J’ouvre le brouillon de cet article sans savoir où il va me mener. Nous sommes confinés, je viens de sortir par ce frais et beau matin de printemps pour m’aérer l’esprit avant de m’attabler. Je ne sais encore sur quoi, mais je sais que j’ai le temps et la sérénité pour écrire. Je me prépare un doux café, j’allume une bougie. Que sa flamme calme et vivace guide mes mots…
Je désactive toutes les alertes. Je pose le titre « Lettre à mes fils » qui m’a été soufflé quelques jours plus tôt. Je ne suis pas sûre de savoir quoi écrire sur ce sujet… et je pense à écouter la « Lettre d’intérieur » de Wadji Mouawad que je n’ai pas pu écouter ce matin sur France Inter, en me disant qu’il m’inspirera sans doute une nouvelle fois.
Le croirez-vous ou non, sa lettre s’adresse à son petit garçon. Je suis émue, je l’écoute en entier, une seule fois, re-désactive tout, et me dresse devant la blancheur de ma page, prête à l’apprivoiser du bout du clavier.








