
Ablutions matinales à Bénarès, Inde
Située dans l’extrême nord de la Thaïlande, Chiang Rai est une étape classique pour les voyageurs passant de Chiang Mai au nord du Laos. Mais ce peut être plus qu’une étape, et la douceur de la ville et la beauté de ses alentours en font un endroit très agréable pour y passer quelques jours…

Après trois heures et demi de bus depuis Chiang Mai, on y arrive en milieu de journée. J’arpente les rues de Chiang Rai et je découvre avec plaisir que la ville est bien moins touristique que notre étape précédente. Le marché de nuit ne gâche en rien le plaisir.


Le lendemain, on loue une nouvelle monture à deux roues motorisée, et on se décide pour un petit itinéraire d’une journée: visite du Temple Blanc le matin, route pour Mae Salong et visite de sa région pour le reste de la journée.
Le Temple Blanc est un des édifices les plus originaux qui m’a été donné de voir: je conseille!


Il nous faut pas mal de temps pour sortir du tissu urbain et prendre la direction de Mae Salong, mais ça vaut le détour: les montagnes sont douces et belles, la petite ville nichée au détour de champs de thé me plaît. En plus je rencontre des Chinois installés ici depuis le passage de l’armée du Kuomintang avec qui boire le thé… (Plus d’infos sur cette ville par ici).


Comme au nord de Chiang Mai, la route est belle, la route zig-zague…
Et c’est sur le chemin du retour que les choses se gâtent: mon cavalier de conjoint a du mal sur un changement de vitesse, la monture se cabre et on se retrouve au travers de la route! Sauf que… en bons touristes peu expérimentés aux routes asiatiques que nous sommes, nous ne portons que tongs, débardeurs et shorts.
Cet accident, même s’il se produit à faible allure, nous laisse de belles marques et influencera fortement le programme de notre voyage à venir…
Lire la suiteDix jours après le début de notre périple asiatique, on se décide pour une journée « trekking » organisée par une guesthouse de Chiang Mai. C’est une toute première, se joindre à une journée organisée spéciale touristes occidentaux, je n’avais pas encore fait…

Je suis sans doute trop naïve, et même si je savais que nous étions en groupe de touristes, je pensais que le moment pouvait être sympathique et nous permettre de grouper plusieurs activités originales sur notre dernière journée dans la région.
Erreur, erreur… ce fut tout simplement un désastre: on se fait balader de lieu artificiel en lieu artificiel, village « ethnique » en tête, suivi de près par la ferme aux orchidées et celle aux papillons.
Bon, j’aurais au moins de beaux clichés de fleurs pour ma botaniste de mère…


Une mini-balade en forêt plus tard – deux heures de rando pouvant difficilement justifier le nom de trekking, le niveau général de la journée est heureusement relevé par ma première rencontre avec les éléphants d’Asie.
Dire que je suis retombée en enfance au contact des pachydermes est une pâle comparaison…




Avez-vous déjà entendu parler de Songkran? On l’appelle également le festival de l’eau thaïlandais…

Comme nous l’explique wikipedia…
Il s’agit de la fête du nouvel an bouddhique. Basée sur le calendrier lunaire, elle est fêtée également en Birmanie, au Cambodge, au Laos et chez les Dai du Yunnan.
En Thaïlande, les réjouissances attachées à cette fête, originellement mobiles, sont désormais fixes afin de faciliter la vie civile : elles ont lieu tous les ans du 12 au 15 avril, mais suivant les villes, les dates peuvent varier. Cependant, la date exacte du nouvel an est toujours tributaire du cycle lunaire. Elle correspond aussi à la période la plus chaude de la saison sèche.
Traditionnellement, les gens rentrent dans leur famille et font acte de respect envers leurs aînés en leur versant un peu d’eau parfumée sur les mains. Si cette tradition se perpétue dans les familles, ses manifestations publiques ont énormément évolué et, aujourd’hui, la fête est devenue prétexte à de gigantesques batailles d’eau dans les rues des villes.
A Chiang Mai notamment, où cette fête est particulièrement célébrée, des pick-up chargés de bidons d’eau et de jeunes gens défilent dans les rues le long desquelles la foule est massée, « armée » de seaux d’eau. Les deux groupes, motorisés et piétons, s’aspergent mutuellement dans une ambiance bon enfant.

