2021, d’écriture, de magnétisme et de cœur : et si les miracles existaient ?
Jan 03, 2022 Le Chemin 4

Il y a tout juste un an, je quittais la sécurité de ma vie salariée pour me consacrer à ma plus grande passion : l’écriture.
Je savais que 2021 serait différente, mais jamais je n’aurais cru qu’elle pût être aussi incroyable.
Alors que vœux et bilans se pressent sur la webosphère, j’ai envie de prendre la plume à mon tour. Aux premières lignes de cet article je ne sais pas encore si j’aurais le courage de le mener à son terme, car il y sera bien question de mon intimité…

Avant tout, je vous rassure, je vis bien dans le même monde que vous. L’année n’a pas été que joie et légèreté. Comme chacun de nous, les crises que nous traversons – sanitaire, politique, sociétale, climatique – m’ont affectée, m’affectent et m’affecteront encore. Cependant, si la situation extérieure n’était pas à ce point critique, aurais-je autant mobilisé mes ressources intérieures, aurais-je connu une année aussi heureuse ? Aussi paradoxal que cela puisse sembler, je n’en suis pas certaine.
Je sais que l’époque dans laquelle nous vivons est extrêmement éprouvante. Comme je sais que ce sont ces conditions qui m’ont poussé à me réinventer.

J’ai toujours été éprise de liberté. Le voyage a, pendant des années, été le plus beau cadre où la ressentir. L’année 2020 et ces mois inouïs enfermés chez nous m’ont forcée à goûter un autre type de liberté. Je ne pouvais plus aller à l’extérieur ? C’est l’intérieur que je me suis employée à arpenter. Début 2020, j’étais déjà en chemin, la méditation faisait déjà partie de mon quotidien. Mais depuis ce certain printemps 2020, j’ai choisi de suivre mon cœur, de vivre cœur-guidée. Je n’ai plus arrêté depuis.

Quel sont donc ces miracles que j’ose évoquer alors que la morosité ambiante est chaque jour plus lourde ?

L’écriture est devenue mon activité principale. Je peux l’assumer noir sur blanc : je suis autrice. Ce n’est pas l’écriture qui règle mes factures parisiennes, aucune idée de si et quand ce le sera un jour, mais c’est ce qui m’anime et rythme mon quotidien. C’est pour cette raison que j’ai quitté mon précédent emploi et une année plus tard j’en suis ravie !

En 2021, mon premier roman a vu le jour. Il a été rédigé en 2020, alors que j’étais encore salariée et en chômage partiel. Entre janvier et mars 2021, j’ai cherché (beaucoup) de maisons d’édition pour trouver celle qui voudrait le porter. Face aux nombreux silences et quelques refus, je l’ai laissé de côté plusieurs mois. Et c’est grâce à l’heureuse rencontre de femmes inspirantes elles-mêmes autrices autoéditées, que je me suis dit que je pouvais tenter cette aventure. L’actualité politique m’a décidée pour de bon : ce roman antiraciste devait être partagé au plus grand nombre. Un mois (intense) de travail de mise en forme plus tard et Amadou, L’étoile du Nord était prêt à atterrir sur vos tables de chevet ou au pied de vos sapins. J’ai éprouvé une telle joie de le partager, de lire vos premiers commentaires, vous n’avez pas idée !

Alors que je peinais à trouver une maison d’édition pour Amadou, comme je l’appelle dans l’intimité, une surprise est venue là où je ne l’attendais pas. Un des éditeurs contactés m’a demandé si je n’avais pas un écrit sur la Chine à lui faire lire. Quelle immense surprise ! J’en avais un qui datait peu ou prou d’une décennie et que je jugeais médiocre. J’ai passé 24 heures à me demander comment lui présenter la chose, j’ai trouvé la bonne formulation (en précisant évidemment qu’il serait réécrit) et… ledit éditeur m’a finalement proposé un contrat d’édition ! Ô joie immense ! Je ne vous en dis pas plus sur ce projet qui appartient de toute manière à 2022 mais ce nouveau livre devrait sortir au printemps.
Au rayon écriture toujours, 2021 a été l’année d’une belle collaboration avec TV5MONDE. Ces douze derniers mois, j’ai rédigé pour les pages tourisme durable de leur site plus de vingt articles, et d’autres sont à venir. C’est grâce aux voyages que je suis tombée en amour avec les mots et, pour ce média, je suis heureuse de travailler encore cette écriture-ci !

2021 a été une année riche sur le plan humain. J’ai profité de mes enfants comme rarement avant. Je suis plus présente avec eux le soir, les week-ends et pendant leurs vacances. Le temps que je leur consacre n’est pas glissé entre deux obligations dans un agenda surchargé mais bel et bien choisi et largement apprécié. Ils ont aujourd’hui 4 et bientôt 7 ans. Je suis ravie de les voir grandir et devenir de superbes personnes. Les regarder vivre comme les regarder dormir est une de mes plus grandes sources de joie.
Dans le cadre familial toujours, mon conjoint s’est re-révélé à moi. Ce terme moche décrit le bonheur d’avoir redécouvert l’amour de mon mari ces derniers mois. Alors que notre vie de couple n’a pas toujours été fluide, nous avons choisi de réinvestir notre relation début 2020 et c’est cette année que nous en avons récolté les fruits. Tout n’est pas rose bien sûr, mais à bien des occasions, j’ai pu et su apprécier à quel point c’était l’homme qui convenait le mieux à ma vie. La plus grande qualité redécouverte chez lui cette année ? Son soutien inconditionnel. Pas un soutien du bout des lèvres ou un soutien circonstanciel, mais un soutien entier, venu du fond du cœur, engageant et engagé. Un soutien qui me permet d’être une meilleure version de moi-même.

