Lecture* les Cavaliers de Joseph Kessel
Sep 30, 2014 Art 6

Un excellent libraire m’a conseillé il y a quelques semaines l’achat des Cavaliers de Kessel. Je cherchais alors un roman de voyage bien écrit et plutôt contemporain. Une fois le livre sur ma table de chevet, j’ai eu peur : le volume était épais, écrit en tout petit et j’avais peur que le ton soit trop savant pour moi.

Les Cavaliers, Joseph Kessel

Je me suis finalement lancé dans la lecture un soir de juillet. Quel bon choix… Les Cavaliers est un excellent livre, que je recommande à tous les curieux en général et à ceux qui s’intéressent à l’Afghanistan en particulier.

Comme le nom l’indique bien, il est question de cavaliers…

Mais aussi d’honneur, de tradition, de culture et finalement de quête de soi. Kessel décrit incroyablement bien les paysages de ce pays si peu connu pour de bonnes raisons. Les décors nous font voyager, les noms aussi (Bouzachki, ce jeu traditionnel au centre du roman, Batcha, Tchopendoz et autre Saïs), et les personnages sont finement décrits, d’une manière jamais manichéenne, mais toujours humaine et attachante…
J’avais justement replongé il y a peu dans l’univers de Joseph Kessel grâce à l’excellente lecture du Lion par Guillaume Gallienne, me plongeant ainsi dans mes souvenirs de lecture scolaire.
Je mesure aujourd’hui à quel point cet auteur est doué…

Voici ce que nous en dit la quatrième de couverture :

Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu’il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l’enfer… Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux… Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme… Zéré qui dans l’humiliation efface les souillures d’une misère qui date de l’origine des temps… Et puis l’inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : «Aïeul de tout le monde»… Enfin, Jehol «le Cheval Fou», dont la présence tutélaire et «humaine» plane sur cette chanson de geste… Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et du mythe les anime et nourrit le roman.

Vous l’aurez compris, j’ai eu un immense coup de cœur pour Les Cavaliers de Joseph Kessel.
Le connaissez-vous? Votre avis m’intéresse !

Acheter Les Cavaliers.

6 comments on “Lecture* les Cavaliers de Joseph Kessel

  1. Un incontournable en effet pour tout savoir sur le bouzkachi et les cavaliers d’Asie Centrale. Il m’a aussi été utile de le lire quelques mois avant un voyage en Ouzbékistan, où on fréquente aussi beaucoup les tchaïkhanas, les maisons de thé.
    Et puis c’est l’écriture fluide d’un Kessel ! Passionnant !

  2. Salut Aurélie,
    Je l’ai lu également récemment, je ne sais plus qui m’en avait parlé à la lecture de mon billet sur le bouzkachi (vu en vrai à Bichkek), je ne connais pas du tout le livre en fait.
    J’ai été scotché du début à la fin, il faut dire qu’un livre en « Stan » part avec quelques atouts avec moi ! Mais il rend à merveille cette très grande fierté des Afghans. Fierté de leur culture, de leur hospitalité. Mais fierté qui peut également parfois mener à une certaine arrogance et un entêtement sans fin. C’est exactement le souvenir que j’ai gardé des réfugiés afghans avec qui j’avais sympathisé à Peshawar y a 14 ans.
    Bref, le jour où la situation s’améliore en Afghanistan, je saute dans le wagon du premier train en partance !!

  3. Il est dans ma pile de livre à lire, de ces romans dont on vante les mérites, mais comme toi le format, l’écriture toute petite, les pages très vieillies me freine. Mon livre sent même le renfermé !
    Par contre maintenant que je sais que ce récit, bien que prenant place en Afghanistan, est représentatif des cultures d’Asie centrale, je suis bien plus intéressée.

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