Catégorie : Voyaaages !

Un Voyage en Asie* Condensé d’Inde en Bénarès

Un ami m’avait très justement dit avant mon départ: en Inde, tu vois la vie dans son ensemble, avec un très large spectre, d’un extrême à l’autre.

Il y a ici l’extrême pauvreté, les injustices criardes, les enfants inhumainement instrumentalisés, et aussi plus prosaïquement les mauvaises odeurs et les déchets infâmes. En un mot, l’horreur du monde.

Mais tout à côté, ou autour, ou parfois au milieu même de cette horreur, il y a la beauté de la vie, avec des notes et des couleurs comme jamais je n’en ai vues. Les couleurs des saris des femmes, sur les murs des maisons, sur les turbans des hommes. Et la musique, comme le grelot accroché au pied de bien des femmes. Une énergie, des regards vifs, des sourires entiers et généreux. Et cette spiritualité… Divya me dit « La spiritualité est ce qui sauve l’Inde ».
Elle a tellement raison. Tant de différences d’allures, de cultes si normalement acceptées ici. Je n’ai vu ou ressenti aucune animosité à l’égard de la différence de l’autre.

Toute cette dualité s’incarne à merveille en Bénarès. Ville vénérée par les Hindous: c’est en cet endroit qu’il faut mourir, car on sera lavé une dernière fois avec l’eau du Gange, et on accèdera directement au Nirvana, sans passer par une nouvelle réincarnation. Les corps brûlants sur un bûcher y côtoient des centaines de saris de couleurs se rassemblant pour prier ou pour faire des ablutions dans l’eau sacrée.
Quel bonheur d’être en ce lieu pendant le festival Ganga Dusshera.
Rien n’était prévu, le voyage se décide au dernier moment, et par un très heureux hasard, nous tombons sur ce festival dédié au Gange. Prières en chansons à la tombée de la nuit, bercées par une cérémonie emplie de bougies et de lumières. Cette cérémonie, vue d’une barque sur le Gange me semble surnaturelle. Tant de monde, tant de calme, tant de prières.

Même sentiment, quelques heures plus tard, le lendemain au lever du soleil: on voit une foule, impatiente et calme à la fois, procéder aux ablutions dans le Gange. Comme un manteau de corps uni dans une unique foi.

Les hommes ont ici un supplément d’âme. Et déambuler au milieu d’eux m’apaise, me remplit et m’élève à la fois…

Vous l’aurez compris, ce voyage en Inde n’était qu’une merveilleuse mise en bouche en attendant de prendre le temps d’y revenir plus longtemps !

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Un Voyage en Asie* Instantanés indiens

Instantanés désordonnés rassemblés depuis un train indien:

L’homme assis en face de moi me fixe, je le fixe à mon tour, on ne se sourit pas. Je lui souris, il me répond légèrement avec ce dodelinement de la tête si classique ici, entre oui & non, comme si la tête dessinait une virgule…

Je suis en route pour Bénarès. Belles rencontres: avec des Occidentaux, mais aussi et surtout avec cet étrange marin Sikh, Varun, qui semble tout droit sorti d’un film. Il voit de nombreux pays, adore voyager, rencontrer des gens. Il est officier sur des bateaux long-courrier. Un très beau visage rempli de barbe et de turban et qui ne sait faire autre chose que sourire…

Quelle chance j’ai de ne pas être en mode « touriste », je n’ai aucun rapport à l’argent, Divya gère. Je n’ai que huit jours ici, mais seulement occupés du meilleur: observer, interroger, rencontrer. Organiser, gérer, ce ne sera pas pour moi cette fois-ci… Par sa gentillesse, sa disponibilité, son écoute, sa générosité, mon amie a rendu ma rencontre avec l’Inde extraordinaire.

