Tu sais que tu as gardé ton oeil voyageur quand…

Tu sais que tu as gardé ton oeil voyageur dans ton propre pays quand…

– Tu regardes toujours les gens avec autant de curiosité et d’humanité qu’à l’étranger

– Ton oreille sourit quand tu entends parler une autre langue

– Tu te balades volontiers dans les quartiers dits chauds de la capitale pour y ressentir un peu de chaleur d’ailleurs

– Tu évites ceux trop monochromes

– Tu ne peux pas rester plus de trois week-end consécutifs dans le même endroit/ville/pays

– Tu ne regardes toujours pas la télé ou les films en français

– Tu n’as pas arrêté de prendre des cours de langues

– Tu parles ou écris autre chose que français au minimum une fois par jour

– La personne dont tu te sens la plus proche vient d’un autre continent

– Ton plus gros poste de dépense est les billets de train et d’avion

– Tu t’étonnes encore de voir du ciel bleu et d’entendre les oiseaux dans une grande ville

– Tu aides spontanément les étrangers croisés perdus au-dessus de leur plan

– Tu ne demandes pas aux nouvelles personnes rencontrées ce qu’elles font dans la vie mais d’où elles viennent

– Tes achats concernent pratiquement tout le temps de voyage (guides, récits de voyage, etc…)

– Tes amis te demandent à chaque fois que tu les vois « alors tu repars quand et/ou où »?

– Ton sac à dos et tes chaussures de rando sont toujours près de ta porte

– Tes activités extra-professionnelles ont toutes (sans exception) un rapport avec un autre pays

– Tu prends en photo des trucs bizarres sur les murs que personne (ou presque) ne remarque

Ca vous parle? A vous de continuer la liste, les commentaires vous attendent pour cela !

Lire la suite
Flandre, Flandres, départ immédiat, ou mon premier « blog trip »

Quelle ne fut pas ma surprise en ce vendredi passé quand j’ai reçu un sympathique email d’une agence de communication me proposant de participer à un « blog trip » (voyage de blog) pour assister au(x) festival(s) de mon choix cet été en Flandre. Je me suis quasiment sentie célèbre, pour le moins flattée et presque corruptible…
Vous le savez si vous êtes fidèle de ce blog, il n’y a aucune pub ici, et ce depuis trois ans (à peine quelques liens Amazon & trois lignes sur un hôtel suédois m’ayant hébergé gracieusement ce printemps). Je suis contre la publicité sur ce lieu d’expression dont l’entière liberté m’est si chère.

Mais là, j’ai accepté. D’abord car on m’a offert exactement ce que je fais habituellement à mes propres frais: prendre le train, aller dans un pays voisin, participer à un festival. Et que la conséquence aurait été la même que ce fut ma bourse ou une autre qui s’en charge: un récit en ces colonnes. Et surtout, car je n’enrichirai pas un investisseur avec ces lignes, mais une collectivité et un territoire!

Je pars donc du côté d’Antwerpen (Anvers en langue de Molière) que je ne connais pas (pour ce festival-ci précisément Open lucht theater). Et j’en suis très heureuse.
Je connais bien Bruxelles pour y avoir passé de nombreux week-ends du temps de ma vie arrageoise (une dizaine au bas mot). Je l’ai aimée pour sa taille, son humanité, son atmosphère inégalée pour une capitale.
Je suis sûre d’aimer la Belgique tout entière pour ce que je devine être un « carrefour », un lieu multi-culturel, ouvert, festif et joyeux.

Pour la petite ligne de promo, je vous informe que ce week-end s’inscrit dans un programme de communication Flanders is a festival qui promeut les 280 festivals de la région. Bigre! si on reporte au kilomètre carré, on doit être à la plus forte densité de festivals au monde!

Chouette séjour en perspective donc, qui ouvre parfaitement la saison estivale (qui s’annonce très voyageuse, et ça je vous en reparle bientôt !).
En plus, je vais pouvoir réactiver mes bases (très) lointaines de néerlandais, datant elles-aussi de ma vie estudiantine arrageoise.