Enfin, sur le plan humain encore, 2021 m’a permis de goûter à une sororité inattendue. Les histoires et les visages sont nombreux, mais en voici quelques extraits. J’ai découvert une voisine, devenue âmie-sœur en moins d’une année. Une ancienne amie de l’autre bout du monde, une Zimbabwéenne vivant à Shanghai, est redevenue l’une de mes plus proches confidentes. Une amie jamais rencontrée que virtuellement avec qui j’échange depuis plus de six mois est devenue une autre proche confidente. J’ai pris part à une retraite d’écriture où des femmes m’ont inspirée plus que je n’aurais jamais osé l’espérer. J’ai participé à une autre retraite, spirituelle cette fois-ci, et j’y ai trouvé des sœurs de cœur. En un week-end de novembre, deux femmes inconnues ont fait un bond direct dans mon intimité en moins de 36 heures.
Mes amies de longue date ont continué à être présentes, pour beaucoup à distance et parfois dans la vraie vie. Ô que j’ai su apprécier la douceur de nos relations…

La plus grande surprise de 2021 est venue de là où je n’aurais jamais pu l’attendre : ma recherche spirituelle s’est manifestée physiquement. Pour une fois les mots semblent manquer pour partager ce qui me tient tant à cœur. Et pourtant je ne veux pas mystifier cette partie de ma vie et la passer ici sous silence, alors je vais m’employer à trouver les mots justes.
J’ai commencé à méditer il y a trois ans et demi, quand mon cadet avait six mois et que je commençais à perdre pied dans mon quotidien, avec le recul je peux dire que j’étais en plein « burn-out » de ma vie. Depuis, je médite chaque jour, matin et soir, à de rarissimes exceptions près. Ce que je cherchais et cherche encore en méditant ? Le calme manquant à l’extérieur. La tempérance de mon feu intérieur. L’apaisement nécessaire de la violence verbale reçue en héritage.
Depuis mars 2020, j’ai médité plus encore. Je me suis aussi ouverte aux mantras chantés grâce au yoga kundalini. J’ai cherché cette liberté intérieure que je ne pouvais plus trouver à l’extérieur. Fin 2020, j’ai commencé à me sentir connectée à l’invisible. A la nature, beaucoup. A plus grand que moi, que certains, dont je fais partie, appellent Dieu.
Début 2021, j’ai commencé à communiquer avec cet invisible et à l’intégrer dans mes écrits. Des moments et écrits intimes partagés avec mes plus proches seulement. Mais des moments et des écrits vivants et prenant de plus en plus sens et place.

C’est en août 2021 que l’improbable est arrivé : une capacité de magnétisme s’est révélée en moi.

Pendant mon stage de danse d’été, lors d’une douce méditation dans laquelle j’étais particulièrement sereine et alignée, j’ai senti que je pouvais poser mes mains sur la partie du corps qui faisait souffrir une amie. Puis d’une autre. Et d’une autre encore. Les amies ont été apaisées, les douleurs se sont estompées.
Et depuis, je continue. J’ai la capacité de transmettre la chaleur de mes mains. Cette chaleur que je ressens dans mes méditations depuis 2020.
Je ne souhaite partager ici plus de détails. Si la question vous intéresse, n’hésitez pas à simplement me contacter.

Personne n’a de magnétisme dans ma famille. Personne ne m’a enseigné comment faire. C’est venu tel que je le décris ici, spontanément, simplement en étant connectée à mon cœur. Une version plus juste de l’histoire sera de préciser que c’est « simplement » arrivé après trois années de méditation quotidienne.
J’ai la certitude que tout être humain peut faire de même. Et c’est pour cette raison-ci que je témoigne en ces colonnes. Si j’ai la capacité de transmettre la chaleur de mes mains, d’avoir du magnétisme et d’aider des gens avec cela, chaque être humain l’a aussi. C’est une question d’alignement et d’écoute du cœur. Il « suffit » de revenir à soi, de renouer avec la part divine en soi. D’enlever les pelures de l’oignon pour revenir au diamant que chacun porte en soi. Ces pelures issues de notre éducation ou de nos codes sociaux, qui nous formatent, nous minimisent et nous convainquent que nous sommes si peu de choses.

Ces mots du poète sufi Rûmi qui me touchent tant éclaireront peut-être mieux encore cette idée :

J’ai vu Dieu avec l’œil de mon cœur.
Je lui ai demandé : Qui es-tu ?
Il m’a répondu : Toi 

Que nous souhaiter pour 2022 cher.e.s ami.e.s ?
De laisser émerger les miracles bel et bien présents en chacun de nous !

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