Je n’aurai pas mieux décrit ces trois jours de folie passés à Chiang Mai, si ce n’est avec les mots suivants: fun, fun, fun… Et ces quelques impressions notées à chaud, le dernier soir du festival:
Excellente ambiance pour le festival Sonkran. Un vrai retour en enfance… Des jeunes, beaucoup, mais aussi des enfants, des adultes, et des gens âgés… Ambiance vraiment bon enfant. La ville devient un immense terrain de jeux!


Si vous avez l’occasion de passer par Chiang Mai mi-avril, passez-y, vous ne le regretterez pas!
Source des deux premières images: www.loupiote.com & travel.roro44.com – je n’ai pas osé sortir mon appareil pendant le gros du festival…
Lire la suiteSe peut-il que la route soit plus belle chaque jour? Troisième jour de road trip et les beautés rencontrées vont crescendo (voir le début ici)…


Je reste un peu plus longtemps à Mae Hong Son, et je me décide à aller explorer les environs…

Je me refuse à aller au village touristico-ethnique « Long Neck » où des réfugiés Birmans auraient été parqués pour faire l’animation touristique (et dont ils ne touchent pas les bénéfices…). Non merci!
Par ce que c’est le point le plus au nord sur la carte, je me décide pour Ban Rak Thai, un village chinois. La route qui y mène est extraordinaire. On traverse deux vallées où la végétation est luxuriante. L’air est parfois plus chaud, la végétation s’assèche alors.


On ne croise aucun Falang (équivalent des Laowai en Chine, touriste blanc) sur la route. Je remercie notre monture de bien tenir les montées… Et trois heures plus tard, on arrive au bout des trente kilomètres qui nous mènent au village en question, échoué à la frontière birmane.
Le thé, qui pousse uniquement ici dans cette région, des lanternes rouges, quelques caractères chinois confirment qu’on est bien arrivé au bon endroit. Le petit lac du village est charmant, j’échange quelques mots en mandarin avec une tenancière de café.

Après cette courte visite, on revient finalement sur nos pas, dans le dernier village Thaï croisé.
En prenant de la hauteur, on arrive à une vue dégagée, elle est de toute beauté: montagnes à perte de vue, vallonnées juste comme il le faut, pour flirter avec les nuages de brume.

Le retour, sous une chaleur de tous les diables, ne prend que 45 minutes. On rentre à Mae Hong Son.
Je suis cramée, couverte de piqûres de moustiques. Une semaine à peine que j’ai quitté la Chine, je suis déjà physiquement différent. Et moralement, sans doute aussi…
La journée suivante me mène de Mae Hong Son à Mae Chem… Les paysages sont toujours aussi variés, mais la pluie se mêle parfois à la partie, rendant alors la route un tout petit peu moins agréable…

Le dernier jour de notre périple, nous partons pour le point le plus haut de Thaïlande. A plusieurs reprises, je pense que notre monture ne tiendra pas sous tous nos kilos, mais on ne met pas pied à terre.
Quand on arrive en haut, la pluie n’a pas cessé et le ciel est plus que bouché. De la vue, je n’apercevrai rien, mais je me console avec la plaque commémorative !

On rentre le soir même à Chiang Mai, au bout de nos 675 kilomètres.
Je suis épuisée et rincée, à tous les sens du terme: la fête de l’eau a commencé, et je m’apprête à célébrer le Nouvel An Thaï comme il se doit, à coup de pistolet et de seaux d’eau…