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2010 en Chine * les 10 choses que j’ai le moins aimées

Je continue le bilan de cette année en Chine, aujourd’hui, une liste bien moins sympathique que mon top 10 de l’année, car je vous parle des dix choses qui m’ont le moins plu dans mon quotidien chinois:

Vis à vis des Chinois

1. Être trop souvent choquée par des défauts très répandus ici (l’impolitesse, la valeur suprême de l’argent, le non-souci de l’environnement et la non-valeur de la vie humaine)

2. Réaliser que de tant de Chinois sont maintenus dans l’ignorance face à certains aspects de leur histoire et de l’actualité

3. Voir tant d’inégalités en Chine, inégalités si injustes car liées au lieu de naissance, et si difficiles à surmonter

4. Avoir du mal à imaginer l’alternative à ce gogov., à mes yeux à l’origine de tant de soucis en Chine

Vis à vis de la France et des Français

5. Suivre l’actualité française et ne pas aimer ce qu’il en ressort

6. Se sentir étrangère à de nombreux Français vivant ici, être parfois souvent gênée par l’attitude de mes compatriotes

Vis à vis de moi-même

7. Réaliser que mon ouverture d’esprit n’est pas innée, mais au contraire souvent remise en question; être moins sûre de mes valeurs

8. Me sentir piégée en participant plus que je ne l’aurai souhaité à un monde qui ne me plait pas

9. Être loin des actualités majeures de mes proches (naissance, mariage…)

10. Se sentir seule, parfois; sentir mes proches si loin de moi, physiquement, et moralement aussi.

Demain, dernier volet de cette série de bilans, ne vous inquiétez pas, je terminerai l’année sur une note bien plus positive!

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2010 en Chine * mon top 10

Le mois de décembre est là, et de manière très classique, l’heure est aux bilans. Une nouveauté sur Vues de Chine, où vous l’avez sans doute remarqué, je m’emploie à des billets plus personnels depuis quelques temps (comme ici ou ). Et je prends un peu d’avance sur le calendrier, car je m’envole mercredi prochain pour une dizaine de jours de vacances en France…

Cette année, pour coller aux chiffres, la dizaine sera à l’honneur! On commence cette (petite) série avec un bilan personnel, les dix meilleures choses que mon année d’expatriation en Chine m’a apportées sont :

Blog – écriture

1. J’ai tenu mon blog régulièrement et, depuis la création de ce blog, j’ai passé la barre des 80.000 lecteurs (uniques), un grand MERCI à vous, de l’autre côté de l’écran !

2. Je prends de plus en plus de plaisir à écrire; je me suis récemment sentie écrivaine pour la première fois, ou du moins, écrivaine en devenir – la participation au concours ELLE et mes activités pour lepetitjournal.com n’y sont pas étrangères.

Chine & chinois

3. J’ai amélioré mon niveau de chinois et suis maintenant capable de m’exprimer sur tout, et très souvent capable de comprendre les réponses!

4. Le potentiel d’amélioration en chinois reste à peu près infini: j’ai donc continué mes cours de chinois, au rythme qui me convient le mieux, un cours particulier par semaine.

5. Je comprends un peu mieux la Chine, et je remercie particulièrement mes collègues chinois pour nos échanges et leur patience à mes nombreuses questions quotidiennes (谢谢同事们!).

6. J’ai fait un ou deux voyages par mois en dehors de Shanghai, seule, en couple, en famille, avec des amies ou pour le travail, en Chine principalement (entre autres: Hong-Kong, Hunan, Hangzhou, Qingdao, Moganshan, Pékin, Zhejiang, Yunnan, Xiamen, Pékin et re-Pékin).

Vie personnelle

7. Je me sens maintenant chez moi à Shanghai, en Chine, en Asie.

7 bis. Mon couple a tenu bon face aux vicissitudes d’une vie loin de ses repères.

