Découvrir Pékin en 48 heures !

Un nouveau week-end à Pékin en cet automne, ce coup-ci c’est en amoureux que nous sommes partis dans la capitale chinoise.
Mon ami ne connaissait pas Pékin et j’avais donc pour mission de lui faire découvrir la ville en 48 heures. Il n’aime pas particulièrement visiter les temples, cela a donc considérablement allégé notre emploi du temps…

Que faire à Pékin en 2 jours? 
– vendredi soir : installation à l’hôtel & petit verre sur Nan Luo Gu Xiang
– samedi matin : départ pour la Grande Muraille, à Mutianyu. Nous avons pu échapper aux poignées de touristes en partant sur l’extrémité droite du site, où après une montée très raide, la Muraille en partie en ruines est laissée de côté par les visiteurs.
– samedi fin d’après-midi : balade dans le parc Beihai, et coucher de soleil sur le lac
– samedi soir : soirée chez des amis (mais je vous conseillerais d’aller déguster un canard laqué si vous suivez ce programme)
– dimanche matin : visite du parc de la Colline du Charbon (Jing Shan gongyuan) et sa vue imprenable sur les toits de la Cité Interdite, puis balade le long de la Cité et enfin, pauses photos au milieu des Chinois sur la Place Tian An Men
– dimanche après-midi : visite de la Tour du tambour – je recommande les tambours en action, vraiment ! Arrêt chocolat chaud à la terrasse d’un Hutong, avec une vue sur les tours de la Cloche et du Tambour. Puis dernière flânerie dans les Hutongs dans le quartier de la Tour de la Cloche.

Vous l’aurez compris: on ne s’est vraiment pas ennuyé, les jambes lourdes et des images plein la tête, et en plus, avec tant d’activités, on n’a pas eu froid…

*°*Pour organiser votre prochain voyage à Pékin ou ailleurs, je vous recommande chaleureusement les services d’Evaneos, qui vous met en contact direct avec des agences de voyages basées dans les destinations… et pour qui je travaille depuis des années !*°*


chāi, le fameux caractère peint sur les Hutongs en sursis.
(Je pensais que le massacre de ce patrimoine était fini depuis le temps, mais non…)

 


Coucher de soleil sur Beihai

 


Vue sur la Tour de la Cloche


Tant qu’il reste des Hutongs…

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Penser la Chine au quotidien ?

Je vis en Chine depuis juin 2009, et j’y voyage depuis avril 2005. Comme vous le savez sans doute, j’y ai pas mal voyagé, je travaille au sein d’une équipe chinoise et je m’emploie à parler chinois. Je pense donc avoir une petite légitimité quand je parle de la Chine, ou du moins quand je donne mon avis sur ce pays.

Depuis que je tiens ce blog, je me suis toujours tenue à parler principalement des choses positives que je vois et vis ici, et ce, pour deux raisons: la première, c’est qu’on trouve déjà suffisamment de ressources en ligne qui parlent de ce qui ne va pas en Chine, la seconde est tout simplement par respect: je suis ici en pays d’accueil, et même si des choses me dérangent parfois, je reste une invitée.

Mais voilà, quand je parle avec mes proches, ici en Chine ou là-bas en France, je réalise souvent que mon discours est assez éloigné de ce qui ressort à la lecture de mon blog. D’où cette question aujourd’hui: comment penser la Chine au quotidien, et comment partager ces pensées ici?

Une première réponse qui peut paraître banale, mais qui est tellement vraie : plus je comprends de choses, plus il me reste de choses à comprendre – en fait, plus je comprends, moins je comprends. Quand mon ami et moi sommes venus vivre ici, je pensais avoir une  idée bien établie sur le pays, moi qui travaillais depuis 4 ans dans les échanges culturels et touristiques avec la Chine. Vivant les premiers mois à Changzhou, « petite » ville industrielle à 2 heures de Shanghai, je me suis rapidement rendue compte que j’avais fait ces années-là la promotion d’un pays et d’une culture qui existaient surtout en dehors de la Chine. Les millions d’habitants de Changzhou, comme ceux des petites et moyennes villes de Chine, connaissent très peu leur propre pays, n’ayant pas l’occasion de voyager, et encore moins leur propre histoire, n’ayant pas eu accès à une éducation le leur permettant.

