Kyoto, à la recherche du Japon perdu
Fév 10, 2011 JaponVoyaaages ! 8

Nous arrivons de nuit dans le quartier de la gare. Impression: Kyoto a l’air calme; ça ressemble à une bourgade annonçait mon guide, en effet… Nous découvrons notre Ryokan. Plutôt modeste, il est également très calme, et nous réalisons que nous sommes les seuls clients de l’hôtel. Nous apprécions particulièrement ce détail quand il s’agit d’aller se laver: nous avons le grand bain collectif pour nous seuls, un pour moi, un pour mon conjoint. Moment de détente exquis…

Première matinée à Kyoto: immense ciel bleu au programme. Bon présage en ce mois de février. Nous ne le savons pas encore, mais près de vingt kilomètres de marche nous attendent dans la journée…

Petit passage par la gare, bâtiment contemporain édifié en 1997. Si vous voulez y jeter un œil, faites le au tout début, après il ne souffrira que la comparaison avec le reste de la ville.
Car Kyoto est un musée à ciel ouvert: 1.600 temples, 400 sanctuaires, 200 jardins classés… La ville fut la capitale du Japon dès 794. Ce ne fut qu’en 1603 que la ville perdit son rôle de centre politique et administratif au profit d’Edo (Tokyo), lieu de résidence des shoguns – chefs militaires gouvernant le Japon. Toutefois, Kyoto resta la capitale impériale du Japon jusqu’au transfert de la résidence de l’Empereur à Edo en 1868. Ce millénaire d’histoire est magnifiquement conservé… pour le plus grand bonheur des Kyotoïtes et des touristes !

Direction l’étape suivante: le Sanjusangendo. Dédié à la déesse Kannon, il est connu pour ses mille statuettes représentant la déesse qui datent du XIIe et XIIIe siècles, magnifique. Mais le nom de ce temple vient des 33 réincarnations qu’aurait connu Kannon (appelée Guanyin en Chine).

Nous prolongeons ensuite la vénération de cette même déesse, avec le temple Kiyomizu, connu pour sa terrasse sur pilotis et la très belle vue sur la ville…

Nous sortons du temple pour nous balader vers le nord, dans le quartier Higashiyama. C’est notre première plongée dans le Kyoto d’un autre temps… Chaque restaurant, chaque boutique est une petite œuvre d’art, et il y a très peu de touristes…

On s’enfonce un peu dans la montagne, du côté du sanctuaire Yasaka Jinja, avant de s’engager dans le célèbre quartier Gion. Quartier à mon goût un peu surévalué: il s’agit d’une poignée de rues, qui me font certes à nouveau replonger dans un autre temps, mais qui sont trop peu nombreuses pour vraiment m’absorber… Le petit quartier au sud du croisement Shimbashi Dori – Hanamikoji est quand même magnifique…

Et nous « guettons » la Geisha, ou celle qui en aura l’allure… Il en resterait moins de 200 au Japon, vivant pour la plupart dans ce quartier ! Loin de moi l’idée de les importuner, je n’ose sortir mon appareil que quand cette jeune fille s’arrête pour caresser ce chien…

Traversée du pont Shijo pour atterrir à Pontocho, nouveau quartier extrêmement réputé. Une pause s’impose… Nous nous régalons d’une petite fondue japonaise.

Balade à travers les rues de Pontocho et alentour. A nouveau, on se laisse porter par la poésie des décors urbains.

Nous remontons enfin vers le nord pour atteindre le Château de Nijo, un impressionnant édifice des années 1600. Jardins et beaux bâtiments nous ravissent les yeux… On aura au préalable fait une pause très sympa au marché de Nishikikoji Dori avec ses poissons, légumes et condiments d’un autre monde…

Après une pause à l’hôtel, nous aurons l’énergie pour refaire une balade dans les rues de Gion et Potoncho. C’est comme cela qu’il faut les découvrir, à la lumière des lanternes, aux sons qui fusent derrière les paravents, et avec tous les mystères qui bercent ces lieux et que nous ne percerons pas…

8 comments on “Kyoto, à la recherche du Japon perdu

  1. Hello Aurélie!

    tes photos et tes récits du Japon m’ont fait rêver. J’ai hâte que tu me racontes ce voyage magnifique de vive voix! Bon road trip et à très bientôt en France je l’espère.

    Bisous,

    Solenne

  2. J’ai une question qui va te sembler étrange,mais as-tu vu beaucoup de chats dans les temples ou cimetières de Kyoto ?
    as tu un projet de livre à ton retour
    cordialement Bacri

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