de l’esprit, tout un programme me direz-vous… Voici, entre autres, pourquoi:

– ma tête passe de l’Asie à Paris ou de Paris à l’Asie environ (dix, vingt, ?) de trop nombreuses fois par jour.

– mon esprit fait précisément des allers-retours constants entre mes souvenirs de voyage (et envies d’écrire à ce propos) et mes réflexions sur ma vie professionnelle à construire.

– j’ai passé un entretien d’embauche moins de 20 heures après mon atterrissage.

– j’ai très envie de raconter mon expérience passée mais les mots me paraissent si fades que j’ai du mal à dire quoi que ce soit…

– Shanghai et la Chine me manquent (plus que je ne l’aurai cru) mais je suis plus qu’heureuse d’avoir retrouvé ma famille et mes amis ici.

– j’ai très envie de redémarrer une vie posée à Paris et pourtant je réfléchis déjà intensément à ma prochaine (lointaine) destination !

– Paris semble ne pas avoir bougé d’un iota en deux ans, ressemble plus que jamais à un village et pourtant je n’y ai plus de repères…

– Shanghai, quittée le 4 avril, me parait si lointaine, et elle s’approche pourtant le plus de ce qui pourrait aujourd’hui être mon home sweet home

Et à part ceci, quelques uns des autres sympathiques étonnements d’un retour en France après deux années de Chine et 72 jours de route sont les suivants:

– je n’arrive pas à me faire à la lumière du jour qui dure jusqu’à 22 heures passées (dans l’Asie où je me suis baladée, à 19 heures, la nuit tombe, même en juin) !

– je me surprends à écouter avec attention toutes les discussions en français autour de moi (déformation de la voyageuse qui recherche/évite des compatriotes)…

– je me surprends aussi à apprécier les touristes anglophones et à me sentir beaucoup plus proches d’eux qu’avant mon départ.

– je suis ébahie par la non-sympathie des commerçants français !

– je suis épatée par la politesse des Français de la rue (et du métro).

– à propos de métro, les stations parisiennes me paraissent toutes petites et collées les unes aux autres.

– je sais que je suis différente mais je suis un peu moins sûre de savoir qui je suis…

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Un voyage en Asie plus tard – me revoilà !

Je rentre tout juste de mon long voyage en Asie. Comme vous savez, c’était aussi mon voyage « d’adieu » à la Chine (ou peut-être d’à bientôt?), que je quitte après deux années de vie sur place. Un voyage très fort comme vous pouvez vous en douter…

J’ai tellement de choses à raconter: je vous réserve des articles détaillés sur chacune des destinations croisées, mais la liste étant assez longue, j’ai besoin de temps pour tout mettre en ordre, digérer mes émotions, trier mes photos et vous proposer des articles dignes de ce nom…
Et puis je suis en plein ré-organisation de ma vie parisienne (pas une mince affaire), et je dois penser priorités !

En attendant – pas trop longtemps je l’espère – d’entrer dans les détails, voici un petit inventaire de ces semaines sur les routes asiatiques :

Pays visités: Thaïlande, Laos, Cambodge, re-Thaïlande, Inde (par rapport à mon plan initial le Japon a disparu, et l’Inde s’est ajoutée)

Jours voyagés: 72 (au lieu de 99 initialement prévus – 53 jours en couple, 3 jours entre amis, 10 jours seule, 6 jours avec d’autres amis)

Moyens de transport utilisés: avion, bus, train, moto, éléphant, bateau, vélo, taxi, tuk-tuk, pieds.

Et aussi:
. photos: plus de 2.000 prises !
. temples visités: beaucoup, et plus encore…
. fleuves: Mékong très longuement longé, Gange entrevu
. 1 épais carnet de notes achevé
. 1 sac à dos qui est passé de 12,5 à 11 kg
. 1 cérémonie de désenvoûtement-retour de l’esprit effectuée
. des dizaines de cieux observés
. je peux dire bonjour-merci-combien-aurevoir (et parfois un peu plus) en 4 langues de plus
. j’ai de nouveaux amis dans ce bout du monde-là…
. ma conception des voyages est en plein évolution… !

A bientôt, pour plus de détails, et avec pas mal de changements pour ce blog : à suivre!

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