Quand tu danses les anges rient… Ces quelques mots d’une vieille chanson pour essayer de définir l’indéfinissable : le sentiment de plénitude ressenti quand je danse.
La danse est entrée dans ma vie par hasard : ma sœur aînée faisait de la danse classique, j’en ferai aussi. Une danse difficile, surtout pour qui n’a pas le corps taillé pour. Des années à regarder les autres avec envie, à me dire que je ne serai jamais à la hauteur. Des années à chercher la grâce aussi. Et des années de préparation, où j’apprends à connaître mon corps, à le maîtriser, à en coordonner les moindres parties.
Avec une nouvelle enseignante, à l’adolescence, il y a déjà plus de place à la liberté personnelle. Mais on doit encore rester dans les codes, dans le moule. Et j’y rentre avec difficulté.
Et puis vient le lycée, je quitte à regret mes très bonnes amies du collège. On décide de pratiquer une activité toutes ensemble. Ce sera la danse africaine : ma proposition, un peu par hasard, un peu par curiosité.
Révélation.
La danse peut rimer avec bonne humeur, avec partage, avec multitude de corps, de manières d’être, et toujours avec grâce.
J’apprends à désapprendre les poses, les attitudes intégrées de force depuis une décennie. J’apprends de nouveaux pas, de nouvelles tenues, proches de la terre, des racines de l’humanité, des mouvements qui rappellent souvent des gestes simples du quotidien.
Et puis, peu à peu, la danse africaine prend une place majeure dans mon quotidien, les cours et autres préparations de spectacles se multiplient.
C’est un échappatoire, qui me défoule, m’aide à exulter et à expulser les mauvaises ondes.
C’est un espace de liberté sans borne. Une fois la technique et les pas mémorisés, je me lâche, entièrement, de tout mon corps et de toute mon âme. Je me branche littéralement sur la musique et laisse mon corps s’exprimer dans les moindres détails. Comme si chacune des cellules de mon corps participait à un seul et même élan de vie. L’harmonie. Et la grâce et la séduction qui ne sont jamais loin. Un sentiment de vie, plein et entier. L’unicité dans le mouvement.
J’ai continué depuis, avec des pauses de quelques mois parfois, toujours contre mon gré, que ce soit pour raisons physiques ou purement pratiques.
Et la danse brésilienne fait aussi son entrée dans ma vie. Les mêmes bases que la danse africaine, des racines communes. Et plus de féminité, de grâce et de séduction encore. Avec une dose de partage et de convivialité sans limite.
La danse me fait vibrer, m’énergise.
Danser me rend heureuse, généreuse, confiante, consciente, présente, humaine, puissante, fluide, vivante.
Danser me donne des ailes…
Lire la suite