Danser à Bamako
Fév 24, 2016 Mali 10

Vous le savez tous désormais : j’aime danser, j’aime la danse, j’aime les émotions autour de la danse…
Je pratique la danse africaine depuis… euh il est préférable de ne plus compter à ce stade, mais depuis plus de dix ans déjà. Malgré cela, je n’ai jamais eu la chance d’aller pratiquer cet art dans un de ses pays d’origine. Cela faisait bien longtemps que je le souhaitais, mais l’occasion jamais encore ne s’était présentée.
Ma joie fut des plus grandes quand, en échangeant avec mon cher mari avant de partir au Mali, j’ai réalisé que j’aurai là-bas la possibilité d’y danser ! Et cette envie depuis longtemps nourrie s’est enfin réalisée…
J’ai fait quoi au Mali ? J’ai dansé… beaucoup, laissez moi vous raconter !

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Aïssata Kouyaté, une de mes professeures de danse africaine préférées à Paris (si ce n’est ma préférée) m’a recommandé une amie européenne vivant à Bamako depuis quelques mois.

Sophie apprend la kora au Mali et elle prend des cours de danse, elle pourra te conseiller des professeurs…

Nous nous rencontrons à Paris avant notre départ, elle est de passage dans la capitale. Le feeling de la danse aidant, nous sympathisons, les numéros de téléphone sont échangés, ensemble nous irons danser.

Mon premier cours de danse africaine pris sur le continent, avec Sophie donc, est collectif, dans un quartier animé de Bamako.
Danser au cœur de la vie africaine, avec enfants, Maliens et Européens à mes côtés me procure une intense joie. Enfin… un rêve devient réalité. Ce premier professeur n’est pas excellent, mais la joie, la moiteur et l’émotion sont au rendez-vous – les moustiques aussi d’ailleurs, même s’ils n’étaient pas invités…

Sophie et moi prenons ensuite des cours individuels avec Djibi Coulibaly, fils d’un danseur malien réputé. Je suis chanceuse : il peut venir chez les parents de M. où une piste de danse est improvisée sur le toit de la maison.
Le niveau est au rendez-vous, la joie aussi évidemment. J’apprends plusieurs chorégraphies traditionnelles et me fait franchement plaisir. M. et toute sa famille sont aussi heureux de me voir à l’œuvre dans un art qu’ils savent que j’affectionne tant… Je prends quatre cours pendant mon séjour et compte bien en prendre plus encore quand je reviendrai à Bamako !

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Les cours de danse, c’est une chose… mais la danse dans son milieu naturel, à l’occasion de fêtes et cérémonies, c’est encore mieux !
Les dimanches à Bamako sont effectivement les jours du mariage, comme le chantent à juste titre Amadou et Mariam. Et la période autour du Nouvel An est plus propice encore à ces heureux événements. Je rends donc en famille à deux mariages… où la danse est de la partie ! Je reviendrai en détails sur les mariages bamakois (ils valent bien un article à eux seuls), mais ces fêtes sont autant d’occasion de danser, et je ne vous le cacherai pas, plusieurs participants au mariage me félicitent à plusieurs reprises pour mes qualités de danseuse et me disent même que je danse mieux que les Maliens… Plus qu’une consécration à mes yeux !

Je danse enfin beaucoup sans occasion spéciale. Il y a souvent de la musique à Bamako, chez les particuliers ou dans la rue. Et personne ne trouve cela étrange si je viens à esquisser quelques pas de danse… un plaisir de chaque jour !

Je vous laisse en musique, avec ce très dansant titre d’Amadou et Mariam…

10 comments on “Danser à Bamako

  1. Et bien, il était exceptionnel à plus d’un niveau ce voyage. C’est vraiment sympa de pouvoir entrer de plein pied dans des rêves et vivre à 100% ses expériences.

  2. Cet article est super ! J’adore danser aussi (décidément nous avons quelques passions en commun)…mettre la musique d’Amadou et Mariam et lire ton article, j’ai l’impression d’être aussi à Bamako avec toi ! Merci pour ce partage

  3. Bonjour, merci pour votre partage d’expérience. Je suis moi-même à Bamako depuis 1 mois et cherche des contacts pour suivre des cours de danse. Auriez-vous peut-être des conseils à me donner ?

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