Un petit coucou à hélices nous emmène de Luang Prabang à la capitale du Laos, Vientiane. Le vol est plus agréable que prévu. Et surtout, je passe quarante minutes la tête dans les nuages, j’ai l’impression d’être au pays des Bisounours…

On rejoint une amie française venue de Shanghai à l’aéroport de Vientiane. Elle devait nous rejoindre plus au sud, mais elle n’aura finalement pas le temps d’y aller. L’arrivée à la guesthouse est décevante, c’est pourtant le « pick » du guide… On y passera une nuit, mais pas une de plus!
Vientiane est une curieuse capitale. Son centre se résume à trois rues sur quatre. Aucun haut immeuble, et surtout, très peu d’activités: quelques hôtels, restaurants et cafés, deux ou trois librairies et c’est tout ce dont je me souvienne! Mon amie décrit le centre comme occupés par des « touristes qui tournent en rond », et elle n’a pas tort!


Le lendemain, il nous faut une bonne heure pour trouver deux montures à peine convenables: on trouve trois loueurs de deux roues avec peine, dont un qui propose des engins sans frein manuel!

Nous voilà enfin partis, on prend la route du Bouddha Park, en longeant le Mékong vers le nord. La route est sympa, mais pleine de nids d’éléphants… Le parc n’est pas mal sans être non plus extraordinaire, mais original: n’abritant que des statues en béton, il a été construit dans les années 1950 par un moine non moins original.

On cherche alors un endroit où passer la nuit. Je vois le panneau du Chambala Resort. Quelques kilomètres de pistes plus loin, on arrive dans un vaste ensemble de petites maisons regroupées autour d’un lac. En ce premier mai, la fête bat son plein. La propreté limite des chambres nous pousse à rebrousser chemin – on voit quelques préservatifs usagés qui jonchent le sol ça et là… oui, oui, vous avez bien lu!

Mais mon cavalier coince sa clé dans sa monture et on se fait aider par les tenanciers du bar. Une fois ce service rendu, on ne peut pas partir sans boire un verre. Il n’est pas encore 16h et l’ambiance est très « chaude » autour du bar. Pour un peu, une femme d’une cinquantaine d’années, bien lancée dans l’ambiance, m’aurait emmenée dans sa chambre…
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