Parking est déroutant, grotesque, drôle, violent et touchant à la fois. C’est le premier film du réalisateur taïwanais Chung Mong-Hong, que j’ai vu par hasard, sur le conseil de mon vendeur de DVD.
Résumé: C’est le jour de la fête des mères à Taipei. Chen Mo a pris rendez-vous avec sa femme pour un dîner, avec l’espoir de renouer leurs liens distendus. Mais, il trouve sa voiture bloquée par une autre garée en double file. Toute la nuit, Chen Mo passe des heures à tous les étages d’un immeuble pour chercher la personne qui s’est garée.
Il rencontrera des personnages excentriques : un vieux couple et leur petite-fille, un patron de salon de coiffure manchot, une prostituée voulant échapper à son maquereau, et un tailleur hongkongais accablé de dettes…
L’histoire est pour le moins rocambolesque, peut-être un peu trop. Heureusement, on s’attache rapidement au sympathique personnage principal, Mo Chen. On l’accompagne dans des déboires aussi invraisemblables les uns que les autres, et on a finalement envie de voir comment va se terminer son aventure.
On s’attache aussi aux personnages secondaires: Chung Mong-Hong a créé des personnages variés et fins qu’ils soient plein d’humanité, ou d’inhumanité… Une sacrée présentation de la société taïwanaise, ce qui fait vraiment tout l’intérêt du film.
Un film déroutant et plein d’émotions à la fois, que je vous conseille si vous n’avez pas peur d’être perdu par une histoire qui part tous azimuts…
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L’histoire en bref: Song et Tang sont des mineurs quadragénaires qui parviennent à faire fortune au fond d’une mine de charbon: un faux accident engendre un vrai mort, un des compères se fait passer pour un parent du défunt, le second escroque leur patron. Après avoir négocié de belles indemnités contre un faux douloureux silence, c’est reparti pour une nouvelle mine avec une nouvelle victime. Cette fois-ci, la victime attirée dans leurs filets est un naïf môme de seize ans…
Chine du Nord, années 1920. Une jeune femme accepte de devenir la quatrième épouse d’un homme riche. Le réalisateur suit l’évolution de cette jeune fille de 19 ans pendant quatre saisons. Les épouses vivent recluses dans une demeure, isolées du reste du monde. L’année est rythmée par les intrigues, les mensonges et les trahisons des femmes entre elles ; leur but principal étant d’attirer les faveurs nocturnes du maître afin de régner sur la maison le jour.
J’ai découvert récemment une nouvelle revue Monde Chinois. Je viens de lire l’exemplaire intitulé Le renouveau de l’architecture en Chine.
Le Maître a de plus en plus d’humour est un très court roman de Mo Yan. On y suit les aventures de Ding Shikou, dit maître Ding: son usine a fait faillite, et il est licencié, sauf qu’il est seulement à un mois de la retraite. C’est tout un monde qui s’écroule… Jusqu’à ce qu’il retrouve le sourire avec une idée originale, qui ne lui apportera pas que de l’argent…
Revenons à l’histoire: en 1983, une jeune étudiante française des Beaux-Arts se retrouve dans la province du Sichuan, dans une école artistique régie par le Parti, qui, comme toutes les écoles, est encore fortement marquée par la Révolution Culturelle.

