La belle idée mélomane…

La musique adoucit les moeurs, n’est-ce pas?!

J’ai mis cet adage en application, et ce, à plusieurs reprises, grâce à un jeune homme qui a eu l’idée la plus brillante qui m’a été donnée de voir depuis mon retour en France : installer un piano au beau milieu d’une rue d’un quartier parisien extrêmement passant et jouer pour le plaisir des badauds mélomanes d’un jour.

La musique dans la rue, c’est assez commun, mais un instrument aussi majestueux qu’un piano, c’est plus rare, et dans un quartier aussi anonyme, stressé et parisien pur jus que celui des Grands Magasins, ça tient carrément du miracle !

La scène se passe au croisement rue Joubert et rue de Caumartin. La rue Joubert est condamnée aux voitures en journée, et ce qui devrait être un slalom permanent entre anonymes pressés se transforme alors en pause magnifique.
Je travaille dans le quartier, mes journées sont en ce moment longues, chargées, et parfois stressantes, et les quelques fois où ce talentueux pianiste a rencontré ma pause sandwich, ce n’ont été que de pures minutes de bonheur, de relaxation, de voyage dans une autre dimension, très très éloignée de ma réalité.

Je ne peux que vous souhaiter de croiser au hasard de vos passages dans le 9ème arrondissement parisien, Steve Villa-Massone, ce pianiste de rue, embellisseur du quotidien…

Et n’hésitez pas à aller sur www.stevevillamassone.fr, vous pourrez y goûter à quelques unes de ses notes…

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Un Voyage en Asie* Les 4000 îles…

Je continue ma route toujours plus vers le Sud du Laos. Ma destination: Don Khong, la plus grande des 4000 îles. Cette région est située à l’extrême sud du pays, juste avant la frontière avec le Cambodge, là où le Mékong est le plus large. Il y aurait en effet 4000 îles en cet endroit, mais les plus petites ne feraient pas quelques mètres carrés…

J’ai un gros coup de coeur pour l’île de Don Khong! Calme, verte, c’est une petite perle au coeur du Mékong. Le rythme est très « pépère », la population y est aimable au possible.

Je loge dans la belle villa Khang Khong, qui date de 1946, toute de bois et de verdure, et dont le propriétaire parle français.

Je ne reste que quelques jours et j’ai pourtant déjà mes habitudes: je ne fréquente par exemple qu’un seul restaurant, où les serveurs sont aimables et avenants, et où des chatons me prennent en affection…

Je pars pour une journée de bateau. Les vues sur le Mékong sont magnifiques, je fais le tour d’une autre ville en vélo, mais je ne vois pas les fameux dauphins de l’Irrawaddy, connus pour leur aspect original avec leur « nez » écrasé. Qu’importe, cette journée pleine eau et plein soleil est magnifique.

Le lendemain, on se fait une belle balade: plus de vingts kilomètres à pied pour parcourir toute la moitié sud de l’île. D’un calme…

Les nuages et cieux qu’on peut voir sur ces îles sont éclatants, surtout ceux juste avant ou juste après l’orage…

Puis vendredi 13 arrive… Initialement, dix heures de voyage nous attendait pour rejoindre Phnom Penh, déjà un petit morceau en soi. On y ajoutera finalement quatre longues heures de panne et quelques dollars de racket à la douane pour conclure une journée bien à la hauteur de sa réputation!

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Un Voyage en Asie* Ban Kiet Ngong, plateau de lune & éléphants

Une courte pause à Paksé plus loin, notre monture nous mène sur la route de Ban Phapho: on devrait y trouver des éléphants, car c’est un des rares villages laotiens à avoir encore des cornacs et des pachydermes en nombre.

Mais c’est une nouvelle piste. Hostile.

En cherchant un eco-resort qui sera finalement fermé, on tombe sur le village de Ban Kiet Ngong, le second village aux éléphants dont j’avais entendu parler mais que je n’avais pas réussi à localiser sur la carte. Heureux hasard, on n’aura pas besoin de se confronter aux nombreux cahots qui nous séparent de Ban Phapho.

Il est 16 heures et c’est trop tard pour une balade en éléphants. On prend rendez-vous pour le jour suivant. On revient vers la grande route et on trouve une guesthouse familiale pour passer la nuit. Ne pipant pas un mot d’anglais, nos hôtes sont adorables et réussissent à contenter notre appétit. La nuit sera juste un peu trop animée: dans ce coin-ci du Laos aussi, ils sont de sacrés noceurs!