Et puis, je suis venue vivre à Shanghai. Ici, comme dans les grandes villes de la côte Est chinoise, les chocs sont beaucoup moins forts. Les Chinois ont un meilleur accès à l’éducation, ils sont aussi plus habitués au contact avec l’étranger. Shanghai, même si elle a aussi une vraie identité chinoise, est par beaucoup d’aspects plus internationale que Paris, on y croise beaucoup de gens différents, on y parle beaucoup de langues, c’est une ville en perpétuel renouveau, en perpétuelle redéfinition de soi-même.

Et puis, j’ai continué à voyager en Chine, pour le plaisir surtout, pour le travail aussi. J’ai vu tant de différences d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un Chinois à l’autre. On ne peut pas penser la Chine, on ne peut penser la Chine qu’au pluriel. Cela ne facilite rien à la situation…

Je ne peux pas dire j’aime ce pays, trop de choses m’échappent, trop d’incompris persistent malgré mes efforts. Comment la vie humaine peut-elle avoir si peu de valeur? Comment l’argent peut-il être une valeur suprême absolue? Comment l’éducation, la santé peuvent-ils être autant négligés par le gogov. et laissés aux mains d’une oligarchie capitaliste? Comment une bonne partie des Chinois peut-elle encore croire au email hidden; JavaScript is required? Comment peut-on accepter que la plus grande partie de la population chinoise soit laissée dans l’ignorance? Comment un tel gogov., email hidden; JavaScript is required seulement dans ses rouages email hidden; JavaScript is required et si injuste au quotidien, peut-il prendre tant de place dans notre monde globalisé? Comment l’environnement, l’eau, les sols et l’air, peuvent-il être sacrifiés pour le droit de quelques-uns à s’enrichir? Mais d’un autre côté, comment organiser un pays à plus d’un milliard de personnes?

J’admire le peuple chinois pour son optimisme à toute épreuve, son énergie, sa spontanéité, sa bonne humeur permanente, son sens de l’accueil et de la famille… J’aime la diversité de la Chine, l’idée de pouvoir passer une vie à découvrir ce pays-continent, ses gens si différents, ses paysages si grandioses, son architecture si différente. J’aime la langue chinoise, radicalement différente, où une autre vision du monde se lit dans ses caractères. J’aime pouvoir être surprise tous les jours, remettre en question mes idées préétablies, jouer avec les limites de mon ouverture d’esprit.

Mon quotidien reste donc rythmé par l’alternance entre joies de la découverte et questionnements sans réponse. L’avenir me permettra sans doute d’avoir plus de réponses, mais elles sont totalement imprévisibles à mes yeux qu’elles soient apportées par le gogov. ou peut-être par le peuple lui-même…

Au plaisir de lire vos avis à ce propos !

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Envie de livres à Shanghai?

Aujourd’hui, nous partons à la découverte d’un de mes endroits préférés à Shanghai, l’Arbre du Voyageur, endroit qui gagne à être connu par tous les francophones résidant ou de passage : un endroit où on peut voir, sentir, toucher, feuilleter des livres en français, et bien sûr les acheter…

Qu’est-ce que l’Arbre du Voyageur ?
C’est un club de lecture qui fournit des livres à ses membres, c’est un service de l’Ambassade de France, mais qui est ouvert à tous.

Comment fonctionne ce club ?
L’Arbre du Voyageur existe depuis février 2008, nous avons beaucoup de références et des nouveautés toutes les semaines. On peut aussi commander les livres que l’on souhaite. De temps en temps, nous faisons des évènements avec des auteurs autour de la sortie de leur livre (souvent sur la Chine)…
Pour être membre du club, il suffit de s’inscrire, moyennant 30 yuans, et on crédite ensuite sa carte par tranche de 100 yuans en espèce. L’inscription est valable pour une famille et n’a pas de limite dans le temps. L’argent restant sur la carte peut être utilisé pour la fois suivante.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres sur l’Arbre du Voyageur ?
Il y a 2.000 adhérents au club à ce jour, et nous avons environ 20.000 références disponibles.

