De belles « Petites philosophies du voyage »…

Je suis récemment tombée sur un spam dont l’objet était « offrir un livre, c’est offrir un voyage ». Une fois n’est pas coutume, je ne l’ai pas effacé (sans pour autant l’ouvrir) tant le message me parle. Je ne vous parlerai pas aujourd’hui pour la énième fois de mon bébé, mais d’une collection découverte il y a quelques mois, la « Petite philosophie du voyage », que je vous recommande très chaudement. Format très agréable, thèmes variés et tournant toujours, comme le titre l’indique bien, autour du voyage. A ce jour, j’en ai dévoré deux…

L’écriture de l’ailleurs, d’Albéric d’Harvilliers

Rien que le titre est inspirant pour moi, il lie deux de mes plus grandes passions. Son sous-titre l’est également: Petit propos sur la littérature nomade, sans parler de la quatrième de couverture:

Le désir d’ailleurs naît souvent d’une émotion littéraire, et s’incarne en retour dans le notes que le voyageur rapporte de ses pérégrinations, tentative de restituer toute la densité des moments vécus.

Ce livre d’une centaine de pages se lit d’un trait. La réflexion de l’auteur se laisse suivre à merveille, elle est ponctuée de phrases justes, que je pourrai décliner à la première personne et qui sont à mes yeux criantes de vérité…

Les voyages, comme les livres, demandent un temps d’adaptation: un temps pour laisser l’oreille se faire aux nouvelles sonorités et à la musicalité propre à chaque auteur, la mémoire aux noms des personnages.

Avec le temps, à travers le monde, les distances commencent à s’amenuiser et le voyageur se sent peu à peu devenir son propre lieu. Entre géographie réelle, pays traversés et paysages lus, il se déplace sur un continent qui n’appartient qu’à lui, une région à la réalité indiscutable faite de souvenirs et de mots.

Je n’en retranscris que deux, empruntées au début du texte, mais je pourrai continuer bien plus longuement…

Le temps du voyage, petite causerie sur la nonchalance et les vertus de l’étape, de Patrick Manoukian…

… est le second livre de la collection que j’ai attaqué. Sa quatrième de couverture met aussi en appétit:

Quand le parcours importe davantage que le but, que la personne est préférée à la visite et la nonchalance substituée à la hâte, le hasard des étapes, dans un café ou au creux d’un hamac, fait tout le sel du voyage.

C’est ce fil rouge qui parcourt tout le texte, qui n’est pas plus long que le précédent. Une très belle ode au ralentissement, une invitation à prendre le temps du voyage…

 

En rédigeant cette note, je me suis penchée sur le site internet de l’éditeur de cette collection, Transboréal, qui se définit ni plus ni moins que comme La maison d’édition des voyageurs au long cours, un chouette programme, que je vous recommande donc !

C’est par Ici et par pour les commander sur Amazon !

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Automne (a)doré

Automne monotone?
Oh non non non…
Automne qui façonne, automne qui fascine, automne qui de nouvelles couleurs dessine
Automne d’or, automne de sang, automne oranger, automne enragé?
Automne qu’un suris d’été nous fait adorer

Ses odeurs qui détonnent, qui fleurent bon les balades d’enfance la rentrée des classes les batailles de feuilles mortes de châtaignes les sauts dans les flaques les thés au coin du premier feu allumé

Automne qui donne envie de se ressourcer, de prendre soin de soi, de se rassembler avant de se jeter dans une nouvelle année

Oh mon automne…

J’espère que mes envolées lyriques ne vous donnent pas envie de vous désabonner de ce blog ! Je suis encore (et toujours?) dans ma démarche voyageuse, même si mes valises sont posées en notre capitale. Et du coup, quand je prends la plume sur ce qui m’entoure, j’ai envie de dépasser les simples descriptions de ce que beaucoup d’entre vous connaîtront et je préfère laisser mon coeur parler…

Ces quelques lignes ont été inspirées de mon denier week-end baladeur, du côté de Lyon. En partance pour le Beaujolais et ses villages aux Pierres Dorées les bien nommés, je me suis laissée charmer par les couleurs et les odeurs de la saison…
Les villages des Pierres Dorées tiennent leur nom des pierres calcaires de couleur ocre dont ils sont construits. Avec le couchant automnal, les teintes n’en furent que plus belles…

En pratique: villages d’Oingt, de Theizé, de Châtillon, de Charnay, de Pommiers, de Jarnioux, de Ternand situés au Nord Ouest de Lyon à l’entrée du pays du Beaujolais, à environ 30-40 minutes de route de la capitale Rhodanienne.