La balade à dos de pachyderme est extra: près de deux heures qui nous mènent au mont Pha Asso, plaque volcanique perdue au coeur d’une superbe forêt. On croirait qu’un morceau de lune est venu s’échouer ici. Les origines de ce plateau sont inconnues, et des cultes traditionnels lui ont longtemps été voués!

Les éléphants élevés ici servaient avant d’animaux de trait. Ils sont aujourd’hui reconvertis pour le tourisme. Je ne peux qu’espérer qu’ils sont bien traités et n’ai aucun moyen pour le vérifier. Les cornacs semblent tout de même voués corps et âme à leur cause.

Sur le retour, on fait une pause à Oum Muang, petites ruines d’époque khmère. Si le site est magnifique, les ruines sont laissés en friche et si mon imagination gambade, la réalité reste maigre.

Je rentre à Paksé le coeur encore battant pour ces grands animaux qui n’en finissent pas de me faire vibrer!

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Mariage post-Erasmus, Helsinki et les (très) gentils Finnois…

Nouveau saut spatio-temporel: on passe à nouveau de l’Asie à l’Europe… même si le récit de mes Asian Adventures n’est pas fini pour autant !

J’ai eu la chance de participer au programme Erasmus pendant mes études. Pour ceux qui viendraient d’une autre planète n’en auraient pas entendu parler, Erasmus est un programme d’échange d’étudiants et d’enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes. Pour ma part, ce fut un semestre à Wernigerode, petite bourgade au centre de l’Allemagne. J’en garde un souvenir pleinement heureux, d’échanges permanents, de découvertes, de voyages, et de beaucoup de rires. C’était une toute petite fac, et du coup on n’était même pas 30 étrangers, parfaitement intégrés à la communauté universitaire locale et très très liés entre nous…

Et cela fait déjà sept ans.
Bigre, quand j’ai compté les années la semaine dernière, je n’en revenais pas…

Mes meilleurs amies étaient l’une Espagnole, l’autre Finlandaise: une belle diagonale d’Europe à nous trois. Et l’année suivante, c’est naturellement que nous nous sommes retrouvées toutes les trois, en Espagne, histoire de varier un peu les plaisirs. Là où les choses se rapprochent du titre de ce blog, c’est que Virpi, la Finlandaise, est tombée amoureuse d’un bel Espagnol pendant ce petit périple.

Une fois n’est pas coutume: je nous mets en avant, mes proches et moi, sur les photos de cet article pour cette belle diagonale d’Europe… 7 ans plus tard !

La vie reprenant sa course, m’amenant plus du côté de l’Asie que des capitales européennes, je n’ai pas revu mes amies, sans pour autant jamais les perdre de vue.
Jusqu’à ce petit e-mail de Virpi: « J’ai quelque chose à te dire… Je me marie… Et c’est grâce à notre époque Erasmus et au temps passé ensemble que je connais mon mari, alors ce serait extra si tu pouvais venir… ».

Ni une, ni deux, tous mes bons souvenirs de jeunesse (soupir) me sont revenus. Et j’y suis donc allée à ce mariage, à Helsinki. Et ça faisait déjà six ans que je n’avais pas vu ces amies…

J’ai d’abord retrouvé Ancira, mon amie espagnole, la veille du mariage. Le plus drôle c’est que ça ne m’a même pas fait bizarre. C’était comme si on s’était quittés quelques semaines à peine avant. Bon il y a quand même eu des réglages linguistiques à faire: en Allemagne, on se parlait en allemand, et là, forcément le chinois et la vie à Shanghai étant passés par là, l’anglais est venu plus facilement. Et ça fait drôle de changer de langue avec un ami, c’est comme regarder un film en une version mal doublée. Finalement, au bout de quelques heures de discussions, on est revenus à notre spécialité, notre Erasmus-sprache, un melting pot linguistique dominé par l’allemand, agrémenté d’anglais et d’espagnol…

J’ai revu Virpi le lendemain, matin même du plus beau jour de sa vie. Elle était déjà maquillée et à moitié parée de sa somptueuse coiffure. Sans l’avoir vu pendant six ans, ça surprend. J’étais sur le point de pleurer, mais je me suis retournée et j’ai resserré illico les vannes: je ne pouvais pas lui faire ça dès 10 heures du matin, sachant que sa journée allait être très chargée en émotions et qu’elle est aussi mauvaise que moi dans la gestion des sentiments.

