Golden Resort Massage à Shanghai

Aujourd’hui, parlons massage !

Je vis donc à Shanghai depuis 3 mois, et j’ai enfin décidé de reprendre mes habitudes de Changzhou et de m’offrir un massage hebdomadaire, même si le temps est parfois difficile à trouver.

Et par un heureux hasard, juste entre mon travail et mon domicile, au coin de Shaanxibei Lu et de Wuding Lu se tient un petit salon de massage qui a tout d’un grand: le Golden Resort Massage. Sur conseils d’un collègue, j’y ai mis un premier pied, et j’y reviens depuis chaque semaine. Le cadre est extrêmement agréable: lumière tamisée, ambiance parfumée, musique douce, calme et volupté en somme… On est déjà zen quand on descend les escaliers qui mènent au salon. Les massages proposés sont variés: du traditionnel massage chinois des pieds au massage à l’huile des orteils à la tête, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses (de 88 à 398 yuans).

J’ai testé pour l’instant les massages traditionnels chinois, basés sur l’activation des points d’énergie donc (88 yuans pour les pieds seulement ou tout le corps – 70 ou 60 minutes); ainsi que le massage japonais, un heureux mélange de cette technique énergique et d’un palper-rouler beaucoup plus doux, le tout sur fond d’huile aromatique (168 yuans – 60 minutes).

Cerise sur le gâteau: sur simple appel, un chauffeur du salon peut venir vous chercher à domicile dans un rayon de 3 kilomètres (et en ultime bonus, ils me ramènent depuis ces 2 dernières semaines).

Vous l’aurez compris: je vous le conseille !

En pratique: Où? 678 Shanxi Bei Lu, Jing An près de Wuding Lu (陕西北路678号, 近武定路); Infos et résas: 6217-8628; Tarifs: de 88 à 398 yuans; Ouvert de 12h à 2h du matin.

Ps: la photo n’a rien à voir avec le thème, c’est juste pour partager un peu de zen…

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Jin Xing, une danseuse en or !

Vous avez peut-être entendu parler de Jin Xing, la chorégraphe et danseuse la plus connue de Chine?

Made In China – Return of the Soul, sa dernière création, est le premier ballet que je vois depuis que je suis en Chine, je l’ai vu samedi soir au Grand Theatre de Shanghai et j’en suis sortie extrêmement touchée.

Jin Xing, 金星, mot à mot l’étoile d’or, est célèbre pour être le premier transsexuel reconnu en Chine. Elle a toujours aimé la danse: quand elle était encore il, Jin Xing a d’abord dansé dans le ballet de l’armée de Chine où il est devenu colonel avant de partir aux Etats-Unis et en Europe où il s’est perfectionné dans son art. De retour en Chine, il a vécu sa deuxième naissance et est devenue « elle », Jin Xing vit aujourd’hui à Shanghai. Au delà de la première curiosité que m’a inspirée ce personnage, j’ai tout simplement été bouleversée par ce ballet.

Un spectacle de danse est à mes yeux une forme d’art qui laisse la place à beaucoup de subjectivité pour le spectateur. Je n’avais rien lu sur le spectacle avant d’y aller et je connaissais très vaguement l’histoire de Jin Xing. Ce que j’ai ressenti dans ce spectacle c’est surtout un questionnement sur l’identité, sur les transformations que nous pouvons vivre dans une vie, sur la place d’une personne face à un groupe. Beaucoup d’humanité et d’émotions en somme…

D’après le propos sur le spectacle, que j’ai lu après l’avoir vu, il y est question de l’identité dans la Chine contemporaine, du rythme invraisemblable qui règne dans les villes chinoises, de la place laissée à l’individu et au couple dans ce monde contemporain. Tout cela avec pour filigrane l’opéra traditionnel chinois Le Pavillon aux Pivoines, datant du 15ème siècle – deux interprètes de cet opéra ponctuent le spectacle de leur danse et chant. J’ai donc été heureusement surprise d’être touchée par la volonté subtile des artistes…

Ce que j’ai particulièrement aimé: le travail des mains et des bras dans la danse, tant de finesse, de grâce; la musique, je ne savais pas si la danse était portée par la musique ou le contraire (le compositeur est Lutz Glandien); le jeu très présent et pourtant subtil des vidéos; les changements de rythme et d’émotion.

C’est le plus beau spectacle de danse que j’ai vu, et je suis heureuse qu’il soit chinois. L’art est un des filtres qui nous permet de mieux comprendre le monde, et ce spectacle sur la Chine, créé et interprété par des Chinois, m’a un peu aidé dans cet exercice que je pratique au quotidien: essayer de comprendre ce drôle d’Empire au milieu du monde.

Mise à jour de janvier 2018 – pour en savoir plus sur sa vie, lisez le très chouette portrait de Jin Xing sur le site des Echos.
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Hong-Kong #9 A bientôt…

Dernière matinée à Hong-kong…

Comme vous le savez, j’apprécie beaucoup le thé, j’ai donc fait une escale au Flagstaff House Museum, un passionnant musée sur le thé. Il est situé dans une très belle maison coloniale, très bien conservée. Si le thé ne vous passionne pas, faites-y un saut pour les murs. Si le thé vous intéresse, vous serez conquis: on découvre les rites et l’art du thé chinois depuis le Néolithique…

Ce musée est posé au pied du Hong-Kong park. Créé en 1991 seulement, c’est un parc extrêmement agréable, soigné et aéré. On s’y balade avec grand plaisir.

Le temps de repasser à l’hôtel, et nous voila dans le (très bon) métro de Hong-Kong. Moins d’une heure de transport plus loin, nous serons à nouveau en Chine… avec une certitude: nous sommes loin d’avoir découvert toutes les facettes de cette fascinante ville, à mi-chemin entre la Chine et l’Occident, et nous reviendrons !