8. J’ai remis en question mes valeurs, et j’essaie de savoir ce qui constitue vraiment mon identité, face à la réalité, plutôt que dans des certitudes abstraites.

9. Pour éviter de succomber au stress d’une vie un peu trop remplie (d’émotions, d’activités personnelles et professionnelles), je me suis mis au yoga et à la méditation, et je m’y tiens !

10. Je continue mon chemin vers le rêve d’une vie: être polyglotte ! En plus du chinois, j’ai rendu mon anglais plus fluide (ma langue de travail), maintenu mon niveau d’allemand (pas gagné!) et commencé (un tout petit peu) le japonais.

Et pour vous ? L’année 2010 était-elle placée sous de bons auspices ?

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Une année de vie en Chine plus tard

Que ce soit dans le public ou le privé, la mode est à la célébration des anniversaires en tout genre. J’ai fait l’impasse sur la première bougie de Vues de Chine (et oui, je suis déjà à plus de 15 mois de bloguerie), comme on le voit souvent sur la blogosphère avec le cortège de stats qui va avec; mais je me suis laissée tenter par le bilan de mon année passée en Chine.

Tant qu’il est encore temps, car j’ai déjà dépassé la date de quelques jours, voici les grandes lignes de ce petit bilan totalement personnel, gribouillées à bord de mon vol Shanghai-Paris, lors de mon premier retour (temporaire) en France:

– j’ai progressé en chinois, même si la route vers un niveau courant est encore longue, j’ai beaucoup avancé, et tant mieux car c’était un de mes principaux objectifs en partant…

– mon couple a tenu bon et n’a pas cédé face aux belles jambes et autres attraits de la Chine; loin d’être seulement cliché, cela arrive, la vie à l’étranger, et plus particulièrement encore en Asie, remet régulièrement les couples en question – jeunes couples occidentaux qui vous rendez en Chine, soyez forts !

– j’ai recréé un chez-moi à Shanghai: il a bien fallu 9 mois pour nous poser, mon homme et moi, après 6 mois passés à Changhzou ensemble et 3 mois à attendre qu’il me rejoigne à Shangai. Après 9 jours de marathon-retrouvailles famille-amis en France, on le sait: notre chez-nous est là où nos valises sont entièrement déballées, en l’occurrence, Shanghai.

– j’ai recréé un cercle de proches, pour beaucoup occidentaux mais pas français uniquement, et quand on vit à Shanghai avec ses 15000 Français, ce n’est pas si évident.

– je n’ai pas assez de Chinois dans mes proches, et c’est un grand regret, mais j’ai bon espoir de faire mieux les mois à venir.

– j’ai un chouette boulot, meilleur que je ne l’aurais espéré en France.

– je voyage, j’ai voyagé, je voyagerai, en Chine (Fujian, Hong-Kong, Hunan…) et en Asie (Tokyo). Là aussi la route est longue avant que je sois satisfaite…

– plus je connais la Chine et les Chinois, et plus cela me questionne: intéressant intellectuellement, parfois fatiguant au quotidien ! Mais au moins mon insatiable curiosité ne risque pas d’être assouvie !

– je continue de bloguer, et pour longtemps encore j’espère !

Ce petit inventaire vous évoque peut-être des souvenirs? N’hésitez pas à partager ici votre propre expérience, vos avis ou remarques !

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Même pas peur?!

La peur est ce que je déteste le plus au monde. Elle nous empêche de vivre pleinement: à cause d’elle, on crée des barrières conscientes ou inconscientes à notre épanouissement.

Je suis plutôt une personne qui réfléchit intuitivement, dans l’instant, et qui prend les décisions de la même manière. Je n’ai absolument pas à me plaindre de ma vie, et généralement, je ne ressens pas la peur. Mais quand je suis à un tournant dans ma vie et que je prends le temps de vraiment me poser, un creux se crée au creux de mes entrailles et toute ma rationalité s’emploie à le faire fuir, mais parfois, il persiste.