Je suis marquée par la spiritualité de mon amie, et du coup tout mon séjour est placé sous cet angle. Nos visites aussi, bien sûr. A New-Delhi, je ne vois que des lieux spirituels: le temple du Lotus, ce temple inter-religieux où tous les hommes du monde peuvent venir prier. Cette tombe Mogohl, dédiée à un défunt époux, si belle, si sobre, si grande. Le parc Lodi et ses autres tombes…  Tout pourrait être support à la méditation.

Je visite aussi le temple Hindou Akshardhan. Construit il y a quelques années à peine, ses bâtiments sont splendides: une débauche de sculptures, de marbres, de dalles. Une organisation millimétrée est mise en place pour y pénétrer… A l’intérieur on a droit à une introduction géniale au gourou du temple, et fondateur de ce mouvement deux cent ans auparavant. Les prouesses du saint homme sont comptées, à coup de sons et lumières, de poupées animées, de films. Couleurs, amour et spiritualité. Bienvenue en Inde!

Les gens que j’ai vus dans les parcs sont plus ouverts, plus souriants que dans la rue. C’est une surprise qui m’est faite à Dehli: les Indiens sont extravertis. Ils n’hésitent pas à venir taper la causette, me prennent en photo de face, ici pas de chi-chi…

Je rencontre Ravi, un ami de Divya, qui dédie sa vie à une ONG centrée sur l’éducation. Un être rayonnant, simple, avec une immense volonté de partage, dont émane une grande sagesse. Dans chacune de ses discussions, il veut partager ce que lui même a appris, compris ou reçu. Il parle avec de belles comparaisons poétiques, proches de paraboles.

J’ai vraiment envie de comprendre mieux cette société, son histoire, les gens qui la composent surtout. Et savoir comment cette désorganisation sur patte peut fonctionner. Car oui, l’Inde, c’est le bordel: dans la rue, aucun sens de la circulation, le plus gros ou le plus dangereux étant prioritaire; dans les bureaux ou autres lieux publics, aucune notion de la queue… L’Inde, c’est encore cela: fatigant, pollué, en bazar, grand, éprouvant, dévoreur d’énergie…

Au beau milieu de ce chaos non organisé, les visages que je croise, les regards francs et insistants sont loin de me laisser indifférente et font paraître dérisoire tout le reste et je peux dire que j’apprécie ce voyage en Inde.

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Un voyage en Asie* Inde, premières impressions (et comment je m’y suis retrouvée)…

Pour clore ce voyage en Asie, j’ai la chance de voir l’Inde en version originale sous-titrée…

Je me suis décidée à venir en Inde car mon vol de Bangkok faisait ici escale. Et car je me suis rappelé de ce qu’une amie franco-indienne m’avait dit il y a 3 ans de ça: « tu es la bienvenue à Dehli, la maison est toujours ouverte ». Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde: en ce début juin, un échange d’emails plus tard, la destination finale de mon périple asiatiques de 3 mois était décidée…
C’est donc une semaine que je passe en Inde, bien sûr beaucoup trop court pour se faire un avis sur le pays, mais assez pour me faire une première idée et me donner envie de revenir (ou pas)!

Il faut que je précise que ce pays m’a toujours fait un peu peur. Pas mal de clichés en tête, comme souvent avant de se faire son propre avis. Sur la misère surtout, les gens qui meurent dans la rue, le monde, la saleté… Et puis je me suis décidée sans trop réfléchir: la fin de ce périple asiatique étant totalement imprévue, autant qu’elle le soit jusqu’au bout. Je n’avais donc rien lu, rien préparé de ce voyage, mais vraiment rien du tout, ce qui ne m’était jamais arrivé, moi qui suis la reine de l’organisation/préparation/immersion en amont et qui profite toujours à fond de l’avant-voyage…
Et j’ai eu la chance extraordinaire d’être accueillie, orientée, prise en charge, guidée (à tous les sens du terme) par une amie franco-indienne, Divya, une personne précieuse, j’en reparlerai.

