Me voici donc au coeur du Finistère Sud. Une première pour moi, et certainement pas une dernière…

Me voici donc au coeur du Finistère Sud. Une première pour moi, et certainement pas une dernière…

La Bretagne était une des régions de France que je ne connaissais que très peu, et il était grand temps que je remédie à ce défaut. Ceci fut fait par un beau week-end de septembre, où je suis partie trois jours pour découvrir le Finistère Sud.
Trois jours c’est très peu pour une région si riche, mais c’est une excellente mise en bouche, pleine de promesses de retour.


La pluie se lève pour saluer mon départ de Vancouver. La première fois depuis que je vois vraiment la pluie tomber dans celle qu’on nomme Raincouver… Un bus doit me mener à Victoria entre 9h45 & 13h30. Je sommeille en chemin et me réveille en fond de cale du ferry, le vrombissement des moteurs me fait sursauter. Il est déjà 11h. Le bus repart à 12h30 et d’ici là, quartiers libres sur le bateau. Je pars à l’assaut de l’air frais sur le pont supérieur. Le fond de l’air est finalement trop frais mais je lutte pour rester dehors, ça me rappelle un tout petit peu mes beaux instants sur mon pont caribéen…
Les lignes que je vous propose aujourd’hui sont très personnelles… Je les ai écrites à Vancouver, sur plusieurs journées, au fil de mes découvertes de la situation unique du quartier Downtown Eastside. Un très triste sujet, pas toujours raconté par les voyageurs de passage à Vancouver, mais qui m’a tellement marquée que je ne pouvais le passer sous silence ici…
Je plonge dans Les Disparues de Vancouver que m’a conseillé une amie. Après la lecture de ce livre ma vision sur Vancouver ne sera plus la même. Je le finis dans la journée. Il est question de curieuses disparitions de « Natives », ces femmes amérindiennes. Tout en bas de l’échelle sociale, et prostituées. J’apprends à la fin du livre (fidèle à la réalité) que c’est un sordide serial killer éleveur porcin qui les transformait en viande… et je comprends surtout au fil des pages à quel point les Natives ne sont pas intégrés à la société canadienne…

Au départ, il y a 10 ans, 20 peut-être, il y a un rêve, des rêves…
Un rêve de désert
Un rêve d’ailleurs
Un rêve d’Afrique
Je rêve de culture éloignée de l’Occident
Un rêve de petite fille, être abandonnée dans un étrange ailleurs, telle une Robinsonne en herbe…

Je pars de bon matin pour Horseshoe Bay, où je m’étais déjà rendue au tout début de mon séjour, alors que je tombais sous le charme de la Sea to Sky Highway. Aujourd’hui c’est depuis les flots que je vais découvrir ces beautés de la nature.

Il n’y a pas une seule manière de voyager, mais pour moi une seule chose prévaut dans tous les voyages : la rencontre.
Que le voyage se passe à 10 kilomètres de chez soi ou à 10.000, les plus beaux souvenirs que j’en garde sont très souvent ceux partagés avec des personnes rencontrées en chemin…