Plus d’infos, voir ici, ou !

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Attention, ça va signer – rencontrons-nous !

Vous avez donc suivi que je viens de publier La Chine à fleur de peau, mon premier livre (raaa la la, ça me fait encore tout chose d’écrire cela, je suis loin de m’habituer à ce nouveau statut d’auteur)… Il est en vente sur internet, sur le site de mon éditeur précisément.

Et comme c’est une bonne occasion, et que ça faisait bien longtemps que j’avais envie d’organiser une petite rencontre avec les lecteurs qui le souhaitent: j’organise une rencontre-vente-dédicace autour de ce blog, de mon livre et des voyages en général !

A vos agendas: rendez-vous le dimanche 11 décembre, à partir de 14h à l’Espace Couleurs Brazil, 20 rue Borrégo, Paris 20ème, métro Télégraphe.

A très bientôt donc !

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Premiers pas bretons

En cette fin octobre, je fais un séjour express au fin fond de la Bretagne, pour y rencontrer « mon » éditeur. Je suis précisément à Telgruc-sur-Mer, situé à la pointe du littoral breton, aux portes de la presqu’île de Crozon.

Le séjour est court, et surtout studieux: nous sommes à moins d’un mois de la sortie de La Chine à fleur de peau et nous avons bien des choses à faire avant que ce livre ne soit finalisé. Mais tout de même, Jacques et sa compagne, que je rencontre pour la première fois, m’accueillent chaleureusement et incluent une part de tourisme à ces 48 heures… nous passons une partie du samedi à nous balader de côte en village, on travaillera un peu plus ce soir.

Première rencontre avec la Bretagne, avec la force des éléments. Vent, pierre, mer. Air, terre, eau. Puissance du vent surtout. Je me sens vivre je me sens libre je me sens bien.
Beauté des roches déchiquetées. Semblables aux calanques, à la Corse.
Premier avant-goût. Envie de longer le sentier des douaniers, sac au dos.

J’aime me perdre dans l’immensité face à l’océan. Tous les possibles sont devant moi. Tout devient possible. Le gris changeant du ciel, le bleu grisant de la mer: tout se mêle en un immense décor dont je suis la seule actrice.
Je me sens libre présente forte.

Avant de retrouver Paris, j’ai choisi de faire une halte de quatre heures en mes deux trains, un « stop-over » à Rennes, arrêt moins exotique que d’autres, mais j’ai bel et bien décidé de saisir toutes les occasions de découverte qui s’offriraient à moi. Et je ne le regrette pas un seul instant: je n’avais aucune image de cette ville en tête, et je découvre une ville médiévale aux colombages dignes d’un décor de film, une ville très animée en ce dimanche soir, où les gens que je croise ont l’air de bien vivre. L’été qui joue les prolongations en octobre y est sans doute pour quelque chose…

Envie d’en savoir plus sur la Bretagne? Rendez-vous sur mes récits du Finistère, découverts deux années après ces premiers pas…

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Marseille ou la vie

Marseille attire, Marseille repousse, Marseille laisse rarement indifférent.
Pour ma part je rentre dans la première catégorie.

J’y suis repassée cet été, alors que ça ne faisait pas un mois que j’avais remis un pied en France. Et je peux le dire: cette ville m’inspire le voyage, la rencontre, la mixité, l’ailleurs.
J’aime y sentir l’Afrique qui est moins loin, la bonne bouffe, le carpe diem, les accents de là-bas, les peuchère et les bonne-mère.
Il y a la vie qui déborde de toutes parts surtout…
Et il y a aussi la mer qui n’est jamais loin, le soleil et le ciel bleu qui sont toujours là…
Et même si ses trottoirs sont souvent sales, les accrochages plus musclés et les regards parfois trop insistants, je m’y sens en voyage, je m’y sens vivante, je m’y sens bien!

Si vous y passez, prenez une journée pour aller à Niolon, située à une vingtaine de minutes de train au Nord-Ouest de Marseille. Une balade dans cette calanque vous fera totalement déconnecter de votre quotidien. Un bol de bleu, d’odeur de résine, d’iode et de calme: à consommer sans modération!