(Une petite précision s’impose ici: au départ, on (mon conjoint+moi) avait prévu de terminer notre trip asiatique par un mois au Japon, et puis il y a eu Fukushima. Et puis on a décidé d’y aller quand même. Et puis mon conjoint a réalisé que rentrer en France mi juillet pour chercher du travail c’était peut-être un peu trop cavalier, et puis il a décidé de rentrer en France tout début juin, et puis je me suis dit que le Japon, seule, alors que c’était lui le passionné, peut-être pas, j’ai décidé de penser à mon futur professionnel et d’écourter un peu mon voyage également en rentrant mi juin, et puis je me suis retrouvée à Bangkok, et j’ai vu que mon avion de retour le moins cher passait par New-Dehli, et vous savez la suite…)

Premières impressions sur l’Inde donc: les Indiens matent, d’un regard noir, direct pas masqué. Pas de sourire en retour des miens, ça contraste avec l’Asie du Sud Est. Mais si un contact est établi, la relation semble honnête et entière.
Curieux mélanges dans les rues: les religions qui s’exhibent, foulard sikh, toque musulmane blanche, barbes épaisses. Plus loin, un bout de gras qui dépasse d’un sari.
Les déplacements se font en voiture surtout. Et les voitures n’essaient même pas de vous éviter quand vous traversez, pire qu’en Chine, et c’est pas peu dire.
Des rues pleines de gens, de bruits, d’odeurs de tout. Ca vit beaucoup. Ca souffre aussi, sur les bords des trottoirs, anonymement. Beaucoup de couleurs: de peaux, d’habits. Peu de Blancs.
Rien ne ressemble à ce que je connais.
Et les traits des Indiens, quasi européens, juste plus mats, et plus durs souvent.

Je sens, ou pressens plutôt, un peuple fier, entier. Pas facile d’accès, mais pas non plus prêt à se déguiser pour plaire…

C’est une très bonne première impression!

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A l’inconnu(e)

A l’inconnue, vêtue de son pantalon bleu pétrole, moulant et flottant à la fois juste ce qu’il faut pour évoquer le désir, le questionnement et le doute : actrice de cinéma? rat de l’opéra? fille de joie?

A l’inconnu que je découvre sur chacun des visages dont je veux percer les secrets en un instantané instant ténu.
A ceux qui répondent à la lumière.
A un sourire esquissé, qui ne m’était peut-être finalement pas destiné.
A ce brin de curiosité qui s’envole à peine installé.
A ces passants, différents, marrants, matant, marchant et peut-être parfois méchants. Et surtout inspirants.
A ces héros de chaque futur potentiel roman imaginé qui ne verra sans doute jamais le jour.
A une phrase entendue, mais pas assez vite notée et déjà envolée mais qui a tout de même eu le temps de me donner l’espoir d’une nouvelle intrigue.
A la douceur aperçue entre une mère et sa fille sur un banc crasseux du métropolitain.
A cette fièvre échangée par des jeunes jugés trop colorés sur le quai d’à côté.
A ces accents, à ces langues, qui jamais ne laissent mon oreille indifférente : quelle route a-t-elle fait pour venir jusqu’ici ? Quels gens a-t-il laissé plein d’espoir de lendemains meilleurs chez lui ? Quelle victoire es-tu venue remporter ici ?
A ces rides… quel tracas les a tracées sur ton visage ? ces cernes, est-ce de travail, de maladie ou bien d’inquiétude pour ton enfant grandi trop vite ?
A ces yeux trop souvent hagards, froids et distants… peur de croiser le regard d’un autre qui ne comprendra que trop bien ton désarroi ? ou bien simple protection si peu efficace et pourtant tant de fois utilisée ? ou alors est-ce la vie qui t’a déjà trop usé pour enlever tout le sel de la surprise de celui qui saura venir vers toi ?
A ces mêmes yeux qu’une étincelle éclaire parfois et qui redonne à l’âme tout son éclat…
A toi, l’inconnu du métro, le passant pressé, le client attablé à une terrasse de café, le mendiant assis sur le bord du chemin… Chacun croisé une unique fois mais qui peuplera longtemps encore mon musée d’humanité, qui m’inspire, me donne l’espoir, et me rappelle que non, tout n’est pas perdu, nous ne sommes pas condamnés à subir nos vies, notre travail, notre système. Il reste l’humanité fébrile, fragile, sensible et reconnaissable en chaque inconnu…