Le reste de la journée a été superbe, romantique, joyeux et international comme tout, entre finnois et espagnol. Et surtout très très romantique en fait, juste comme l’aime mon côté gnan-gnan. Avec une belle spécificité finlandaise: après l’église, on passe direct à table, vers 17h donc. Et puis on commence à danser vers 20h et on remange un morceau plus tard.
Pour être honnête, je dois préciser une autre spécificité finlandaise: l’excellence du saumon… je dois en avoir mangé un bon demi-kilo à moi seule…

Après une belle partie de danse digne de mes 22 ans (nécessaire entre autres pour la digestion du vertébré aquatique sus-cité), direction l’hôtel. Et c’est là que l’aventure a commencé: on avait réservé un hôtel sans réception (le moins cher possible: www.omenahotels.com), où tout se fait en ligne, et bien figurez-vous que malgré un sms de confirmation, la chambre n’a pas été retenue car la CB de mon amie n’aurait pas marché (d’après les dire du Monsieur qui faisait office de réceptionniste à l’autre bout du fil, et qui nous a demandé de rappeler après 8h pour de plus amples informations et qui non, ne pouvait rien pour deux étrangères perdues dans Helsinki). Sauf que la mienne de CB n’avait pas marché non plus juste avant, qu’il était 4h30 du matin, que nous n’avions que les coordonnées des mariés pendant leur nuit de noce, et qu’on était donc à Helsinki. En été, heureusement.

On a du improviser, enfin moi surtout, Ancira étant un peu trop éméchée. Première étape: je demande de l’aide à un couple ayant l’air gentil. Air rapidement confirmé… après un bref brief de notre situation, ça a donné un échange du genre:
« Pensez-vous que vous pourriez peut-être payer notre chambre avec votre carte et je vous rembourse?
– ok !
– ah mince, je n’ai pas de liquide sur moi, bon tant pis…
– pas de problème, il y a un ATM par là-bas… »

On va donc retirer (il est 5h du matin, et leur air gentil est vraiment plus que confirmé !). Vingt minutes plus tard, retour au fameux hôtel: mauvais surprise, il n’y a plus de chambre disponible… Et pas d’autre hôtel abordable aux alentours…

Je libère nos presque-sauveurs, il nous reste qu’à attendre quelques heures pour appeler des proches des mariés dont nous avons également les coordonnées. Je décide donc d’aller nous poser dans les couloirs de l’hôtel car nos jambes sont très lourdes après cette journée.
On s’y endort plus ou moins. Par terre, donc.

Jusqu’à ce que j’ai une des meilleures idées du week-end, ou sans doute même du mois.

J’entends un bruit de porte, et je cours après une personne sur le point de faire son check-out (il est 7h du matin et les clés ici ne sont que des codes), lui explique notre situation, lui propose de l’argent et lui demande si on peut « finir » sa chambre jusqu’à midi, heure limite pour rendre la chambre.

Ce nouveau gentil Finnois m’ouvre immédiatement la porte. Je lui tends 20€, il les refuse et me dit « C’est mon entreprise qui paie, je ne parle pas anglais, je n’ai pas vraiment compris ce que vous m’avez dit », et il continue sa route. Le bon Dieu lui rendra, ou du moins je l’espère…

Ancira et moi nous affalons sur son lit dont les draps sont à peine froissés. On profite à fond de nos quatre heures de sommeil tant attendues…

Les deux jours suivants se partageront entre (beaucoup beaucoup de longues et animées) discussions et balades dans les rues d’Helsinki.

La ville ne m’a pas paru particulièrement splendide, notamment car elle n’a pas beaucoup de bâtiments historiques. Mais une très bonne ambiance s’en dégage, et en plus d’imaginer que les Helsinkiens sont tous aussi sympas que nos trois Finnois de la nuit passée, c’est particulièrement agréable de toujours se sentir à proximité d’eau et de verdures. Je n’ai pas eu le temps de tester le sauna et de faire une escapade hors-ville, ce sera pour la prochaine fois… Et du coup, je conseillerai bien Helsinki pour un week-end !