Quels sont les types de livres que l’on peut retrouver ici ?
De la littérature française, de la littérature étrangère traduite en français, un rayon policier, des livres sur l’Aise, sur la Chine (essais…), des beaux livres, un rayon jeunesse, des guides touristiques, des livres de cuisine, des BD, un rayon sciences humaines, un autre sciences économiques, mais aussi des dictionnaires et quelques méthodes françaises pour apprendre le chinois.

Qu’est-ce qui marche le mieux ?
Les nouveautés littéraires surtout, comme Houellebecq et Beigbeder, les livres sur Shanghai aussi, comme la Promesse de Shanghai de Stéphane Fière.

Quel type de membres vient le plus souvent à l’Arbre du Voyageur ?
Surtout des familles ; et en ce moment nous avons une nouvelle tendance : de plus en plus de jeunes et de touristes viennent ici.

Quelles seraient vos recommandations du moment ?
La Finlandaise Sofi Oksanen et Purge dans le rayon nouveauté, Lilongs – Shanghai de Christine Estève et Jérémy Cheval pour redécouvrir Shanghai, dans le rayon jeunesse, ce serait le Maître des Estampes de Dedieu et Shenshan de Didier Lévy et Fabien Laurent, une sorte de Où est Charlie chinoise.

Un grand merci à Inès Breton, responsable du lieu, pour son accueil dans ce lieu unique et incontournable à Shanghai.

L’Arbre du Voyageur
155 Wu Yi Lu – 4F
Tel: 62255723 – email hidden; JavaScript is required
Ouvert du mardi au dimanche de 10h a 18h30

Article écrit initialement pour lepetitjournal.com.

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Adresse gourmande (3): Element Fresh Donghu lu

Nouvelle adresse que je vous recommande particulièrement à Shanghai: l’Element Fresh situé à Donghu lu. Si Element Fresh n’est une découverte pour aucun des Expats vivant à Shanghai, ça reste quand même un des restaus où je me rends plusieurs fois par mois, et je ne pouvais pas faire l’impasse sur cette adresse…

Deux raisons à cet engouement: tout d’abord cette chaîne de restaurants – il y a 10 adresses entre Pékin et Shanghai depuis l’ouverture du premier magasin en 2002 – propose, comme le nom le suggère, des plats frais, et notamment de délicieuses salades, ce qui n’est pas une chose toujours facile à trouver ici bas. Les smoothies et jus de fruits sont aussi à tomber par terre… Et finalement, même les proches de passage voulant tester uniquement ou presque la nourriture chinoise sont toujours contents de faire une pause occidentale en ce lieu…

Autre raison qui me fait aimer ce lieu : ce restaurant, situé au croisement Donghu lu – Huahai lu, possède une superbe terrasse, à ma connaissance la plus belle de Shanghai pour déjeuner sans pour autant se ruiner! J’y ai passé une bonne partie de ce dernier samedi de novembre, où la météo de Shanghai flirtait avec les 20°C…

Si mes deux salades préférées sont la Classic Cobb et la Laffa bread Salad, on vient ici aussi pour les brunchs, les sandwichs chauds, les macaronis au fromage ou pour la carte végétarienne.

Où? 4ème & 5ème étages, KWah Centre, 1028 Huaihai Zhong Lu, entrée sur Donghu Lu

Menu et infos sur le site d’Element Fresh.

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Trois jours à Pékin

Parc Houhai

Je reviens de trois jours à Pékin, partagés avec une très bonne amie de passage. Météo très fraîche et ciel bleu en toile de fond; balades dans les quartiers Houhai, de la Tour de la Cloche et de ses hutongs, visite du temple des Lamas, du site olympique et randonnée ventée sur la Grande Muraille au programme. La Grande Muraille, je n’avais pas été depuis des années; le site olympique et son célèbre stade, le Nid d’oiseau, pour le coup, je n’y avais pas encore mis les pieds…

