La rencontre avec le désert du Namib
Nov 03, 2016 Namibie 4

Depuis le temps que je souhaite revenir dans le désert. Depuis le temps que je rêve de ses vastes étendues de sable…
Le jour de ma rencontre avec le plus vieux désert du monde est enfin arrivé…

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Le réveil sonne à 5h du matin, bien avant le lever du soleil – le désert du Namib se mérite. Nous partons à 5h30, et arrivons aux portes du parc Namib-Nauluft à 6h30. Le soleil pointe son nez, et déjà, j’aperçois « mes » premières dunes au loin, il nous reste à parcourir plus de 50 kilomètres pour les atteindre. Nous roulons dans le lit d’une ancienne rivière aujourd’hui asséchée, les dunes sont situées de part et d’autre de ce lit.

Arriver à l’ouverture du parc permet d’assister à un superbe spectacle : les ombres du soleil levant sur le sable. Les couleurs sont tout en contraste : ocre du sable, brun sombre de l’ombre, bleu pur du ciel. Une pure merveille naturelle…

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Une « navette 4×4 » nous mène au pied de dunes plus nombreuses. Le sable s’éclaircit en fonction de l’orientation du soleil, couleur crème d’un côté, rouge foncé de l’autre.

Nous partons à l’assaut de Big Daddy, la dune réputée pour être la plus haute du Namib, et peut-être même du monde avec ses 300 mètres de hauteur.

Je me sens tellement petite à ses pieds. Il nous faut 45 minutes pour la gravir en son ensemble. Nous marchons sur l’arête de Big Daddy. D’autres voyageurs sont passés avant nous ce matin, et pourtant le vent recouvre leurs traces en quelques minutes à peine. Ce vent paraît si frêle quand il fait danser les grains de sable … et c’est pourtant ce même vent qui forme et déforme ces immenses dunes à son gré…

Nous atteignons le sommet de Big Daddy. Une mer de dunes se déploie autour de nous. Le vent souffle, le soleil nous réchauffe. Je me déchausse et plonge mes pieds dans le sable, chaud en surface et si frais juste dessous.
Que le désert est immense, que les dunes sont belles. On dirait qu’elles ont été tracées par un peintre bien inspiré…

En bas, le lac Dead Vlei tranche de son blanc vif. Le lac est asséché depuis plus de cent ans et seuls des acacias morts le ponctuent. D’ici, de simples petits points noirs.

Les paysages sont plus beaux que n’importe quelle carte postale, les couleurs si uniques… mais nous ne sommes malheureusement pas aussi seuls que je l’aurais souhaité, et l’instant n’est pas aussi magique que ce fantasme tant attendu… même si je profite tout de même.

La descente de Big Daddy nous demande bien moins de temps. Dans ce momentum descendant, je me sens enfin en harmonie avec ce si beau décor. Descendre est si facile, mes pieds nus s’enfoncent dans le sable jusqu’au genou, l’élan de la descente est aisé à prendre… J’ai l’impression de jouer avec chacun des grains de ce géant de Big Daddy… Un pur instant de bonheur…

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Un immense merci aux équipes de Nouvelles Frontières qui ont rendu ce voyage possible !
Retrouvez derrière ce lien l’ensemble de mes récits de voyage en Namibie.

4 comments on “La rencontre avec le désert du Namib

    1. Merci pour ton mot Pierre-Luc…
      C’est pour cela que je préfère les mots aux photos : on peut tellement facilement masquer la réalité avec de belles photos – et encore je ne photoshope même pas les miennes 😉

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