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Un Voyage en Asie* Bolavens, mon amour…

Après notre sympathique matinée balado-photographique, on se dirige vers notre première folie du voyage: la Lodge de Tad Lo, avec bungalows, pelouse rasée et magnifique salle de séjour en bord de rivière. En plus, trois paisibles éléphants complètent ce décor de rêve.

On passe toute l’après-midi à la Lodge, appréciant l’agréable terrasse privée de la chambre bien meublée, de la rivière ou de nombreux gamins font l’animation.

La rivière est encore plus belle dans les lumières du soleil descendant et en remontant la cascade à pieds, on en apprécie toute la fraîcheur.

La soirée est particulièrement agréable: la grande salle a un immense plafond et est meublée avec goût. La nuit est aussi belle.

Le lendemain matin, on quitte ce petit bout de paradis pour visiter une nouvelle cascade en haut du village. Il n’y a plus d’eau – retenue pour un barrage qui n’alimente pas la vallée mais la ville voisine – mais la vue est démente… On s’y exerce encore au pola…

Une très longue route nous attend par la suite, dont 74 kilomètres sur une piste hostile. Mon cavalier gère très bien, mais ça ne m’empêche pas de belles frayeurs. Le traumatisme de l’accident n’est pas loin.

La route difficile reste magnifique: elle coupe le Plateau des Bolavens en passant par un col. On assiste à une bataille rangée de nuages: les bleus-blancs contre les gris. Ces derniers perdent et on évite finalement la pluie.

Au bout de la longue piste nous attend un charmant hôtel à Paksong, perché en haut d’une colline de forêts. On y arrive couverts de poussières de piste, je suis une vrai Peau-Rouge!

Le soir, on rencontre des deux uniques autres convives: deux jeunes Américains tout dévoués à leur cause: une ONG qui concrétise son premier projet, amener de l’eau à 300 écoliers!

Après une nuit bien retapante, on repart pour Paksé, terminant ainsi notre chemin sur les Bolavens, mais notre road trip ne prend pas pour autant fin…

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Êtes-vous dans le bon flux?

Depuis que j’ai changé l’adresse de ce blog (voir ici pour les nouveaux venus), et donc des flux RSS qui l’accompagnent, j’ai noté une grosse chute dans l’abonnement aux flux.

Peut-être un oubli de votre part? il est temps de réparer cela! Ou bien peut-être ne savez-vous pas à quoi cela sert…

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Et hop, vous serez sûrs de ne rien manquer de l’actualité de Curieuse Voyageuse !

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Un voyage en Asie* Le Plateau des Bolovens, balades & pola!

Ma première bonne impression sur le village de Tad Lo ne fait que se confirmer. Il y a ici des allures de bout du monde et de petit coin de paradis: juste ce qu’il faut d’aménagements touristiques pour se sentir à l’aise, quatre ou cinq guesthouses-restaurants, un petit point accès internet et c’est tout. Tout le reste est « local », calme, rural, endormi, naturel et vert comme on l’aime.

De superbes cascades coulent au milieu du village.

Le premier soir, on dort « chez Po », une petite auberge à six chambres tenu par un Lao pas avare en paroles et qui aime partager son expérience dans un anglais très honorable. On dîne avec la famille de Po et une tablée de Français. C’est presque dépaysant de ne pas entendre trop d’anglais, l’ambiance est bonne.

Le lendemain, nous partons en trekking avec pour guide l’oncle de Po. Il parle lui aussi un anglais assez bon et nous mène entre petits villages et nature perdue. Grosse chaleur, terre rouge, villages animistes, nature luxuriante… C’est une belle matinée.

On vit une expérience photographique intéressante: je ressors notre polaroïd, étant un peu mal à l’aise avec ce nouvel outil que j’hésite à utiliser depuis le début du voyage (nos amis nous l’ont offert la veille de notre départ de Shanghai).
L’effet est pourtant toujours assuré: les enfants pris en photos qui voient leur image sur le papier affichent toujours de l’étonnement puis d’immenses sourires. Je suppose que ça leur donne un peu de fierté, de confiance d’être valorisé dans l’oeil de l’étranger. Mais ils sont en général nombreux et il n’y a jamais assez de photos pour tous. Du coup l’expérience perd tout son sens, et j’imagine que disputes et jalousies s’ensuivent à peine avons-nous détourné les talons.