Il persiste aujourd’hui. Cela fait six mois (déjà!) que je vis en Chine, à Changzhou, avec mon conjoint. Nous sommes arrivés ici pour le travail de mon homme, avec ma motivation pour mieux connaître la Chine en toile de fond. J’ai trouvé un poste d’enseignant ici, ce qui n’est pas mon domaine professionnel à la base. Et puis, une opportunité s’est présentée. J’ai accepté un nouvel emploi à Shanghai. Apprentissages et challenges. Nouvelle vie. Mon conjoint me soutient, et c’est énorme. Mais maintenant qu’une page est prête à se tourner, je ressens cette peur de quitter ce que je venais de construire ici, qui est aujourd’hui acquis; facile et agréable à vivre à la fois: on sait ce qu’on quitte, on ne sait pas ce qu’on trouve.

La peur de me perdre aussi dans ce nouvel environnement. Je vais être au centre de la machine économique chinoise, loin de la culture intellectuelle, mais proche du quotidien de beaucoup de Chinois. Serai-je fidèle à mes valeurs humaines, ne me laisserai-je pas dévorer par l’hyper capitalisme shanghaïen?

Aussi, la peur de changer et d’avoir du mal à rentrer en France. Ce nouveau travail inaugure une durée non déterminée. Ce n’est plus une parenthèse dans ma vie française que je vis ici mais bel et bien un nouveau chapitre que je m’apprête à écrire. Et mes proches laissés en France ont aussi leur vie qui continue, qui change. Aujourd’hui j’ai déjà parfois du mal à partager avec eux ce que je vis ici. Qu’en sera-t-il les mois et les années passant? De retour, arriverai-je à me ré-acclimater à ma vie d’antan? Il y aura-t-il une place pour ce nouveau moi dans leur vie?

Ces peurs sont, je l’espère, passagères, même si certaines questions fondamentales resteront dans un coin de mon esprit. Mais il est certain que seul l’avenir me permettra de combattre les premières et de répondre aux secondes…

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Le plaisir d’écrire en voyage

Comme je le dis souvent, je me sens toujours en voyage, même si je vis en Chine; « voyageuse sédentaire » est l’expression qui définit le mieux ma situation du moment… Je souhaite vous dire aujourd’hui pourquoi je tiens ce blog et pourquoi je ressens l’envie et même le besoin d’écrire quand je suis en voyage.

Ecrire est surtout un moyen de prendre du recul vis à vis des événements que je vis. J’ai commencé à écrire lors de mon premier voyage à l’étranger, j’écrivais alors un simple journal de bord, par pur plaisir de faire coller des mots à une réalité fraîchement découverte.

Lors de mon premier voyage en Chine, j’ai senti le besoin de partager mes écrits et j’ai alors écrit de longs mails à une mailing-list de proches. C’était bien sûr l’occasion de garder le contact, mais aussi de partager ce que je vivais sans eux et que je ne pourrais jamais leur raconter en détails à mon retour. Ces mails ont été la matière de mes premiers billets, et c’est de là qu’est née l’envie de tenir un blog, pour simplement élargir les personnes avec lesquelles je partage mes récits et impressions.

L’écriture pour le plaisir et pour le lien donc, mais aussi et surtout pour réaliser moi-même ce que je vis. Je n’ai jamais aimé l’attitude blasée, et écrire me permet de garder un regard attentif et curieux sur ce que je vis. Un regard avec un peu plus de distance aussi. Je réalise ainsi la chance que j’ai de pouvoir voyager, de vivre à l’étranger. J’essaye pour autant de ne pas m’enorgueillir ni de ce que je vis, ni dans ce que j’écris. Je souhaite juste laisser une trace. Une trace dans ma mémoire qui a tendance à trop me faire défaut naturellement; et aussi une petite trace dans l’esprit de mes lecteurs, brin de reconnaissance espéré, ce qui reste un sacré challenge…

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Expatriation en Chine: un mois plus tard…

Un mois que je suis en Chine, un mois que je vis en Chine serait plus précis. Vous rappelez-vous de mon « first feeling »?