Entre découverte et visite des grands classiques, je me suis régalée… En somme, le week-end fut tout simplement superbe ! Je ne sais pas si j’aimerais vivre à Pékin au quotidien, en tout cas, j’apprécie énormément la ville, sa culture, son histoire, sa météo et sa situation, en de nombreux points, si éloignée de Shanghai…

L’inénarrable Grand Muraille, nous l’avons parcourue du côté de Badaling, la partie la plus proche de Pékin. Mais nous avons accédé à une partie peu connue du public: nous avons croisé moins de 10 personnes…

Au temple des Lamas

Le Nid d’oiseau

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Dans les usines de Chine

Lors de mes derniers déplacements professionnels, j’ai eu l’occasion de me rendre dans des usines textiles, et de saisir un peu mieux ce qui se cache derrière le si fameux Made in China. Je vous propose aujourd’hui un retour sur ma modeste expérience qui pourra peut-être vous aider à saisir un peu mieux la situation…

Les usines chinoises sont un sujet très sensible qui touche à de nombreux aspects de la globalisation, de nos modes de consommations, du fonctionnement de toutes nos sociétés. Le dernier hors-série du Courrier International sur la Chine propose, entre autres, une étude pertinente expliquant que la Chine est le pays de production industrielle le plus intéressant car le moins demandeur au niveau social. Ici pas de syndicat, pas de parti politique pour soutenir la base du peuple, et les Chinois ont la réputation de bien endurer.
Cela restant assez théorique, je vais témoigner de ce que j’ai vu ou entendu récemment, directement ou sans autre intermédiaire qu’un collaborateur direct.

En 2008, à moins de 5 heures de route de Shanghai, saviez-vous qu’un salaire de base d’un ouvrier dans une entreprise de meubles (à destination du marché français) était de moins de 50€ par mois? En ce mois de novembre 2010, j’ai vu des ouvrières textiles qui gagnent moins de 100€ par mois à Tianjin, une des cinq plus grandes villes de Chine. Ce salaire de base autour d’une centaine d’euros est la norme pour la plupart des ouvriers en Chine.
Qu’entend-on par salaire de base ? C’est le salaire de tout ouvrier travaillant à temps complet, soit 8 heures par jour, 6 jours sur 7, sans aucune assurance, ni santé, ni retraite. Ces salaires sont fixés par le gouvernement de chaque région, ils varient donc d’un endroit à l’autre de la Chine. Il leur est bien sûr possible, voire vivement conseillé, de faire des heures supplémentaires, et les salaires doublent alors, voire triplent, les ouvriers travaillant au bas mot 12 heures par jour, sans repos hebdomadaire. C’est tout simplement révoltant, surtout quand on connait l’inflation galopante en Chine, le niveau de vie, qui bien que beaucoup plus bas qu’en France pour la plupart des villes de Chine, ne permet pas de vivre décemment avec moins de 100€ ou même 200€ par mois.

Notre part de responsabilité est énorme. Je vous inclus cher lecteur, car s’il est plus facile de se sentir responsable en travaillant ici, que celui qui n’a jamais porté ou utilisé une chose faite en Chine me jette la première pierre… Nous sommes responsables en voulant toujours consommer moins cher, quitte à fermer les yeux sur cette misère sociale. Nous sommes responsables en laissant le tissu industriel de nos villes se volatiliser. Nous sommes responsables par nos modes de consommations où nous avons besoin de toujours plus d’avoir pour être.
Je n’ai aucune solution pour parer à ce triste constat, je ne me sens pas la force nécessaire pour lancer une révolution internationale…

