Catégorie : Voyaaages !

Nous autres – la Chine en 3 portraits sur France Inter !

Si vous suivez ce blog, il est impossible de ne pas savoir quelles sont deux des passions que je partage souvent ici: la Chine et le média radio.

Je vous propose de découvrir aujourd’hui trois très bonnes émissions de Zoé Varier, écoutées sur France Inter. Nous autres propose tous les vendredis soirs des portraits de gens, dans une grande et belle simplicité. J’ai toujours aimé le son unique de la voix de Zoé Varier calme, doux et sussurant à la fois. Rien que pour l’entendre je pourrai écouter une émission dont je n’apprécie pas le thème. Ma surprise fut de taille quand j’ai appris qu’elle faisait une série d’émission sur les Chinois, avec comme toujours chez elle simplicité & humanité.

La première rencontre est celle avec Tsing Tsing, jeune Chinoise de 22 ans qui se définit comme une aventurière. Même si elle a travaillé tous les jours de 8h à minuit passé dans une usine, elle ne retient que de bons souvenirs de son expérience. Aujourd’hui elle travaille dans une boutique de thé et a des espoirs et des projets. C’est un portrait plein d’optimisme, qui m’a rappelé de nombreuses personnes que j’ai rencontrées en Chine.

Le second portrait est celui de Wem Wem, jeune femme de 25 ans. Le registre est beaucoup plus dur, et on mesure ici la difficulté de vie d’une génération entière. Pour elle, avoir un idéal est un luxe aujourd’hui. C’est un portrait d’une génération désenchantée, qui est malheureusement je pense aussi très réaliste.

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Ces deux rencontres m’ont fait penser à un Ying & un Yang d’une même génération. Qu’est-ce qui fait la différence entre ces deux manières de voir la vie? difficile à dire. Peut-être  l’amour d’une mère près de soi qui a donné confiance à Tsing Tsing et qui a cruellement manqué à Wem Wem?

Les deux interviews sont réalistes, à l’image des Chinois que j’ai pu moi même rencontrer. Ceux qui connaissent la Chine reconnaîtront sans doute des personnes qu’ils y ont croisés et ceux qui ne la connaissent pas pourront se faire une opinion pour une fois loin des clichés, éloignée de ce que l’on attend généralement sur ce pays.

Petit détail technique, j’ai bien aimé le rythme du montage et le fait qu’on puisse entendre entièrement les réponses en chinois… J’ai aussi aimé les questions posées à ces jeunes femmes, et celle que je préfère (et que je pose à chaque fois dans mes propres entretiens) est « où seras-tu dans 10 ans? ».

La troisième émission pourrait se résumer en une question: comment comprendre l’histoire de la Chine contemporaine? A travers le regard d’un cinéaste hors norme, Wang Bing, et d’une actrice vivant en France, Xing Xing Cheng, on (re)découvre l’envers du décor d’une histoire qui a influencé le destin de millions de personnes. J’ai légèrement moins apprécié cette émission-ci, la trouvant un peu trop fourre-tout, mais si la Révolution Culturelle ou les Cent Fleurs n’évoquent rien pour vous, je ne peux que vous la recommander !

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Alors, prenez une bonne tasse de thé, cliquez sur un des liens ci-dessus, fermez les yeux, et partez pour près de trois heures de voyage en Chine !

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On repart à Stockholm?

Je vous propose aujourd’hui un petit voyage sonore pour replonger dans l’ambiance de mon superbe week-end Suédois

Vous pouvez retrouver mes voyages sonores sur la page youtube dédiée !
Bonne écoute…

Vous en pensez quoi? N’hésitez pas à me donner vos impressions, avis & axes d’améliorations, les commentaires sont ouverts pour cela…

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Bleu Océan

Le rythme de publication sur ce blog est légèrement plus lent ces temps-ci, et je m’en excuse. Je danse énormément ces jours-ci, ceci expliquant cela. Et je ne peux qu’encourager les Parisiens à passer du côté de la Gare de Lyon les 1, 2 & 3 juin pour venir voir le fruit de ce travail (toutes les infos sont ici). Petit indice pour ceux qui me chercheraient: j’aurai un t-shirt vert!

Mais, revenons à nos moutons et au titre de cet article: j’ai fait un saut dans le Pays Basque il y a peu de temps. Le temps où le soleil n’était pas de la partie. Dommage pour la bronzette, mais tant mieux pour la beauté de l’océan et la tranquillité des environs.
Nous étions presque en tête à tête. Et c’était magnifique.
Une fois de plus, les ondes ont été source d’inspiration, en voici un souvenir…

Océan d’un bleu profond
Dans lequel mon désarroi se morfond
J’aime te sentir près de moi
Ne faire qu’un avec toi.
Marcher sur le sable mouillé
Les yeux fermés,
Les sens tout aiguisés,
Apprécier les gouttelettes d’un triste ciel qui pleure
Chatouiller mon visage avec bonheur.
Eprouver le vent qui claque contre mon corps,
Ecouter le va-et-vient marin qui sans cesse revient.
Et surtout
Entendre le murmure de l’écume qui sussure à mes chaussures…
Océan, le temps n’est pas plaisant en ce moment,
Et pourtant, tu es charmant, enivrant, passionnant,
Le foncé des nuées se laissant absorber dans les reflets de ton sable gris-bleuté.

