Un voyage en Asie* Vers le sud du Laos

Un bus de nuit nous attend pour Paksé, dans le sud du Laos. Le bus est censé être VIP, ce ne sera en fait que couvertures sales, musique et blablas toute la nuit. Heureusement, je suis équipée d’un duvet léger et de boules Quies.

L’arrivée à Paksé est aussi un peu difficile: on a du mal à trouver une guesthouse. Notre standard ne fait que régresser depuis Luang Nam Tha, et ici, les plus confortables sont prises d’assaut. On passe finalement une journée tranquille: repos-lecture-internet avec une petite balade au bord du fleuve dans l’après-midi.

Le jour suivant, la route vers le Plateau des Bolovens nous attend. Nous louons une nouvelle monture, et cette fois-ci, nous avons le choix!
J’ai pas mal entendu parler de cet endroit, les récits de blogueurs m’en avaient fait rêver. Et bien la réalité fut au delà de mes attentes!


Les paysages sont très différents de tout ce que j’ai pu voir depuis mon départ. Beaucoup de cultures, café, bananes et autres plantes plus difficiles à nommer. On passe à Tad Fan, la plus haute cascade du pays. En essayant de s’en approcher à pied, je glisse plus de trois fois en vingt minutes sur un chemin à pic. Je rebrousse chemin. On se décide finalement pour la route de Tad Lo. C’est une bonne idée. De capricieux nuages nous accompagnent sur tout le chemin: impossible de savoir quand ils se mettront à pleurer, mais leur colère est magnifique. Des dégradés de gris dans les cieux, qui jouent avec les cimes des collines…

Notre but est atteint en fin de journée, le village de Tad Lo est paisible, peuplé de vaches, poules et cochons qui sont les principales animations sur la route. On ne se retrouve pas dans un ghetto à routards, chouette !

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C’est la fête au village…

Ce doit être le dernier dimanche de juin dans ce petit village du sud de l’Europe… Il fait doux, et le soleil tape juste comme il faut pour donner envie de prendre un verre à l’apéro offert par la mairie à la sortie de la messe dominicale, sans doute la messe la plus remplie de l’année. L’ambiance est bon enfant: enfants, parents, petits vieux et amis plus ou moins proches se retrouvent, s’étonnent de ne pas s’être revus depuis si longtemps, se donnent des nouvelles… Le village doit compter moins de 500 âmes, dont une bonne partie a répondu présent à ce rendez-vous annuel: c’est la fête du village!

Un orchestre de cuivres entonne déjà un air qui semble familier à tous. Le temps passe vite dans cette si bonne atmosphère. Vers 13h30, chacun repart vers chez soi et on se donne rendez-vous pour le soir-même et sa fameuse soirée moules-frites en plein air.

Tout juste revenue d’Asie, les proches que je suis venue rejoindre ici m’ont fait la surprise de m’inscrire pour la soirée. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, ça fait longtemps que je ne pratique plus les fêtes de village. Et bien, la surprise s’avère être bonne. Une brochettes de jeunes dynamiques assurent le service. La nourriture est simple et de bon goût. Les longues tables couvertes de papier blanc sont remplies de sourires jusqu’aux oreilles. A nouveau, toutes les générations se mélangent dans une ambiance très enjouée.

L’orchestre nous fait le plaisir de revenir dès le début de la soirée. La bonne vingtaine de musiciens a une pêche d’enfer. On me dit qu’ils ne sont censés assurer que la première partie, un orchestre plus « classique » (comprenez genre musette) doit assurer la relève. Que nenni, les cuivres endiablés durent pendant tout le repas, et même plus, incitant le public à reprendre les airs connus, ajoutant souvent quelques pas de danses à leur répertoire.
Les moules passées, les musiciens arrivent même à faire lever la majorité des tables, entraînant tout le monde dans une joyeuse frénésie. Il est bon de voir se mêler les gens et les générations, sans complexe et sans peur du regard de l’autre, je vois ça trop rarement sur notre Vieux Continent. A la fin du repas, les 200 personnes sont pratiquement toutes debout, tapant dans les mains et levant leurs verres dans un seul et même élan.

J’assiste à tout cela le coeur léger et pourtant je ressens à la fois un petit pincement sur ce même organe: ce village, c’est celui où j’ai vécu jusqu’à mes 17 ans, les proches autour de moi ne sont autres que mes parents. Et je réalise que je n’ai pas assisté à une fête de mon village depuis plus de dix ans au moins.
J’admire une paire de gamines improviser une timide chorégraphie sur la piste. Il y a une vingtaine d’années, j’étais exactement à la même place avec ma meilleure amie de toujours… et pour rien au monde on aurait pu me faire manquer cet événement annuel !
Aujourd’hui, je m’y sens plus que jamais dépaysée, dans le bon sens du terme: c’est un immense bonheur de redécouvrir ces lieux si connus d’un oeil neuf, de rencontrer à nouveau des proches que le temps et la distance ont trop éloignés…

Vous aurez compris que nous avons fait un saut dans le temps, passant de l’Asie à la France, mais je reviens dès jeudi sur la suite de mes aventures laotiennes…

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Un voyage en Asie* Vientiane, suite & fin !