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Un Voyage en Asie* Sacrée Bangkok…

Poésie et esprit sacré du côté de Bangkok ou dans une très immédiate proximité – Ayutthaya, escapade d’une journée que je ne peux que vous conseiller, et où ont été prises les première & troisième photos, plus d’infos ici

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Un Voyage en Asie* Baan Hua Lampong, quand un lieu a une âme…

Baan Hua Lampong: curieux nom d’une Guesthouse de Bangkok qui s’est (im)posée sur ma route. Au tout début, avant d’y poser un orteil, Bangkok me paraissait grande et anonyme. Alors quand ce couple de Français croisé une heure au Laos me conseille une bonne adresse familiale à Bangkok, je me réjouis et note les infos. Après vérification, je réalise qu’elle se situe à l’entrée de Chinatown. Il ne m’en faut pas plus pour que je réserve ma place avec entrain.

A peine la porte passée, j’ai compris que cette guesthouse était différente… Cet endroit a une âme…
Les plantes y sont nombreuses et poussent même (dans) les murs: viendrait-ce de là? Ou bien plutôt de la particularité de Patty et Tommy, les deux personnes qui tiennent cette auberge, et du propriétaire, dont l’âme n’est jamais loin…

Patty est une Thaï d’une quarantaine d’années. Un grand coeur enrobé d’humeurs très variables. Un jour, elle vous prend dans ses bras, deux heures plus tard, elle ne regardera même pas le client potentiel – trop « routard » pour elle – et lui jettera un « Full » froid. Elle est la colonne vertébrale de ce lieu.

Tommy est un Américain d’origine sino-thaï d’une vingtaine d’années. Deux années de voyages l’ont fait passer par la Thaïlande, et il a posé ici ses bagages, car c’est le premier endroit qu’il a connu à Bangkok et qu’il y a dans cette ville de bonnes librairies… Il est très professionnel, consciencieux et il faut du temps pour décrypter son visage: est-il froid? désintéressé? ou juste absent? Non, il est bien là, incarne les forces les plus actives de ce lieu et se livre parfois…

La paire est hors du commun. Parfois, souvent, semble faire le strict minimum : j’ai peur de les déranger dans leurs lectures pour avoir mon petit-déjeuner. Et puis c’est un endroit de non-productivité absolu… Où je m’entends dire des phrases aussi saugrenues que: « Non, nous n’avons pas de jus de fruits, on n’a rien pour stocker les fruits ces jours-ci… » Tellement à l’envers de notre monde !

Et l’heureux propriétaire de ces lieux, qui possède toute la Soi, semble avoir placé ici des personnes dont il doit prendre soin, comme l’homme de main, alcoolique à ses heures et dont les filles dorment souvent ici…

Ambiance familiale, Thaï, asiatique: rester dans les communs de Baan Hua Lampong est un voyage à part entière…

Et à cela s’ajoutent deux hôtes installés ici à durée indéterminée, un Américain et un Slovène, et qui, par un drôle de hasard, font ici leur dernière étape avant la Chine…

Les journées passées ici ne furent rien de moins que mémorables et déterminantes…

Cliquez par ici si vous voulez tenter l’aventure.

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Un Voyage en Asie* Bangkok, Bangkok, quelques jours d’arrêt…

Aussi curieux que cela puisse paraître, et contrairement à ce que j’avais lu ou entendu à son propos, Bangkok me parait agréable et calme dès le premier abord… j’y resterai finalement près de dix jours !