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Au bord de l’eau – plongée vers une autre Chine

Je viens de voir le spectacle Au bord de l’eau interprété par l’école de l’Opéra de Pékin à Bobigny. Je n’aurais pas été invitée, je n’en aurais jamais entendu parler (et probablement vous non plus) et cela aurait été vraiment dommage.

Cette création est un pur moment de bonne humeur. C’est une plongée dans une Chine différente, à la croisée du roman traditionnel chinois Au bord de l’eau et des coulisses d’une école d’Opéra. Car oui, ce spectacle unique mêle avec brio des scènes du roman d’aventures d’un autre temps aux anecdotes, entraînements et autres séances de maquillage d’une école artistique…

Au bord de l’eau (水浒传 Shuǐ hǔ zhuàn) est un roman d’aventures tiré de la tradition orale chinoise écrit par Shi Nai’an (XIVe siècle). Il relate les exploits de cent huit bandits, révoltés contre la corruption du gouvernement et des hauts fonctionnaires de la cour de l’empereur. La notoriété de ce livre est souvent comparée à celle des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, et étant ici à l’échelle de la Chine, les lecteurs de cette oeuvre seraient au nombre de trois milliards!

Je n’avais jamais vu qu’à la télé des opéras chinois, le côté franchement nasillard et suraigü de leurs vocalises m’ayant toujours tenue à l’écart des scènes.
Mais ici, l’opéra est mêlé aux performances vidéo, à la danse, aux acrobaties, aux séances d’entraînement et au théâtre. Le spectacle est en plus très intéressant pour la compréhension de la culture chinoise: au-delà des arts que je viens de citer, on fait une réelle incursion historique dans la Chine impériale… Le tout avec beaucoup d’humour, de grâce, de bonne humeur et même de franche poésie!

Vous l’aurez compris, allez-y si vous en avez la possibilité, le spectacle est joué à Bobigny jusqu’à la fin de la semaine (infos ici) et fait également une petite tournée.

Aviez-vous entendu parler de cette oeuvre aux milliards de lecteurs?

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Flash-back sonore: un Chinois hors du commun

Aujourd’hui c’est un petit retour en arrière que je vous propose, avec une lecture à haute voix d’un passage de mon livre, la Chine à fleur de peau où je raconte ma rencontre avec un Chinois hors du commun: un de mes fournisseurs…

Comme vous pouvez le constatez depuis peu, je m’essaie aux contenus sonores (un grand merci à Sébastien de MixCity radio)… tous vos avis sont les bienvenus !

Au plaisir de vous lire !

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Lieu d’être – Danser une utopie !

Aujourd’hui je vous invite à un voyage utpico-dansant en vous livrant quelques lignes inspirées d’un projet de danse contemporaine…

Dimanche j’ai dansé à Paris.

Dimanche, j’ai dansé au balcon d’un inconnu sur une place qui ne m’était pas trop connue et face à des gens que je ne connaissais pas.
C’est ce que j’aurai écrit si cela ne s’était pas passé au sein de la compagnie Acte.
En réalité, dimanche, j’ai dansé à Paris, au balcon de mes complices-co-danseurs-amateurs-hébergeurs sur une place qui est devenue mon terrain de jeux depuis une dizaine d’heures déjà face à des curieux sans doute touchés par les gesticulations de soixante personnes utopiques.

Ces lignes méritent sans doute quelques explications pour être comprises…

Mi-avril, je tombe par hasard sur le mur facebook d’un guide parisien relayant une drôle d’information : « Participez à un casting sauvage pour un spectacle de rue contemporain ! ».
Parfois les choses se font facilement : je viens justement de terminer un projet danse, moi qui aime tant cet art et ne demande qu’à en commencer un autre. Et, alors que mon agenda est rempli pour les deux mois à venir, je vois que la seule contrainte demandée, la présence, n’en sera pas une pour moi – je suis par miracle disponible pour la dizaine de répétitions obligatoire en quatre semaines. Je visionne le « teasing » vidéo du spectacle et, sans pour autant très bien comprendre, j’adhère immédiatement à l’univers. Je veux en être !
Je me rends à une réunion d’information. Je ne retiens que quelques mots : tout le monde est le bienvenu, comme il est. Et surtout : ce projet c’est une utopie, faire que la danse soit un vecteur de rencontre et d’humanité. Ou bien Annick prononce quelques phrases de cet ordre qui déposent ces idées en moi.