Mais cette fois-ci, les choses se passent différemment. Par le truchement de notre guide, nous passons un peu de temps à papoter avec une (large) famille dans un des villages. C’est la maman que nous polaroïsons. Elle n’est pas peu fière de présenter son dernier-né sous notre curieux objet. A peine avons-nous laissé sécher le premier tirage qu’une autre maman se présente à nous avec un nourrisson et nous demande de la photographier.

Le mot passe dans le village, une autre, puis deux, et trois mamans se présentent ainsi à nous, nous transformant en éphémères photographes de famille… Magie du moment présent…

D’autant plus appréciable quand notre guide nous explique que ces familles-ci ont été relogées de force par le gouvernement, et qu’elles n’ont ici ni eau courante ni électricité. Cette fois-ci j’en suis sûre, le pola n’aura pas fait de dégâts mais apporté un brin de fierté, d’humanité ou de joie.

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5 questions @… Madame Oreille !

Ma rubrique de courtes interviews de blogueurs voyageurs reprend du service. Aujourd’hui, c’est Aurélie que nous rencontrons de l’extra blog Madame OreilleDécalée, drôle, et très pédagogue, Madame Oreille rassemble les deux passions d’Aurélie : la photo et le voyage !

Rencontre:

Qui es-tu ?
C’est un peu la question qui tue. Il y a plein de réponses possibles. On dira que j’ai 25 ans, que j’aime la photo, que je vis à Paris mais que j’essaie d’en sortir dès qu’une occasion se présente (l’occasion étant en général un « oui » de mon patron à une demande de congés !), que j’ai le même prénom que toi mais que je persiste à essayer de le faire prononcer par des non-francophones.

Pourquoi blogues-tu ?
Initialement, pour partager des « trucs » avec mes proches. Avec le temps, le blog a changé, mais la motivation reste la même : j’aime y écrire, y poster des photos, y partager des astuces, et relire tout ça des mois après. Je dois avouer qu’avoir des échanges avec les lecteurs, ce qui est assez récent, me plaît beaucoup également. Je réfléchis à une approche, la met en mots, et les réactions font évoluer la réflexion, ouvrent d’autres pistes, et ça c’est assez génial.

Pour toi, le dernier pays qui t’a marqué, c’est…?
Je n’ai pas encore visité assez de pays pour pouvoir ne pas être marquée par un voyage. Alors on va dire que le dernier pays qui m’a marquée, c’est tout simplement le dernier où je suis allée : la Roumanie. Des gens adorables, de longues discussions, et une espèce de sérénité malgré des vies pas toujours simples. Quelques moments difficiles pour moi (trouver le bon bus, se faire attaquer par des chiens) mais on dira que ce fut une « expérience enrichissante » ; notamment parce que, pour la première fois, j’ai embarqué un vélo avec moi.

Le lieu que tu préfères ?
J’ai des bons souvenirs partout, même quand il y a eu du négatif, mais je crois que mon coup de cœur reste la Mongolie, l’un des premiers pays où je suis allée, où je n’ai rien fait (à part grimper des collines pour avoir de magnifiques points de vue), rien vu (à part les naissances des premiers veaux de l’année et la tonte du cachemire), où j’ai juste profité d’instants dans des familles d’accueil, et où je ne cesse de me dire qu’il faudra retourner. C’est typiquement le genre d’endroit que j’aime : c’est calme, personne ne court où que ce soit, c’est à la fois reposant et épuisant.

Si tu devais définir le voyage en quelques mots ?
Je n’ai pas de définition précise, j’essaye tout ! Je pars principalement avec mon compagnon, mais j’ai aussi testé entre amis, avec ma sœur, seule. J’aime les trains, mais je suis aussi contente à vélo, à moto, en bateau, sur un dromadaire ou dans un tuk-tuk ! Et j’ai envie d’aller presque partout, que ça soit en France ou à l’autre bout du globe. Bref, au final, je crois que l’important pour moi, c’est de découvrir plein de choses.

Merci Aurélie d’avoir répondu à mes questions !
Si vous ne le connaissez pas: courez-y, son blog, c’est par là

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