Lisbonne ou la douceur de vivre…
Déc 01, 2018 Portugal No responses

Amis lecteurs, je suis donc repartie en voyage… Premier voyage solo depuis plusieurs mois, après une longue pause pour mon second fils. Je ne suis partie « que » trois jours dans une capitale européenne, mais c’était trois journées de pleine présence, à vivre entièrement chaque instant voyageur. Je partage avec vous aujourd’hui l’ensemble de mon journal de bord, rédigé pour la plupart aux terrasses des nombreux cafés qui ont croisé ma route à Lisbonne.
Belle lecture !

– Samedi matin –

« Il ne fait pas beau » me dit Didi.
Saurai-je tomber à nouveau sous le charme de Lisbonne sans l’azur pur de ses cieux qui m’avait tant plu il y a plus de six ans ? Je le crois.
Je suis tellement contente de partir à nouveau en voyage.
Depuis plus de 18 mois, je n’ai pas eu ce goût de la découverte sur les lèvres. On ne dira pas que ces 18 mois furent inactifs, gâchés, ou peu importants. Ce furent les mois de la grossesse, puis les premiers mois de vie de J.
Mois filant à tout allure, J. en ayant déjà onze a son petit compteur de vie. En fait, cela fait 19 mois en tout que je ne suis pas repartie en voyage. 19 mois à m’occuper des autres principalement. Et me voilà avec trois nuits et trois jours que pour moi. Joli cadeau accordé, parenthèse égoïste d’une vie qui pourtant me comble…
Je reviens à Lisbonne après 48 heures que j’y ai passées à l’occasion de mes 29 ans. L’impression incroyable qu’il s’agissait d’une autre vie, il y a un peu plus de six ans.
Je reviens à Lisbonne et je n’ai qu’un programme : me laisser porter par le présent lisboète et profiter de ma chère amie franco-indienne Didi, installée là-bas depuis quelques temps.
La première nuit fut une conjugaison parfaite de ces deux idées. Dîner en bord du Tage, au resto Ponto Final. Une impression de bout du monde, une déconnexion totale. Derrière moi : le clapotis des vagues – le Tage c’est un fleuve qui se prend pour une mer. Devant moi : tout Lisbonne s’étend dans son manteau lumineux. Nous avons emprunté le fameux pont rouge suspendu pour traverser le Tage, et c’est l’ensemble de la ville qui s’offre en décor à notre dîner. Longue longue discussion ensuite chez Didi dans sa superbe maison typiquement lisboète. Ici les pièces sont toutes en enfilade, et chaque mur est ornée d’Azulejos.

– Samedi vers 14 heures –

Quel bonheur d’arpenter une ville sans autre intention que de la humer, être présente et l’observer.
Après un brunch chez Didi, je pars à la re-découverte de Lisbonne. De Lapa à Baixa, en passant par Chiada, je file à peu près droit à deux ou trois rues parallèles du Tage.
Quelle belle surprise. Les façades lisboètes m’absorbent. Les Azulejos sont si beaux. Tous différents, tous lumineux, tous harmonieux. Si les façades n’en sont pas ornées, elles sont très souvent parées de couleurs crème. Safran, beige, rosé. Lisbonne est douce à mes yeux.
J’arrive à l’Alfma, dont je gardais un si bon souvenir. Les ruelles sont charmantes, les vues sur la mer de toits et sur les eaux du Tage sont belles. Mais les ruelles sont surpeuplées et les vues encombrées en ce samedi de novembre. La beauté des lieux ne parvient pas à me faire oublier les désagréments de mes trop nombreux confrères touristes.
A Largo das Portas do Sol, je craque. Je saute dans le premier tramway venu jusqu’à son terminus. Ouf, enfin plus de Lisboètes que de touristes. Je peux reprendre mes balades-furetages.
Je suis à Graça. Une belle petite surprise. Le charme du quartier n’est pas ostentatoire mais juste bien dosé. Le quartier vit tout simplement. J’ai un coup de cœur pour la rectiligne Rua Senhora de Gloria.