Connaissez-vous les Flandres ? quelle image en avez-vous?
(pour ceux qui ne sauraient pas exactement situer, une petite carte pour vous aider) 

PS: et OUI, Flandre(s) s’emploie au pluriel tout comme au singulier !

Lire la suite
Retour en France, un an plus tard…

Après un an de vie en France, j’ai…

– fait beaucoup plus de choses que je n’aurais pu l’imaginer avant de rentrer d’Asie

publié un livre

– tenu activement un blog sur le voyage tout en vivant en France

– apprécié le média radio un peu, beaucoup, à la folie

– tenu une conférence sur Passions & travail pour des coachs

– appris à aimer un travail sédentaire

– réussi à y apporter ma touche d’humanité

pas mal beaucoup voyagé en Europe

– continué à écrire toutes les semaines

– dansé, beaucoup

– été heureuse de vivre à Paris juste pour le point précédent

– continué à apprendre le chinois

– appris à méditer pour de bon

– radicalement changé de vie, de partenaire, et même de bande de potes

– mieux entretenu les « vrais » liens amicaux pour mon immense bonheur

– rencontré d’autres blogueurs-voyageurs & acteurs du web-voyage français (Anne, Sébastien, CatherineAurélie, Adeline, FabriceSarah, …)

– été proche de moi, comme je ne l’ai jamais été

– été éloignée des modèles imposés, comme je ne l’ai jamais été non plus

– eu la certitude que ma vie en France est une simple parenthèse

– pourtant ressenti encore un peu l’envie d’explorer toutes les richesses et surprises d’une vie parisienne vécu à mille pour cent…

– réalisé qu’on pouvait garder un oeil voyageur dans son propre pays, et ça je vous l’explique mieux très bientôt!

(et pour le souvenir, de rentrer en France après avoir vécu à l’étranger, ça peut donner ça au bout de deux mois et ça au bout de six!)

Lire la suite
Nous autres – la Chine en 3 portraits sur France Inter !

Si vous suivez ce blog, il est impossible de ne pas savoir quelles sont deux des passions que je partage souvent ici: la Chine et le média radio.

Je vous propose de découvrir aujourd’hui trois très bonnes émissions de Zoé Varier, écoutées sur France Inter. Nous autres propose tous les vendredis soirs des portraits de gens, dans une grande et belle simplicité. J’ai toujours aimé le son unique de la voix de Zoé Varier calme, doux et sussurant à la fois. Rien que pour l’entendre je pourrai écouter une émission dont je n’apprécie pas le thème. Ma surprise fut de taille quand j’ai appris qu’elle faisait une série d’émission sur les Chinois, avec comme toujours chez elle simplicité & humanité.

La première rencontre est celle avec Tsing Tsing, jeune Chinoise de 22 ans qui se définit comme une aventurière. Même si elle a travaillé tous les jours de 8h à minuit passé dans une usine, elle ne retient que de bons souvenirs de son expérience. Aujourd’hui elle travaille dans une boutique de thé et a des espoirs et des projets. C’est un portrait plein d’optimisme, qui m’a rappelé de nombreuses personnes que j’ai rencontrées en Chine.

Le second portrait est celui de Wem Wem, jeune femme de 25 ans. Le registre est beaucoup plus dur, et on mesure ici la difficulté de vie d’une génération entière. Pour elle, avoir un idéal est un luxe aujourd’hui. C’est un portrait d’une génération désenchantée, qui est malheureusement je pense aussi très réaliste.

///

Ces deux rencontres m’ont fait penser à un Ying & un Yang d’une même génération. Qu’est-ce qui fait la différence entre ces deux manières de voir la vie? difficile à dire. Peut-être  l’amour d’une mère près de soi qui a donné confiance à Tsing Tsing et qui a cruellement manqué à Wem Wem?

Les deux interviews sont réalistes, à l’image des Chinois que j’ai pu moi même rencontrer. Ceux qui connaissent la Chine reconnaîtront sans doute des personnes qu’ils y ont croisés et ceux qui ne la connaissent pas pourront se faire une opinion pour une fois loin des clichés, éloignée de ce que l’on attend généralement sur ce pays.