Première répétition : je m’y rends stressée et fatiguée, on est vendredi soir, la semaine a été difficile. Ce sera quitte ou double pour ce projet, ça demande pas mal d’investissement personnel et je le ferai entièrement ou pas.
La réalité dépasse mes attentes. Nous passons plus de trois heures à cinquante dans une salle de réunion. Annick arrive à nous guider, nous mettre à l’aise. La magie est là : un lien se crée entre nous. Lien par le mouvement. Par la volonté de vivre un moment ensemble. De vivre un moment gratuit, qui ne vaut rien si ce n’est le partage d’humanité qu’il permet.

Les répétitions suivantes vont crescendo : comment on gesticule sur le parvis d’une gare, en plein Paris, comment on y crée des pas de danse, alors que beaucoup n’ont jamais pratiqué cet art. Comment on monte ensuite pour la première fois au balcon et on s’y retrouve isolé et pourtant plus que jamais solidaire avec son groupe. Comment la musique inconnue jusqu’à il y a peu devient un guide, un fil conducteur, une inspiration…

Et les sourires, les joies, les exigences, les envies de bien faire, de se donner sous son plus bel angle, d’offrir le meilleur de soi pour que chacune des répétitions et des représentations se passe dans la plus grande harmonie qui soit.

Alors oui, l’utopie est déjà en marche et s’est incarnée en chacun des moments partagés sur la Place Fresnay.
Merci Annick, tu nous as ouvert les portes de ton bien bel univers et tu nous as même laissé la chance d’en créer un bout avec toi…

LIEU D’ETRE, Manifeste chorégraphique pour l’utopie d’habiter
› spectacle gratuit et tous publics
› vendredi 1er juin à 19h | samedi 2 juin à 19h | dimanche 3 juin à 15h30
› RDV Place Henri Frenay (à côté de la Gare de Lyon), Paris 12ème

Infos sur la compagnie.

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Face à la mer

Qu’il est bon de …

Sentir le soleil chauffer ma peau.

Se perdre entre le bleu du ciel et celui de la mer, la ligne d’horizon telle un miroir entre deux teintes d’une unique couleur.

Regarder les nuages se faire chasser par le soleil et observer leur ombre fuir sur le sable.

Ecouter l’écume, le va et vient de l’eau sur le sable, le roulis des grains de plage.

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Simply life !

La vie simplement. Sentir la vie par ses deux extrémités: les jeunes enfants qui crient face aux vaguelettes léchant leurs pieds et les « obuelos » qui les observent mi surveillant, mi bienveillant.

Le presque calme d’un bord de plage.

Un petit frisson quand un nuage se fait trop épais. Une courte prière pour que le soleil gagne le combat.

L’espagnol comme un murmure permanent en son de fond. Il y a peu de monde aujourd’hui, autrement ce serait plutôt une ambiance de marché, les gens s’alpaguant les uns les autres.

Le frisson persiste. Je lève les yeux au ciel. Après ce très gros nuage, le bleu semble au beau fixe. Espérons.

Le soleil a gagné, jusqu’à la prochaine nuée sans doute. Mais qu’importe, cet ensoleillement incertain me fait adorer plus encore à sa juste valeur l’astre de nos journées.

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A Vila Joioisa

Les maisons sont basses, toutes en couleurs. Ca sent bon la vieille pierre, le calme de la sieste espagnole, l’ambiance villageoise. La mer, pure, bleue, est calme et dépeuplée. Moins de dix personnes sur la plage. Je me sens en vacances, même si je sais n’être là que pour quelques heures. Il est des lieux qui apaisent, auxquels on se sent appartenir dès qu’on y passe. Ce village en fait partie. Pause déjeuner en terrasse, instant parfait. Un verre à la main, le soleil qui caresse ma peau, ma très chère amie face à moi, la mer assortie au ciel juste derrière.

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Mer

Immense étendue vierge, où tous les espoirs sont permis, telle la page d’une vie à remplir d’une éphémère encre en perpétuel renouvellement.
Doutes envolés, projets, espoirs, envies, énergies et joies.
Mer tu m’inspires, me guides, me rassures, me réjouis.
Calme et puissante à la fois.
Immobile et en éternel mouvement.
D’une absolue beauté que nul n’a pu troubler.

Un mystère sans borne qui a le pouvoir de m’apaiser.

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Petits plaisirs à la sauce espagnole

Pendant ces quatre jours à Alicante, j’ai aimé :

– me promener dans la vieille ville, El Casco Antiguo

– y voir des poèmes que je ne comprenais pas sur des murs

– faire une pause le samedi midi à Mercado Central, où régnait une belle ambiance

– manger – hmmm le Fidena, sorte de paella avec des nouilles, hmmm les patates Ail y Oli

– boire des verres en plein après-midi sur la Calle de Castanos et entrer dans un club à 17h comme si on était en plein milieu de la nuit – la mode depuis deux ans pour les trentenaires d’Alicante!

– regarder la mer encore et encore sur la plage de la petite ville de El Campello, près d’Alicante

– prendre le temps dans la petite ville de Vila Joiosa, très charmante, et qui bénéficie de la comparaison avec l’horrible Benidorm. Y déjeuner quand la ville entière sembler faire la sieste

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Et en images, ça donnerait cela:

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