Première expérience en tant qu’expatriée, et curieusement, c’est plus facile que je ne l’aurai cru, pour la simple raison que je me sens déjà bien chez moi à Changzhou.
Avant que mon œil ne se transforme, et que tous ces petits riens ne me deviennent trop familiers, je vous propose aujourd’hui une liste de toutes ces choses qui font que ce nouveau chez-moi reste un voyage au quotidien…

– La forte curiosité que déclenchent les Laowai dans les petites villes : curiosité toujours bienveillante, mais qui se révèle parfois fatigante…

– L’amabilité des habitants des petites villes en Chine. Ils essaient très souvent d’aider les Occidentaux, malgré les incompréhensions mutuelles.

– Le climat: il fait 25°C depuis deux jours, et je trouve qu’il fait presque frais ! On a eu plus de 35°C trois semaines d’affilée, avec une forte humidité. On a aussi connu de nombreux orages violents : ciel noir en pleine journée, éclairs qui arrosent la ville. Marque du dérèglement climatique ?

– La mauvaise conduite sur les routes : c’est anecdotique mais souvent inquiétant. Sur les routes règne la loi du plus fort : le plus gros véhicule est toujours prioritaire. Les autres règles, je ne les ai toujours pas comprises : slalom sur les toutes les voies disponibles, y compris les voies à sens inverse, les klaxons incessants…

– La nécessité de bien parler chinois : que de frustrations de ne pas pouvoir échanger plus, même après 4 années d’apprentissage en France. Tant de choses à comprendre, que seule la langue peut transmettre. Dans la discussion avec les Chinois bien sûr, mais aussi dans toutes les subtilités que seule langue transmet.

Et puis aussi, en vrac:
– les pétards qui résonnent à toute heure du jour,
– l’animation des parcs qui me plaît toujours autant (gym, danses, taï-chi, musique),
– les crapauds qui croassent toute la nuit en bas de mes fenêtres et qui sont remplacés par les oiseaux au petit matin,
– les bonheurs en tout genre pour les papilles,
– les hommes de main en tout genre nombreux, rapides et pratiques – dès qu’on a de l’argent,
– la faible valeur de la vie humaine, parfois (accidentés de la route allongés au sol, pendant que chacun continue sa vie autour; mingongs ou paysans qui triment jours et nuits…),
– certains produits moins bon marché que je ne l’aurai cru (draps et ustensiles de cuisine entre autres),
– les magasins ouverts de 8h du matin à minuit, ceux ouverts 24h/24,
– la ville-champignon qui n’a toujours pas fini de me surprendre.

C’est bien sûr une liste non exhaustive qui se rallongera sans doute au fil des mois…

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What is your first feeling ?

Voilà la question qui m’a été le plus posée ces derniers temps par les nouvelles personnes rencontrées à Changzhou. Au bout de mes 10 premiers jours passés ici, le terme le plus évident serait « différent » tout simplement. Différent de la France ou de l’Occident bien sûr, mais aussi différent de tout ce que j’ai pu voir en Chine jusqu’à maintenant.
Changzhou est une sorte de ville-champignon: elle s’étale beaucoup et toutes ses vieilles pierres sont détruites pour être remplacées par des grands centres commerciaux type mall à l’américaine. Les petites rues traditionnelles sont toutes intégralement rasées au lieu d’être réhabilitées. A Pékin ou à Shanghai, il en reste au moins quelques-unes, si ce sont des vitrines touristiques, elles restent aussi des témoignages architecturaux…
A Changzhou, des chantiers donnent naissance à des tours plus hautes les unes que les autres dans tous les coins et recoins de la ville. J’imagine que c’est une volonté de modernité ostentatoire, mais à mes yeux, c’est surtout froid et impersonnel. En plus, ces grandes tours sont souvent désertées: que ce soit les boutiques ou les loyers, tout y est trop cher.

