Se faire une (petite) idée de Grand Cayman
Mar 18, 2014 AmériqueCaraïbesVoyaaages ! 6

Suite de ma découverte du monde des croisières et des Caraïbes…

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Carnet de bord, J-3 : Grand Cayman

Soyons honnête : je ne savais rien des Îles Cayman avant d’y mettre les pieds. Et pour tout dire j’ai soigneusement évité toutes recherches pour rencontrer ce nouvel horizon de manière vierge.

Je me lève ce matin quelques minutes avant l’aurore que je chéris tant. Je ne suis pas déçue. Le plus beau lever de soleil que j’ai vu depuis pas mal de temps.

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Débarquer à Georgetown

Je débarque à 8h30 à Georgetown, capitale de Grand Cayman. Cayman, Cayman ? Ce nom m’évoque un poisson dangereux, et peut-être un paradis fiscal, encore n’en suis-je point sûre…
A peine mon pied posé à terre, je vois un homme (blanc) tendant des prospectus, je lui pose mes questions les plus basiques. Grand Cayman appartient à la Grande Bretagne, la ville est petite (quatre rues sur cinq peut-être). Pour visiter au mieux l’île en une journée ? Prendre les bus locaux me dit-il.
Je rencontre deux pas plus loin deux jeunes femmes (noires) proposant des cartes de la ville. « Les habitants de Cayman sont très sympathiques, tu peux demander à des gens de te montrer ce qu’ils aiment ici, ils le feront avec plaisir. » La vie ici ? « C’est calme, un peu trop calme, tout ferme à 1 heure du matin… »

A quelques pas de là, je trouve la gare de bus – à vrai dire un chapiteau avec cinq minibus dessous. Le bus faisant le tour « côté ouest » part dans quelques minutes. Donald est au volant. Après que je lui aie expliqué que je ne suis là que pour quelques heures, il prend son rôle de guide très à cœur et pendant les 20 premières minutes du trajet me commente le moindre hôtel ou restaurant ou mall. Car oui Georgetown est une ville très occidentale, avec son lot de grandes marques américaines du type fast-food au M jaune…
Donald m’explique que sa vie est sympathique, mais un peu calme (encore !) et que la vie est chère ici, vraiment. Je l’interroge sur le salaire minimum. 1.500$ dans le public, et dans le privé, il n’y en a pas. 3,50$ l’heure me dira-t-on plus tard. Quand le moindre billet de bus fait 2$ et le moindre plat au restaurant 13, ça fait peu en effet…

Donald s’arrête de parler. Il monte le son de la radio et la dernière demie heure de trajet en sa compagnie (je l’accompagne sur toute sa boucle jusqu’à la gare routière) sera rythmée par un prêche dispensé par un prêtre jamaïcain, dont on peut dire qu’il a la très grande forme. Jamais entendu une telle verve chrétienne, ça change de nos églises !

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Retour à la gare des bus. Les rues sont pleines à craquer de touristes en maillot de bain à la peau rougeoyante. Vite vite, une alternative. Le gardien de la gare a l’air sympa, je commence à papoter avec lui. Un endroit sans touriste ? « Pas facile ». Mais vous le week-end, vous faites quoi ? « Je pêche sur mon bateau. » Je peux peut-être en trouver un ? « Ce sera dur, dommage que je travaille. » Il dit cela sincèrement. Il a alors une idée : « Les locaux vont à Smith Cove le dimanche. Aujourd’hui ce sera calme, c’est une plage sympa. »

Et voilà mon programme décidé pour la fin de journée. Je ne le regrette pas. Après une marche de 40 minutes en plein midi, j’arrive sur ce petit coin plus que charmant. Pas grand monde en effet et surtout pas de touristes en vue… Deux heures passent, je me sens bien.

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Je reprends le chemin du centre-ville, en stop cette fois-ci, je ne veux pas risquer l’insolation… Je discute à nouveau avec des locaux, Rudy, mon chauffeur (blanc) d’un instant et plus tard un Indien chez qui je me régale d’un délicieux curry. Une fois de plus, je rencontre des gens avenants et heureux de papoter. Rudy me confirme que le problème ici, c’est le coût de la vie. Je sens ensuite mon hôte indien très heureux de pouvoir causer de l’Europe avec moi. Il travaillait en Suisse ce fut un temps, un grand voyageur que j’ai donc face à moi.

Le soleil baisse, je dois repartir vers mon navire. Je me décide enfin à lire un peu sur les Îles Cayman, mais seulement après avoir écrit ces lignes. Vous pouvez ainsi lire ici mes sincères premières impressions. Et pour en savoir plus sur les Îles Cayman, rendez-vous par ici.

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En pratique :
Escale réalisée à bord du Navire MSC Divina au départ de Miami.
Toutes les infos sur les excursions proposées par MSC Croisières sont à retrouver ici.
L’ensemble de mon journal de bord : jour 0 & 1jour 2.

*°*Pour organiser votre prochain voyage à l’étranger, je vous recommande chaleureusement les services d’Evaneos, qui vous met en contact direct avec des agences de voyages basées dans les destinations… et pour qui je travaille depuis des années !*°*

6 comments on “Se faire une (petite) idée de Grand Cayman

  1. Yea, that’s the way to go !
    Trop cool de te fier aux locaux comme ca, le temps d’une journée. Et d’autant plus cool que ce n’est vraiment pas ce que font la plupart des touristes croisières qui se contentent d’explorer leur destination en tour organise ! Ca me donne super envie d’aller faire un tour au Grand Cayman (donc j’ignorais l’existence !!), tiens.
    Pourquoi precises-tu si tes interlocuteurs sont blancs ou noirs ? Cela a t-il une importance ? (Je me dis que justement si tu prends la peine de faire cette distinction il doit y en avoir une ?)

    1. C’est clair qu’avec nos guides de voyages, nos blogs et forums, on en oublie la plus simple des manières de préparer un voyage: se renseigner auprès des personnes qui vivent sur place à l’année.
      J’avoue avoir adoré ce contact (mais tous les pays ne s’y prêtent peut-être pas) et vous incite chers lecteurs à vraiment essayer!
      Noir ou blanc, ou ça a un sens: en Jamaïque, tout le monde était noir de noir, et là, île appartenant à la Grande Bretagne oblige, les gens étaient très métissés. Du coup ça m’a franchement surprise juste après la Jamaïque: d’où le fait que je le souligne…

  2. Je ne connaissais pas non plus, juste de nom, avant de te lire!
    Et finalement j’ai lu l’histoire via ton lien et je découvre beaucoup de choses!
    La plage est magnifique! Mis à part l’américanisation (avec des fastfood, etc..) tu penses que l’île est restée « sauvage » ?

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