Une vie chinoise, mànhuà à ne pas manquer
Juil 10, 2010 Art 4

J’ai fini récemment la lecture de ma première bande dessinée chinoise (genre encore assez marginal ici), ou mànhuà 漫画, suite au retour très élogieux découvert sur ce blog. Pour le petit point linguistique, le manga japonais et sa version chinoise s’écrivent de la même façon, 漫画 donc, le chinois ayant emprunté ce mot au japonais, mais signifie images enchaînées en chinois. Intéressant retour linguistique, car comme vous le savez peut-être, historiquement ce sont les Japonais qui ont emprunté les Kanji (caractères identiques à ceux utilisés en Chine) à leurs voisins…

Pour en revenir à notre lecture, je suis totalement enthousiaste suite à cette lecture: Une vie chinoise, de P. Ôtié et Li Kunwu est tout simplement bluffant.

Bande dessinée en 3 tomes, je n’en ai pour l’instant lu que le premier Le temps du père. Comme son nom l’indique tout à fait, ce livre raconte une vie chinoise, mais à une époque souvent peu abordée ou déformée: celle de avènement de la email hidden; JavaScript is required dans les années 1950. Avez-vous déjà essayé d’aborder cette période avec un Chinois de Chine? pas vraiment facile n’est-ce pas… Le dessinateur-narrateur éponyme (Li Kunwu) est né en 1955 et raconte l’histoire de sa vie, en commençant par la rencontre de ses parents, fervents défenseurs de la email hidden; JavaScript is required. Dans ce premier tome, on suit l’enfance de ce Chinois parmi des milliers d’autres, enfant formé, modelé et déformé par les politiques de Mao: email hidden; JavaScript is required pour ne citer que les plus connues. Les premiers mots du petit Xiao Li furent Que notre président email hidden; JavaScript is required

Que vous connaissiez cette histoire de Chine ou non, c’est une fascinante description réaliste, vue avec les yeux d’un enfant, sans concession aussi, dont les indescriptibles détails restent soutenables par le vecteur du dessin. C’est d’ailleurs un dessin assez particulier, qui plaira ou non, mais auquel je me suis finalement fait.

Point fort supplémentaire de la BD: beaucoup de slogans et autres expressions sont laissées en caractères chinois, puis traduites. Les sinologues en herbes ou confirmés apprécieront; et les lecteurs mesurent mieux encore la email hidden; JavaScript is required de l’époque.

Lu en une journée, il  me tarde que de ma procurer le tome 2, déjà sorti… Vous l’aurez compris: Une vie chinoise est à mettre dans toutes les mains!!! Vous pouvez d’ailleurs en lire les premières pages ici.

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4 comments on “Une vie chinoise, mànhuà à ne pas manquer

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