Cœur-guidée
Sep 05, 2021 Le Chemin No responses

Depuis plusieurs jours, semaines ou même mois, je me laisse cœur-guider.
Cœur-guider ? Ce terme m’est venu la semaine dernière et résume avec brio où je me situe. Je souhaite aujourd’hui partager comment j’appréhende la vie.

Ceux qui me lisent depuis longtemps, peut-être depuis douze années pour certains, savent que j’ai toujours aimé découvrir la vie, découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux pays, de nouvelles cultures, de nouveaux visages. L’horizon vers lequel je tends aujourd’hui dépasse de loin tous les dépaysements que j’ai pu vivre.

Je me laisse désormais guider par mon cœur. Bien sûr, le mental est utile pour des tas de choses dans notre société ici-bas, je ne souhaite ni ne compte m’en défaire. Mais je souhaite garder le mental à sa place : secondaire.
En tant qu’êtres humains, nous sommes beaucoup plus que ce que nous croyons.
Nos corps sont les enveloppes de nos âmes, les réceptacles de l’expérience que chaque être vient vivre sur Terre, les émetteurs-récepteurs de cette expérimentation du divin qui s’exprime en chacun de nous.
J’avais déjà eu une intuition juste lors de mes 17 ans, à l’occasion d’un pèlerinage œcuménique à Taizé. J’étais sortie de ces quelques jours rythmés de chants chrétiens illuminée. J’avais compris que Dieu était dans le regard de chaque être humain. C’était là les prémices de ce que je vis et ressens aujourd’hui.
Dieu est non seulement dans le regard mais aussi et surtout dans le cœur de chaque être vivant. Vous pouvez bien sûr remplacer « Dieu » par Allah, le Qi, la Vie, la Source, ou tout terme qui conviendra pour illustrer le principe créateur d’amour et de vie qui dépasse et englobe chacun de nous.
Nous sommes tellement plus que ce que nous croyons, que ce qu’on nous dit, que ce que notre société contemporaine nous dicte d’être.

Pourquoi partager ces mots aujourd’hui ?
Sans doute car j’ai longtemps cru que le monde tel que je le décris, ce monde du cœur, de l’invisible, était secondaire, une sorte de parenthèse enchantée par rapport au monde « réel » dans lequel nous évoluons.
Aujourd’hui et depuis quelques mois, les choses s’inversent. Ce monde dit « réel », notre société, le monde matériel dans lequel nous évoluons, devient pour moi secondaire. C’est le monde du cœur, de l’invisible, du sacré qui est le plus important. Je n’ai pas de pourcentage pour estimer la proportion que je consacre à l’un ou à l’autre. Mais évoluer dans le monde du cœur me fait du bien, toujours, alors qu’évoluer dans le monde matériel est de moins en moins fluide. Évoluer dans le monde du cœur, qui était avant une parenthèse, infuse dans chacun de mes actes. Dans la rédaction de cet article par exemple. Mais aussi dans mes relations humaines, dans tous mes projets d’écriture, ou encore dans ma danse ou même dans mes missions professionnelles.

Je me laisse cœur-guider. Je me place dans l’espace du cœur, là où l’ego se dilue. Là où les peurs s’estompent, s’effacent et laissent place à leur vrai visage, ce manque criant d’amour.
Longtemps j’ai été téléguidée malgré moi par mes peurs, mes blessures et mes faiblesses, tellement bien instrumentalisées par notre société. Je change désormais de paradigme. Dans cet espace sacré du cœur, je laisse place à ma petite voix intérieure, cette voix de l’univers, du divin qui ne cherche qu’amour et unité. Et je suis cœur-guidée.

On chemine ensemble vers ce nouvel horizon ?!

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