Hong-Kong pratique: notre hôtel: Ibis North Point, propre, calme et très pratique, car presque sur la station de métro ; les infos touristiques, c’est ici ; un guide parfait pour un long week-end: le Top 10 Hong-Kong de Hachette.

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Hong-Kong # 8 A bord du tram

Faites un retour dans le passé et explorez la côte nord de l’île de Hong Kong, où l’activité est trépidante, à bord de l’un des célèbres tramways de la ville. Ces trams à impériale sillonnent les rues les plus animées de Hong Kong depuis 1904 et restent un excellent moyen de se déplacer.

Telle est la présentation par l’office de tourisme du tramway de Hong-Kong… Et dans la réalité c’est vraiment cela. Découvrir la ville à bord de son tram est un voyage dans la ville, dans le temps et dans l’architecture urbaine unique… Si vous passez à Hong-Kong, je vous conseille vraiment de prendre le temps et de voyager dans toutes ces dimensions!

Pour ma part, j’en ai usé et abusé, de jour comme de nuit, au premier étage et à l’avant du véhicule:

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Hong-Kong #7 Marchés

Nous avons croisé beaucoup de marchés dans les rue de Hong-Kong. Photos au détour des rues…

Pas de marché dans cette rue, mais ce monsieur en venait peut-être:

Les marchés aux oiseaux et aux fleurs m’ont un peu déçue; annoncé dans mon guide comme très animé au moment du Nouvel An chinois, le marché aux oiseaux était calme:

Celui aux fleurs était désespérément vide…

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Lecture: Le pays de l’alcool

Je vous parlais en septembre dernier d’une lecture que j’avais beaucoup appréciée, Le Maître a de plus en plus d’humour de Mo Yan. J’avais beaucoup aimé ce livre, le premier de Mo Yan que je lisais. Je suis donc passée à un de ses livres un peu plus épais, Le pays de l’alcool.

Et j’ai beaucoup moins aimé… Si l’histoire est intéressante, avec un thème original et traité de manière également originale avec deux narrations en parallèle, je l’ai trouvé long long long.

Pour tout dire j’ai mis plus de deux mois pour le lire, quand je plis un livre qui me plait, même aussi épais, en une semaine…

Ce qu’en dit la quatrième de couverture:

L’inspecteur Ding Gou’er mène une enquête sur une rumeur de trafic de chair d’enfants dans la ville minière de Jiuguo… Très vite le réalisme survolté du récit s’empreigne de fantastique; le rêve fait irruption dans la réalité, et le héros intrépide, qui ne dessoule jamais, entre de plain-pied dans l’imaginaire immémorial de ce coin reculé de la Chine. En contrepoint, le narrateur livre sa correspondance avec un certain Li Yidou, apprenti romancier qui réside à Jiuguo, et dont les œuvres attisent le fantasme des festins d’enfants ou exaltent les vertus de l’alcool, viatique des Immortels. A la faveur de ce dispositif complexe et maîtrisé, l’auteur déchaîne sa verve satirique sur le mode du picaresque et du réalisme magique. Les morceaux de bravoure se succèdent et le texte devient une sorte de roman visionnaire: les enfants de Mao, initiés aux arcanes de l’éternité, retrouveront-ils le secret de l’âge d’or?

Vous l’aurez compris, je ne partage pas l’entrain des dernières lignes ci-dessus… Certes je trouve le thème du cannibalisme vraiment original et pertinent. La double narration, avec un ton-mi fictif mi-réaliste, permet de dissimuler la violence de ce thème, mais j’ai trouvé ce ton et l’articulation narrative trop complexe et trop difficile à suivre.

Et vous, qu’en avez-vous pensé?

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Hong-Kong #6 Kowloon

Au nord de la baie Victoria, l’île de Hong Kong fait face au quartier Kowloon:

Kowloon fut la deuxième région à être urbanisée et les densités résidentielles y sont particulièrement fortes, dépassant les 30 000 habitants au kilomètre carré. Mong Kok, l’un des quartiers de Kowloon, serait l’endroit de la planète avec la plus forte densité de population au monde, avec des chiffres allant de 150 à 200 000 habitants au km². Kowloon était initialement un quartier populaire, abritant des immigrants de Chine continentale. A partir de la fin des années 1990, de nombreux gratte-ciel relativement luxueux y ont été construits… (source wikipedia)

J’ai eu la chance de découvrir ce quartier avec des rues relativement désertes, Nouvel An Chinois oblige… J’ai beaucoup apprécié l’ambiance plus chinoise, plus désordonnée, moins lisse que Hong-Kong. J’ai senti ici qu’Hong-Kong est une plateforme d’échange au cœur de l’Asie, avec des Asiatiques de toutes nationalités, Indiens et Philippins en tête.

Balade dans les rues de Kowloon:

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Hong-Kong #5 Escalator

Escalator, escalator, quel drôle de nom pour un quartier? Et bien, il s’agit de mon quartier préféré de Hong-Kong…

Nous l’avons visité par un grand calme, il n’y avait pas un chat dans les rues – ou pour être précis, il n’y avait que quelques chats…

Au Nord de Des Voeux Road, le plus long escalator du monde s’étend dans le quartier de Soho. Il s’agit de 20 escaliers sur 796 mètres, construits en 1993 pour alléger un trop dense trafic. Entre 6h et 10h du matin les escaliers descendent pour permettre aux hommes d’affaires de se rendre au travail, il remonte le reste de la journée pour le bonheur des badauds et des touristes…

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