Petit détail technique, j’ai bien aimé le rythme du montage et le fait qu’on puisse entendre entièrement les réponses en chinois… J’ai aussi aimé les questions posées à ces jeunes femmes, et celle que je préfère (et que je pose à chaque fois dans mes propres entretiens) est « où seras-tu dans 10 ans? ».

La troisième émission pourrait se résumer en une question: comment comprendre l’histoire de la Chine contemporaine? A travers le regard d’un cinéaste hors norme, Wang Bing, et d’une actrice vivant en France, Xing Xing Cheng, on (re)découvre l’envers du décor d’une histoire qui a influencé le destin de millions de personnes. J’ai légèrement moins apprécié cette émission-ci, la trouvant un peu trop fourre-tout, mais si la Révolution Culturelle ou les Cent Fleurs n’évoquent rien pour vous, je ne peux que vous la recommander !

///

Alors, prenez une bonne tasse de thé, cliquez sur un des liens ci-dessus, fermez les yeux, et partez pour près de trois heures de voyage en Chine !

Lire la suite
J’ai découvert Pyongyang

S’il est bien des endroits sur Terre dont on n’a aucun image en tête (car on nous interdit d’en avoir), c’est bien la Corée du Nord. Ayant vécu en Chine je connais quelques personnes qui connaissent elles-même des personnes qui y ont été, mais je n’ai jamais eu d’expérience directe avec ce pays, à part les images que nous connaissons tous comme celles diffusées en boucle à la mort de Kim-Jong-Il.

Alors quand j’ai su que le talentueux Guy Delisle, dont j’avais apprécié le tableau de Shenzhen, s’était frotté à ce pays, j’étais impatiente de me plonger dans ses pages. Et bien, je n’ai pas été déçue. Ici aussi, on découvre le pays avec les yeux du narrateur-auteur, lors de son séjour de deux mois à Pyongyang en mission pour son studio canadien.

Ce livre est fin, loin des caricatures ou des descriptions généralistes. C’est une expérience vécue, du ressenti sans fioritures. Un témoignage particulièrement intéressant à mon sens car Guy Delisle n’est pas parti en tant que journaliste ou touriste (et oui ça existe désormais, gloups !) et il n’a donc pas d’obligation à faire du sensationnalisme ou à chercher des scoops. C’est une tranche de vie en Corée du Nord, tout simplement, racontée comme un récit de voyage sur un ton subjectif, drôle et détaillé à la fois… ce qui se passe réellement là-bas? je vous laisse le découvrir dans ce livre, ne voulant pas à mon tour tomber dans la caricature en n’en gardant que le plus « hallucinant ».

Vous l’avez compris: je vous recommande ce témoignage rare !

Si vous l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé? Votre avis m’intéresse…

Bonne lecture !

PS: je vous recommande aussi d’aller voir le site de la bédé, vous y lirez des « bonus » remarquables comme les questions du traducteur sud-coréen…

Lire la suite
Flirter avec une étoile

J’ai flirté avec une étoile.
J’ai ri, souri, dansé, me suis sentie active, existante, présente, même dans les larmes parfois. Et surtout, j’ai été émue et vivante, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.
Le projet Lieu d’être se termine à peine, je suis descendue de la scène urbaine il y a moins de trois heures et je sens un énorme vide en moi, couplé curieusement d’une immense plénitude. Un vide rempli de vie. Rempli des sourires des visages ouverts des magnifiques personnes rencontrées des notes qui virent et revirent à mes oreilles et de phrases aussi « comment tout dire sans un mot » « tout est question de courage, il n’y a pas de signe glorieux dans le ciel ».
Des mots, des gens, de la danse, des gestes, du partage surtout, et l’humain qui a vibré en moi, autour de moi pendant chacune des répétitions et chacune des représentations.

Merci. Si je devais tout dire en un mot ce serait celui-ci.