Et puis dans le chapitre « les incontournables de Marseille », il y a aussi les panisses (à base de pois chiches) à déguster avec des poulpes (à l’ail et au persil) le tout accompagné d’un verre de blanc !
Commandez les deux spécialités culinaires chez Gildas et dégustez-les par exemple à la terrasse ou au bar du Petit Pernold (30 rue Trois Mages dans le 6ème et de l’autre côté de la rue)…
Un régal peuchère !

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Parenthèse blogosphèrique…

Vous en souvenez-vous? C’était il y a un an, peu ou prou : je recevais un très agréable message de la part de la rédaction de Elle, pour me dire que j’étais sélectionnée pour le Concours de Blog ELLE 2010.

Et bien, on prend les mêmes et on recommence (à un changement de nom de blog près): Curieuse Voyageuse a été sélectionné pour le Concours de Blog ELLE 2011. Même surprise – non, non, je ne m’y attendais pas non plus cette année: j’ai reçu la nouvelle dans ma boîte aux mails, grâce à un très aimable message de la Community Manager…

Vous pouvez me soutenir en votant grâce lien ci-dessous (vous pouvez même voter tous les jours jusqu’au 5 décembre)!

Et puis tant qu’on est dans les concours de blogs, un petit mot pour dire que je n’ai pas gagné aux Golden Blogs Awards, mais que j’ai quand même été à la cérémonie de remise de prix. Intéressante observation de la blogosphère: beaucoup de « on se toise », de « on se met sur son 31  » – la mode fait beaucoup bloguer – et un peu de « on se fait reconnaître ». A deux reprises dans mon cas, et c’est déjà le début de la gloire !
Ca faisait bizarre d’être dans cette atmosphère m’as-tu-vu quand on sait que mon blog est pour moi un espace de liberté sans borne où je me soucie peu du jugement d’autrui… je ne m’y suis donc pas éternisée – enfin c’était aussi et surtout car j’avais très faim et que le cocktail n’avait de dinatoire que le nom.
Ce bout de soirée mondaine m’aura au moins permis de mettre quelques visages derrière des url de bloggeurs voyageurs (et ça c’est bien sympa) à savoir Adeline, Julie & Sarah (et il avait aussi la géniale Aurélie mais elle je la connaissais déjà)…
Et cette soirée fut aussi l’occasion d’admirer (et le terme est vraiment à la hauteur) le magnifique intérieur de l’hôtel de ville de la mairie de Paris. Faites-y un saut si l’occasion se présente !

(L’image vient d’ici)

(Bon d’accord j’ai abusé des parenthèses dans ces lignes, mais cet article n’en était qu’une, et ça fait très blogosphère, alors vous ne m’en tiendrez pas rigueur je l’espère!)

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La Chine à fleur de peau est dans les bacs (et c’est mon livre)!

J’en ai un peu parlé ici, mes proches sont pas mal au courant et j’y ai beaucoup pensé ces derniers jours: mon premier livre vient juste de sortir !

La Chine à fleur de peau

Il est disponible via le site internet de mon éditeur (rien qu’à dire « mon » éditeur, je frétille).

La Chine à fleur de peau, qu’est-ce donc?

La Chine à fleur de peau reprend mes récits de Chine. Mes quatre premiers voyages, entre 2005 et 2007, puis mes deux années de vie quotidienne entre Changzhou, Shanghai et les nombreux voyages qui m’ont emmenée au quatre coins du pays. Et la dernière partie du livre est consacrée à une série de portraits de Chinois.

Les très fidèles lecteurs de ce blog n’y découvriront pas des voyages « cachés » ou de grandes nouveautés. A ceci près que j’ai réécrit mes premiers récits, dont le ton n’était pas à la hauteur des derniers, et tous les textes ont été retravaillés pour que l’ensemble soit homogène. Et surtout, pour les lecteurs assidus de Curieuse Voyageuse comme pour ceux de passage, ce livre propose une vision de la Chine et l’évolution de cette vision sur une période de six années: comment le regard sur un pays se transforme, évolue avec le temps. De mes premiers étonnement naïfs à des réflexions plus affinées et plus approfondies que seuls le temps, l’expérience et la patience permettent.