Si elle n’a pas l’air taillée pour le tourisme, Changzhou est vraiment agréable à vivre: malgré les 3,5 millions d’habitants de l’agglomération, le centre-ville peut se parcourir à pied facilement. Tout est y relativement proche, et accessible en bus ou en une vingtaine de minutes maximum en taxi. La vie est ici très bon marché, et comme souvent en Chine, on peut manger pour 1 ou 2€. Il y a aussi beaucoup de parcs, assez récents et bien aménagés.
Enfin, la ville n’est pas victime de surmenage: nous sommes loin des mégapoles de la côte orientale. Ici, les rues ne sont pas surpeuplées, on peut souvent s’asseoir dans les transports en commun. Et il y a peu d’Occidentaux (a priori bien moins de 1000). Les Chinois de Changzhou font preuve d’une forte curiosité à notre égard, mais une curiosité qui reste toujours bienveillante. Plusieurs engagent spontanément la conversation en chinois, et sont ravis de voir que je réponds, même si je dois souvent répondre à côté de la plaque…
Un autre avantage du faible nombre d’expatriés est que cela permet une prise de contact rapide. En 10 jours, j’ai rencontré de nombreux Occidentaux vivant ici depuis quelques années et qui m’ont tous proposé leur aide et bons conseils, plutôt agréable quand on sait qu’il n’existe aucun guide touristique sur la ville !

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Française en voyage ou Chinoise d’adoption ?

Une nouvelle vie a débuté pour moi avant-hier matin… Ce changement de vie se passe à Changzhou, dans le Jiangsu – arrière pays de Shanghai – et durera une année au moins, mon homme ayant signé un contrat ici avec une entreprise internationale.

Changement de vie, le terme ne m’était pas venu en tête avant le départ, à vrai dire pas grand chose ne m’est venu en tête avant de partir de Paris. Je n’ai réussi ni à être excitée, ni à être stressée. Je savais à quel point cette expérience serait différente de tout ce que j’ai vécu avant, y compris dans mes voyages dans l’Empire du Milieu. Il y tout un monde entre un voyage de 3 semaines, et une installation sans aucune limite de durée. Je n’ai pas pu anticiper ce départ, c’est dans doute du à la peur, mais aussi je ne voulais pas me construire d’images fausses ou préconçues.

Arrivée il y a quelques heures, je ne sais toujours pas ce qui m’attend ici : je ne ressens toujours pas la pression, et finalement, je ne ressens toujours pas de sensations fortes, je sais simplement que tout sera différent et je me laisse simplement porter.
Il faut dire que les conditions sont très bonnes, autant financières que matérielles, nous aurons notamment un appartement de fonction dans quelques jours. Aucun souci logistique à gérer, si ce n’est un travail à trouver : je souhaite partager le plus de temps possible avec les Chinois, pour améliorer mon niveau de langue mais aussi pour comprendre une culture et une mentalité qui me déroutent toujours autant, même après les cinq années que j’ai passées à m’y intéresser depuis la France et dans mes voyages.

Quelques images qui m’ont marquées depuis hier : le tissu urbain ininterrompu entre Shanghai et Changzhou, soit 150 kilomètres parsemés de chantiers ou d’immeubles; Changzhou, la ville-champignon: elle est entièrement construite d’immeubles de dizaines d’étages extrêmement récents – l’ancien bâti ne semble avoir pratiquement existé, alors que la ville n’a pas loin de 2000 ans; l’intérêt que mon homme et moi suscitons à Changzhou, il faut dire que la ville ne compte que quelques dizaines d’expatriés.

Je ne vis qu’une révolution en douceur pour le moment, mais elle nous réserve sans aucun doute bien des surprises.

En attendant plus de détails sur cette nouvelle aventure, je vous réserve la fin de mes récits de voyages pour lundi et mardi.

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