– Dimanche dans l’après-midi – 

Que mes heures lisboètes sont heureuses, qu’elles sont précieuses.
Didi a voulu me montrer le meilleur de « son » Lisbonne je crois. Nous prenons l’apéro au bar TOPO Chiado. Nous tournons longtemps avant de trouver son accès, le GPS de Didi fait des siennes. Tant mieux qu’il se gagne, nous sommes seules dans cet incroyable lieu. Une vaste terrasse accolée à une église en ruines. Un havre de paix au cœur d’un des quartiers les plus animés de Lisbonne, en ce samedi soir. Derrière nous l’imposante bâtisse religieuse. Devant nous, une nouvelle imprenable vue sur Lisbonne en manteau de nuit.
« Là, c’est le château, là telle l’église », me commente Didi. L’air est doux, je photographie ce moment unique avec le cœur. Ce magnifique cadre est l’écrin idéal pour une longue et belle discussion.
Nous rebattons ensuite l’humide pavé pour atteindre The Insolito, un des restos les plus branchés du moment, selon ma guide. À nouveau, le cadre est superbe, mais ici une bâche protège du froid… et de la vue. La soirée n’en reste pas moins délicieuse, que ce soit en termes de compagnie, de contenu de l’assiette et de cadre…

Je me lève ce matin avec la pluie. Nous attaquons la journée avec une petite pratique de yoga, suivi d’un bon brunch fait maison.
Je me décide à prendre la route. La pluie m’invite à visiter un musée. Ce sera le Museu de Azulejo. Je suis tellement sous leur charme depuis la veille… j’apprends qu’Azulejos vient de l’arabe « azzulaij », pierre polie. Je vois l’évolution de cet art depuis le XVe siècle à nos jours. Motifs inspirés par la nature, sujets religieux ou liés aux grandes Découvertes, c’est l’histoire de la ville et de ses influences qui défile sous mes yeux. Coup de cœur pour un petit cloître qui m’a un instant téléporté à Marrakech ! Aussi pour un immense panneau représentant Lisbonne avant le séisme qui détruisit la ville en 1755 – c’est dans le temps que ces pierres polies m’ont ici téléportée.
Un bus plus loin et je grimpe les très nombreuses marches menant à la terrasse du Panteao nacional. J’arrive après la pluie et j’ai la terrasse pour moi seule. Délice…
J’arpente à nouveau l’Alfama. Contrairement à hier, j’y suis seule. Je comprends que j’ai emprunté une rue dédiée à la vie nocturne. Tant mieux je préfère ces façades fermées et leur tranquillité aux hordes de touristes que je suppose s’animer quelques rues plus haut.

– Lundi, avant midi – Depuis la Place Principe Real, et son café Esplanada –

Hier soir ma troisième et dernière soirée lisboète fut encore agréable. Didi m’emmène dans une petite adresse de quartier, sans prétention et fréquentée par des locaux. Osteria cucina di amici est un très agréable troquet italien.
Nous sommes à 10 ou 15 minutes de chez mon amie, et ce soir comme les autres soirs, ce sont dans des rues aussi belles qu’endormies que nous baladons. Nous sommes tout près du centre-ville de la capitale et les rues sont d’une incroyable douceur de vivre… Belles, gracieuses, comme vivantes et assoupies à la fois. Un bonheur de s’y promener après de longues discussions dînatoires.

C’est aujourd’hui ma dernière journée portugaise. Le temps, plus clément que la veille, est propice à la balade. Mon objectif de la journée : trouver le café ou le kiosque où m’attabler avec plaisir, carnet et choses à observer. Le premier kiosque ou je me rends n’est pas encore ouvert et les alentours sont en travaux. Qu’importe, au moins aurais-je débuté ma balade. Santa Catarina est un chouette endroit. Je continue ensuite à grimper le Bairro Alto. Je ne l’ai vu que de nuit, et j’y vise un autre kiosque.
Les kiosques sont des instituions de Lisbonne. Un kiosque vert, comme chez nous, quelques tables autour. On y boit un café, une bière, un jus de fruit frais ou on y mange sur le pouce.
Je me dirige vers le Kiosque du Miradorou de Sao Pedro de Alcantara. Fermé également, et là aussi des travaux. Mais la balade entre ces deux adresses me permet de visiter le Bairro Alto qui s’éveille. Ce quartier de fêtes sort de sa torpeur en ce début de journée de début de semaine. Pavés lavés à grande eau, ouvriers se mettant à l’ouvrage, rideaux encore baissés pour la plupart, j’aime cette ambiance matinale où les touristes sont rares dans le paysage. Et je trouve ensuite le café Esplanada au cœur d’un parc et entouré de ficus géants… C’est là que je profite de cette si douce oisiveté matinale…

– Lundi, plus tard – depuis le kiosque Ribeira das Naus –

J’ai trouvé le café idéal pour ce moment précis. En bordure du Taje, face au premier soleil franc du week-end. Ici, le fleuve Taje se prend pour l’océan. Vaguelettes, sable, mouettes, tout y est. Ce café a des airs de bar de plage. Bol de soleil, d’azur pur et de plein air. Instant idéal.
Je vois les derniers nuages quitter les cieux un à un. J’apprécie plus encore la clarté du ciel car elle s’est faite désirer. Je déguste enfin la chaude caresse du soleil portugais. Lisbonne, je sais que je reviendrai flirter avec toi et déjà je m’en réjouis…

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