
Je me décide enfin aujourd’hui à enfourcher mon clavier pour écrire sur une région chère à mon coeur et qui ne figure pas encore, à tort, en ces colonnes. Parlons aujourd’hui des Pyrénées !

Je me décide enfin aujourd’hui à enfourcher mon clavier pour écrire sur une région chère à mon coeur et qui ne figure pas encore, à tort, en ces colonnes. Parlons aujourd’hui des Pyrénées !
Après plusieurs mois d’attente, elle est enfin en ligne: la vidéo qui nous fait voyager en Tunisie…

Vous rappelez-vous, en novembre dernier, je vous emmenais dans le superbe désert tunisien, dans la palmeraie de Tozeur… entre autres!
Je suis donc partie il y a peu à Séville. Je suis à jour sur mes récits de voyage à Grenade, pas tout à fait sur ceux de Séville – promis je vous raconte la suite bientôt…
En attendant, un peu de rêve: j’ai eu l’immense chance de passer une nuit à l’hôtel Corral del Rey, au coeur de la vieille ville de Séville.

(Je suis toujours en voyage à Grenade)
Sublimissime fontaine dans un jardin qui termine la visite des Palais Nasrides. Tout semble agencé pour que la lumière du midi éclaire juste la fontaine en son centre… De longs arbres élancés l’entourent telle une garde de troncs. Autour des haies de buissons protègent l’ensemble en barrant le passage d’un petit mais épais labyrinthe. Juste avant le portique de colonnes sont glissés des orangers, douce note colorée.

Terrasse légèrement ombragée à l’écart des flux en tout genre. Prise d’assaut par de jeunes Grenadins. Je bulle à l’ombre d’un palmier. Plaisir d’écrire cette dernière phrase. Je me sens bien. Peu à faire à part me balader dans le petit centre-ville et buller à nouveau.
J’aime l’atmosphère espagnole.
Tranquille.
Détendue.
Simple.
Avenante.
Je suis donc résolument une fille du sud (en réponse à une question que je me posais il y a quelques temps à Stockholm…).

Les oiseaux chantent fort, surtout le matin et au coucher du soleil. J’ai entendu des poules ce matin. J’aime cette atmosphère de médina. Les rues étroites ne laissent aucune chance à l’intimité. Je fais quelques pas, une fillette joue dans quelque cour cachée. Je continue. Un homme joue à la guitare. Les notes s’échappent de sa fenêtre. Là, c’est une femme qui cuisine, j’entends les casseroles s’entre-choquer.

J’atterris à Séville vers 12h. Ici le ciel est dégagé. Depuis le hublot, j’ai pu voir de nombreux champs autour des pistes. Surprise, l’aéroport est à la campagne? je comprendrai plus tard que toute l’Andalousie est cultivée et irriguée, grâce à l’héritage arabe datant du début du dernier millénaire.
Je dispose d’une paire d’heures avant de prendre mon bus pour Grenade. Je décide de flâner du côté de la station de bus du Prado. A peine suis-je dehors qu’une odeur de jasmin, ou peut-être de citronnier, m’emplit les narines. Délice, alors qu’à Paris on sort du plein hiver depuis deux jours à peine. Tous mes sens sont en émoi: de similaires senteurs me surprennent régulièrement; le soleil joue sur ma peau, je me sens presque raidie, comme si je sortais d’un carcan tant le soleil m’a manqué. Mon dernier bain solaire remonte à un siècle.

Zanzibar.
Un nom qui m’attire.
Longtemps juste un nom qui m’attire. Est-ce l’allitération de l’ultime lettre de l’alphabet, si rare en notre belle langue? Est-ce la rondeur de sa dernière syllabe ? Est-ce la promesse d’un ailleurs incertain mais certainement lointain ?
Longtemps, je ne sais même pas où situer cette chimère sonore.
Longtemps je rêve, j’idéalise, je fantasme autour de ces huit lettres.