Et puis aussi, j’ai récemment reçu le témoignage d’une Chinoise me racontant son histoire et qui m’a fait comprendre, qu’une fois de plus, rien n’est tout noir ou tout blanc dans ce bas monde.
Li est originaire d’un petit village du Zhejiang à une dizaine d’heures de route de Shanghai. Ses parents étaient paysans et elle a grandi à la campagne. Elle a reçu là-bas une mauvaise éducation mais menait une vie simple et heureuse. Ses parents ont eu un accident de vie et ont du emprunter une somme importante à leurs proches – 500€, plusieurs années de revenus pour des paysans dans les années 1990. Aucun moyen de rembourser cette somme, si ce n’était de partir dans la ville voisine la plus proche, Taizhou. Ils sont devenus paysans-ouvriers, comme il y a en tant dans ces usines. Les parents de Li lui ont permis d’étudier dans cette ville plus importante – au prix d’énormes sacrifices, l’année universitaire coutant autour d’un an de salaire pour un ouvrier, 1.000€ – et elle y a étudié l’anglais. Dans son premier emploi à Taizhou, elle a rencontré un Allemand qui l’a formée aux méthodes de travail occidentales, et qui lui a permis deux ans plus tard de venir travailler à Shanghai. Elle a aujourd’hui un travail à responsabilités, peut faire des choix dans sa vie et aide sa famille financièrement.
Je ne dis pas que le travail de ses parents en usine a été une bénédiction, mais il a permis un changement dans sa famille, et elle a pu recevoir une éducation et être libre de faire des choix…
Pour relativiser encore, lors de mes passages en usine, j’ai vu plus de visages ouverts, souriants et se racontant des blagues, que de visages fermés…

Je me sens totalement désarmée et sans solution quand je réfléchis aux conditions de travail en Chine. L’exemple de Li, au milieu de tant d’autres, me montre aussi les extraordinaires ressources des Chinois. Mais quand je pense que tout le commerce international est basé sur l’exploitation de cette classe sans voix, je ne ressens que colère et injustice…
Le sujet est lancé, n’hésitez pas à apporter vos avis, tant qu’ils restent respectueux et constructifs !

Au plaisir de vous lire à ce propos !

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Week-end à Xiamen

Petit week-end à Xiamen en ce mois de novembre, mon ami et moi ayant besoin de faire un petit break de Shanghai…

J’ai découvert Xiamen l’année passée, en famille, et je m’étais promis d’y revenir en amoureux. Au programme de ces deux journées: balades et photos, le tout en évitant au maximum les groupes de touristes en casquettes. Le week-end fut réussi, le beau temps au rendez-vous, et les groupes trop bruyants évités. L’île n’a rien perdu de son charme, le climat est toujours aussi doux, la végétation toujours aussi surprenante et les voitures toujours absentes !

Je vous conseille particulièrement un endroit où je n’avais pas été l’an dernier: le Sunlight Rock, la vue sur l’île y est imprenable. Allez-y au coucher du soleil, les touristes quittent l’endroit juste après la tombée de la nuit, et on peut apprécier les lumières de la ville en toute quiétude…

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Incendie de Shanghai – impuissante…

Lundi après-midi, j’ai été témoin de l’incendie à Shanghai qui a coûté la vie à des dizaines de personnes. Vous en avez sans doute entendu parler, la nouvelle s’étant diffusée jusqu’en Europe. Depuis, je me sens désarmée, en colère, et surtout impuissante…

Impuissante, quand on voit, 3 heures durant, une épaisse fumée noire, sans comprendre d’abord, même si on voit que quelque chose de grave se passe tout près, à moins de 500 mètres des fenêtres de mon bureau.

Impuissante, quand, pendant ces 3 mêmes heures, on fait le décompte macabre des camions de pompiers qui passent sous ses fenêtres, puis de celui des ambulances.

Impuissante, quand on réalise l’ampleur de ce que qui se passe grâce à des sites non officiels, se demandant si on saura un jour ce qui c’est exactement passé.

Impuissante, quand on pense aux grands brûlés et aux hôpitaux chinois, où il faut payer une caution très élevée pour se faire soigner et où les conditions sont si précaires.

Impuissante, quand on se dit que les coupables ne seront pas punis et que de pauvres gens, en l’occurrence des ouvriers du bâtiment illégaux, seront condamnés.

Pas de photo pour illustrer cet article, je ne veux en aucun cas faire dans le voyeurisme. J’ai suivi ce drame via le très bon site Shanghaiist, site en anglais, vous y aurez plus d’infos sur l’incendie en lui même… Pour finir sur une note un brin plus optimiste, notez que la croix rouge de Shanghai organise cet événement de soutien le samedi 20 novembre:


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