Alors, allez-y, foncez: rendez-vous sur cette page!

Et puis si vous êtes sûr de déjà tout connaître sur le bout du clavier, La Chine à fleur de peau sera un excellent cadeau de Noël pour cette tante passionnée de thés, ce petit frère qui rêve de partir voir le monde, ou votre belle-soeur pour qui vous n’avez pas encore d’idée !

(N’hésitez surtout pas à faire circuler cette petite nouvelle dans tous vos réseaux: usez donc des petits onglets juste en dessous de ces lignes…)

Merci !

Petite précision (de taille pour certains): mon éditeur peut livrer à l’étranger sans frais supplémentaires !

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Finir un chapitre…

Ainsi s’achèvent mes aventures sur les routes d’Asie. Pour ceux qui auraient raté le début: après avoir vécu 2 ans en Chine, j’ai eu l’occasion de voyager quelques semaines et d’aller en Thaïlande du Nord, de traverser le Laos du Nord au Sud, de m’arrêter au Cambodge, et d’y connaître Phnom Penh et Angkor, de faire une halte à Bangkok et de vivre une semaine extraordinaire en Inde, entre New-Dehli et Bénarès.

Cela fait déjà 5 mois que je suis de retour en France, et je n’ai toujours pas le sentiment d’avoir touché terre, j’ai l’impression d’être bloquée sur la touche « été » ou « retour de voyage »…

Mais avant de vous livrer ces impressions, retour sur quelques points de ce voyage, où c’était la première fois que je partais si longtemps sac sur le dos:

* l’Asie du Sud Est est une autoroute touristique de masse

* vraiment, je le précise ici car je ne l’ai pas beaucoup lu avant de partir (ou alors ma mémoire a été très sélective): on pense se retrouver avec de « vrais » gens, très différents de chez nous, et malgré soi, on se retrouve à emprunter un couloir (qui va donc du Nord au Sud de la zone, comme je l’ai fait, ou l’inverse) emprunté par des milliers de Backpackers occidentaux. Ces derniers sont parfois très intéressants, et j’ai fait de superbes rencontres, mais ça rend difficile la rencontre « authentique » que nous sommes beaucoup à rechercher

* changer tous les 5 ou 7 jours de destination, ce n’est pas pour moi. Après avoir vécu à l’étranger, j’ai trouvé très frustrant de ne faire que passer, j’ai eu l’impression de nouer des relations surtout superficielles, de ne pas prendre le temps de comprendre, d’être spectatrice, extérieure à une réalité

* les paysages d’Asie sont magnifiques, je pense notamment au Nord de la Thaïlande, au sud du Laos, emprunter un deux-roues permet de s’y noyer, et de sortir de l’autoroute décriée plus haut

* j’ai quand même rencontré de superbes personnes, pleines d’espoir et de vie, à Luang Nam Tha par exemple ou à Angkor

* Angkor est magique, à la hauteur de sa réputation

* Bangkok m’a charmée et dépasse sa mauvaise réputation

* j’ai eu un coup de foudre pour l’Inde spirituelle, je ne peux pas dire que je comprends grand chose au pays, mais je me suis laissée emporter par ce drôle d’ailleurs et son énergie hors du commun

* ces quelques mois furent aussi un voyage intérieur: remise en question du mythe du Backpacker donc, mais aussi questionnement plus général sur le but du voyage (quelle place peut-on prendre dans le monde quand on est seulement passager?), remise en cause personnelle profonde avec le chamboulement de toute ma vie privée…

Il m’est difficile de conclure à proprement parler cet épisode asiatique: c’est un chapitre qui se finit, une page qui se tourne et pourtant tout est encore très présent en moi.
Comme souvent, mes voyages m’ont à peine défleuré un pays, un peuple; j’ai juste commencé à mettre les sous-titres qu’il fallait déjà partir.
Il me faudrait sans doute plusieurs vies pour comprendre les choses comme je le souhaite.

En attendant, la page suivante n’est pas encore certaine: je vis et travaille à Paris, mais l’ailleurs m’appelle à nouveau. Pour 2011, j’ai pris assez de grandes décisions (quitter ma vie en Chine notamment…), mais d’ici quelques temps, il y a des chances que je rouvre mes valises dans un autre pays, à suivre donc!

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