Des daims de Nara aux « poulettes » d’Osaka…
Fév 21, 2011 JaponVoyaaages ! 9

Deuxième matinée à Nara. Nous profitons du calme du lundi matin pour faire une nouvelle balade dans le parc. Quand je vois ce panneau expliquant que les daims seraient dangereux, je ne peux m’empêcher de sourire, surtout avec ces paisibles bêtes affalées juste devant.

Les cervus nippon ont l’air encore plus calme que la veille: ils ne s’attroupent plus aux petites boutiques vendant des galettes végétales qui leur sont destinées, car ils savent que les passants sont moins nombreux. C’est une des grandes distractions du parc: acheter des galettes et les distribuer en se faisant courser par les daims. Le dimanche, c’était vraiment l’attraction numéro un du parc…

On se décide donc à acheter à notre tour ces fameuses galettes, nous disant que les daims du parc de Nara doivent être tristes le lundi !
J’en oublie leur nature profonde: pendant que je me retourne pour nourrir un daim à l’air chétif, le plus gourmand, qui a déjà évincé ses collègues plusieurs fois, s’en prend à mon postérieur en le mordant à pleines dents !
Plus de surprise que de mal, mais quand même: ça reste des animaux sauvages, et après réflexion, on se dit que les panneaux ne sont pas de trop !

Nous refaisons un tour au Todai Ji, dans le calme du matin…

Ce seront nos dernières vues sur cette charmante ville. Quarante minutes de train plus tard, nous arrivons à Osaka.

En ce début d’après-midi la ville parait extrêmement calme. On s’installe à notre petit hôtel (visiblement un très bon rapport qualité/prix pour la ville) et on part arpenter les rues de la ville.
J’avais eu de mauvais échos sur Osaka, et pourtant j’ai apprécié ces lieux. Certes elle souffre cruellement la comparaison avec Kyoto, mais on ne viendra pas y chercher la même chose: si à Kyoto c’est le Japon immémorial (immobile?) qu’on trouve, ici c’est le Japon d’aujourd’hui et peut-être même de demain qu’on prend en pleine face !

La ville a été entièrement détruite par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale et on n’y croise qu’immeubles modernes et monuments anonymes… Mais les rues sont plutôt agréables, colorées et décorées par les mille et uns enseignes, néons et câbles qui en font d’Osaka une ville électrique.

C’est à la tombée de la nuit qu’Osaka révèle toute sa splendeur… On se croirait alors dans un univers parallèle. Les rues autour du pont Dotombori sont tout simplement hallucinantes !

Les gens sont aussi plus directs et plus ouverts qu’à Kyoto. Là-bas, on a parfois eu l’impression de déranger, de faire tâche au milieu du décor. A Osaka, les habitants sont plus avenants…
Comme dans ce petit restaurant, où le chef cuistot et un habitué nous prennent sous leur aile… malgré notre japonais balbutiant, nous pouvons échanger pendant un petit moment, et je sens vraiment qu’on est aussi réjoui d’un côté que de l’autre de pouvoir se comprendre. Cette impression se confirme quand ils règlent notre note !

Et comment parler d’Osaka sans évoquer sa jeunesse délirante? Les jeunes femmes sont toutes habillées de manière très « osées »: plus on avance dans la nuit, plus les habits se font courts et provocants. Ci-dessous, un petit exemple, mais je n’exagèrerai pas en disant que vers 22h en ce lundi j’avais l’impression d’être au cœur d’une foule de dames de joie…

Nous passerons la matinée suivante à apprécier le Japon pour la dernière fois. Ultime balade dans les rues de la ville, du côté d’un agréable marché et des ruelles autour de Namba.

On quitte le pays le cœur lourd, mais avec une certitude: nous reviendrons, et bientôt !

Côté blog, je prolonge le voyage avec un film et un livre particulièrement appropriés pour un avant-goût (ou un prolongement) du voyage dans le Kansaï, à suivre…

Infos: hôtel Chi Sun Inn 06 6263 09 11 – email hidden; JavaScript is required (4.240yen/ chambre double)

9 comments on “Des daims de Nara aux « poulettes » d’Osaka…

  1. Je découvre ce blog. Il est remarquablement bien fait.
    J’aimerai tant revenir au Japon. Je ne suis passé à Tokyo que cinq jours et j’avais été enchanté tellement le mode de pensée était différent. Il n’y pas de problème à communiquer à Osaka? J’avais gardé un excellent souvenir de la politesse des Japonais.

  2. Bienvenue Pierre et un grand merci pour le compliment 🙂

    « Pas de problème à communiquer », ce serait prétentieux de ma part… j’ai trouvé les Japonais plus ouverts et plus faciles d’accès à Osaka, mais avec seulement quelques phrases en tête, c’est pas facile, mais pas infaisable non plus !

  3. j’ai trouvé par hasard votre blog en préparant notre voyage au Japon pour le mois prochain (mars-avril). Je le trouve intéressant en nous faisant partager votre vécu quotidien au Japon. A date on ne voit pas tellement de photo de japonais(se); est-il difficile de photographier les gens au Japon ?

  4. Bienvenue chez Vues de Chine André !
    Je ne pense pas que photographier des gens au Japon soit plus difficile qu’ailleurs.
    C’est juste que je ne suis pas toujours à l’aise pour faire poser les gens, du moins si je ne partage rien avec eux!

  5. Merci pour toutes ces découvertes, une vision réaliste pour une fois (et malheureusement peu connue, les clichés ont la vie dure…) de la vie à Osaka sous toutes ses formes 🙂

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