Merci Annick, étoile au firmament d’une humanité trop souvent laissée de côté ou sous-estimée. Avoir dansé, créé, partagé à tes côtés est inspirant au plus haut point. Oui, un autre monde est possible. Oui ce monde nous pouvons le créer, oui nous l’avons créé. Car nous ne sommes pas simplement condamnés à subir nos vies, à subir notre monde en consommateurs passifs et silencieux. Tu nous montres la voie, et mieux tu nous emmènes avec toi.
Je suis chanceuse d’avoir entendu ton appel lors de ce passage à Paris. Quel beau pari : recréer dans chacune des villes où tu t’arrêtes ce manifeste pour l’utopie de mieux habiter, mieux vivre. Accepter chacune des personnes qui le souhaite et créer avec elles et tes quatre danseurs une nouvelle manière d’être urbaine.

La poussière d’étoile que tu as laissée autour de toi, j’en ai attrapé quelques grains et je compte bien les semer et les faire grandir, ici ou là, encore et encore.

Energies, sourires, amitiés, harmonie, grâce, délicatesse, mais aussi volonté, ténacité, détermination, je me sens nourrie, remplie, apprêtée à vivre ma vie avec envie. Les étoiles croisées ici ont mis du vent dans mes voiles, beaux battements d’ailes de papillon.
Papillons-étoiles ivres de couleurs, de joie, de vie, merci !

C’était donc un nouveau petit pas de côté que je vous propose aujourd’hui, mais cette expérience a été si forte que je ne pouvais la taire ici. Les infos sur ce spectacle et sur la compagnie Acte, c’est par ici.

Je vous laisse avec une photo de moi (relativement rare par ici) – je crois que toute la joie des sentiments exposés ici se lit sur mes traits…

Lire la suite
On repart à Stockholm?

Je vous propose aujourd’hui un petit voyage sonore pour replonger dans l’ambiance de mon superbe week-end Suédois

Vous pouvez retrouver mes voyages sonores sur la page youtube dédiée !
Bonne écoute…

Vous en pensez quoi? N’hésitez pas à me donner vos impressions, avis & axes d’améliorations, les commentaires sont ouverts pour cela…

Lire la suite
Inspiration // Fabienne Verdier

Aujourd’hui, ce n’est pas le récit d’un voyage ou d’une balade dans ma vie parisienne que je vous propose, mais le voyage dans l’univers d’une artiste hors norme.

Vous rappelez vous de Passagère du silence dont j’avais parlé ici il y a quelques temps? Une jeune Française y raconte son parcours initiatique dans les contrées du Sichuan des années 1980, quand elle était animée par une unique volonté: apprendre la calligraphie auprès d’un maître classique. Si ce n’est encore fait, je vous en recommande chaudement la lecture…

Fabienne_Verdier

Rencontre sonore avec Fabienne Verdier

Ce week-end, j’étais en train de chercher une rediffusion à écouter sur le site de la très bonne émission radio de Vincent Josse, L’Atelier, et je suis tombée sur une rencontre avec Fabienne Verdier qui peint désormais sur de grands châssis posés au sol à l’aide de pinceaux immenses qu’elle manie avec des guidons de vélo…
Moment de poésie, de détente et d’inspiration très agréable.
Je ne peux que vous en recommander l’écoute (ci-dessous en un clic ou plus tard sur le site de l’émission).

Et pour continuer la découverte de son univers…

Souhaitant continuer la découverte, je suis allée sur le site de l’artiste, fabienneverdier.com. C’est une source d’inspiration inouïe.
J’y ai flâné longtemps, appréciant les oeuvres de Fabienne Verdier bien sûr, mais aussi ses carnets, ses sources à elle. Et surtout je me suis laissé absorber par les nombreuses courtes et magnifiques citations qui le ponctuent, citations d’autres maîtres ou de l’artiste elle-même…

Avant de peindre un bambou, que celui-ci pousse déjà en votre for intérieur (Su Dong Po)

Fabienne_Verdier

Ecoutez cette rencontre avec Fabienne Verdier et allez flâner sur son site un temps, vous en ressortirez différent…

Connaissez-vous cette artiste, qu’en pensez-vous? votre avis m’intéresse, n’hésitez pas à le partager dans les commentaires!

Vous pouvez aussi me suivre sur facebook // google + // twitter // flux RSS !

Lire la suite