Calme? sans doute car je suis à quelques pas de Chinatown et qu’en ce dimanche de mai, le quartier est fermé. Et puis, la comparaison avec le chaos cambodgien joue en sa faveur…

Le lendemain de mon arrivée, j’aborde la capitale par sa périphérie: depuis le quartier des affaires à l’Est. Je marche énormément. J’aime l’ambiance des rues, très « village », même si c’est souvent au pied de hauts immeubles.

La vue du 63ème étage du State Tower est aussi vraiment impressionnante: je m’y retrouve en fin de journée et admire le fleuve et le tissu urbain à perte de vue… Heureusement, quelques oiseaux viennent donner un peu de vie à cet endroit.

La journée suivante est plus touristique: visite du Grand Palace au programme. Je « cours » à l’ouverture pour devancer les groupes de touristes. Ca en vaut la peine: pendant les premières vingt minutes, je n’ai le palais que pour moi…

Je passe ensuite devant le fameux quartier des Routards de tout poil: Koh San Road, l’horreur incarnée à mes yeux, ici tout est faux et cousu main pour coller à l’image de paradis des touristes relax…

Le chemin du retour est plutôt long et traverse notamment Chinatown: plus chinois que la Chine! Mon auberge est toute proche, j’y reviendrai de nombreuses fois. Marchés en tout genre s’y succèdent, petites échoppes de rue, loterie, médecine traditionnelle, ventes de fruits & légumes, effigies de Bouddhas: un régal visuel !

Mes journées suivantes seront occupées par de longues balades flâneries dans ce quartier, dans les « Soi » thaïlandaises, ces petites rues au charme calme et convivial, par des balades dans les parcs de la ville et par la pratique du mandarin avec les Chinois croisés ça et là… Le bonheur là où je ne l’attendais pas en somme !

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Paris sera toujours…

Paris la belle

Paris qui vit
Paris qui brille
Paris qui court et fait courir
Paris qui prend de haut ou qui ramasse d’en bas
Paris qui chante, dans les couloirs des métros, aux terrasses des cafés, sur les esplanades ou les trottoirs
Paris qui déchante aussi, dans ces mêmes couloirs et sur ces mêmes trottoirs
Paris qui ne peut se définir en quelques mots, mais en couleurs, en sons et en odeurs

Le blanc de sa pierre, le gris bleuté de ses toits, la gaieté des marchés; la monotonie aseptisée de ses vitrines qui contraste avec le blanc, l’ébène, le chocolat, le jaune, le doré, le cuivré de ses peaux; le monochrome de ses costumes d’affaire, l’arc-en-ciel des tenues venues d’ailleurs; le bleu de son ciel
Les accents, les langues qui varient, le ronflement monotone du métro qui berce les milliers d’usagers, les oiseaux qu’on se surprend à entendre même au cœur de la ville, les klaxons aux heures de pointe, le calme qui inquiète en fin de soirée et celui qui fait respirer les dimanches matins
Le fumet des boulangeries que le reste du monde nous envie, celui du petit noir avalé sur le zinc avant d’entamer sa journée, l’odeur des bouches de métro dégoûtante et pourtant presque attachante car reconnaissable entre toutes, le parfum lourd des femmes pressées

Et Paris la surprenante, plurielle et unique à la fois : d’une rue à l’autre, on change de continent, de paysage, d’ambiance, de décor, de voisinage, de visage, de regard, ou d’attitude.
Etes-vous déjà passé du pied du Sacré-Coeur à la rue de Clignancourt ? En trois petites minutes, on se retrouve du Paris des cartes postales d’un autre siècle à une chaleureuse ambiance digne d’une capitale d’Afrique…
C’est sans doute cela que je préfère dans cette ville qui m’adopte pour la seconde fois: savoir qu’au bout de toute balade, je serai inlassablement surprise…

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