Après ces émotions d’un genre nouveau, on ne se fait pas prier pour reprendre nos montures vers d’autres horizons, on emprunte alors une très large route à hauteur du Pont de l’amitié. Le passage sur cette six voies inutilisée est plutôt très agréable. On croisera plus de voitures que de vaches!

La nuit tombe, et l’orage menace, on doit trouver un hôtel en hâte. Au bout de trois « love hôtels » du même genre que le resort croisé plus tôt, on se résigne: ici aucun touriste, mais que des Laos en recherche de sexe, nous passerons donc la nuit avec pour voisins ces gens en mal d’amour…
Bilan de la journée: les Laos aiment définitivement faire la fête et peuvent facilement être pris pour des chauds lapins !

On apprend le lendemain que nous sommes en fait à une dizaine kilomètres de Vientiane seulement. On aurait pu passer une nuit dans un meilleur environnement… Cela ne nous démotive en rien, et on repart. Une superbe journée nous attend: on emprunte la Route n°13 et on coupe à droite vers le zoo avant de revenir vers Vientiane avec la Route n°10.

Les paysages sont sublimes: pistes rouges le matin, au coeur de villages et de décors naturels luxuriants. On passe un fleuve avec un bac, on croise des champs à buffles…

Notre amie souhaite s’arrêter au zoo: la pause y est surprenamment agréable. Animaux avec un air sain, grandes cages, bonne ambiance générale. Sans doute le zoo le moins déprimant jamais croisé !

La route qui nous ramène à Vientiane est sublime: rizières, lumières du couchant… Un régal!

Le lendemain, on « tourne » encore un peu dans Vientiane avant de laisser repartir notre amie vers d’autres horizons. Un bus de nuit nous attend pour notre prochaine destination…

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Un voyage en Asie* Vientiane, la surprise sur la route…

Un petit coucou à hélices nous emmène de Luang Prabang à la capitale du Laos, Vientiane. Le vol est plus agréable que prévu. Et surtout, je passe quarante minutes la tête dans les nuages, j’ai l’impression d’être au pays des Bisounours…

On rejoint une amie française venue de Shanghai à l’aéroport de Vientiane. Elle devait nous rejoindre plus au sud, mais elle n’aura finalement pas le temps d’y aller. L’arrivée à la guesthouse est décevante, c’est pourtant le « pick » du guide… On y passera une nuit, mais pas une de plus!

Vientiane est une curieuse capitale. Son centre se résume à trois rues sur quatre. Aucun haut immeuble, et surtout, très peu d’activités: quelques hôtels, restaurants et cafés, deux ou trois librairies et c’est tout ce dont je me souvienne! Mon amie décrit le centre comme occupés par des « touristes qui tournent en rond », et elle n’a pas tort!

Le lendemain, il nous faut une bonne heure pour trouver deux montures à peine convenables: on trouve trois loueurs de deux roues avec peine, dont un qui propose des engins sans frein manuel!

Nous voilà enfin partis, on prend la route du Bouddha Park, en longeant le Mékong vers le nord. La route est sympa, mais pleine de nids d’éléphants… Le parc n’est pas mal sans être non plus extraordinaire, mais original: n’abritant que des statues en béton, il a été construit dans les années 1950 par un moine non moins original.

On cherche alors un endroit où passer la nuit. Je vois le panneau du Chambala Resort. Quelques kilomètres de pistes plus loin, on arrive dans un vaste ensemble de petites maisons regroupées autour d’un lac. En ce premier mai, la fête bat son plein. La propreté limite des chambres nous pousse à rebrousser chemin – on voit quelques préservatifs usagés qui jonchent le sol ça et là… oui, oui, vous avez bien lu!

Mais mon cavalier coince sa clé dans sa monture et on se fait aider par les tenanciers du bar. Une fois ce service rendu, on ne peut pas partir sans boire un verre. Il n’est pas encore 16h et l’ambiance est très « chaude » autour du bar. Pour un peu, une femme d’une cinquantaine d’années, bien lancée dans l’ambiance, m’aurait emmenée dans sa chambre…

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Un voyage en Asie* Luang Prabrang la belle endormie

La suite de mon séjour dans cette cité se passe merveilleusement…
On parcourt le centre en tous sens. La ville est vraiment splendide, mais c’est en fait plutôt un village. Le centre se résume à deux rues principales!

Je croise beaucoup de demeures coloniales au charme certain, souvent à l’abandon, parfois réaménagées… Les couleurs sont toujours élégantes. Luang Prabrang fut capitale d’un royaume pendant des siècles, avant d’être placée sous protectorat français, laissée de côté par les communistes et d’être finalement classée au Patrimoine de l’Unesco en 1995. (Pour plus d’infos sur l’histoire cliquez ici!).

Et bien sûr, on ne peut parler de cette ville sans évoquer ses (très) nombreux temples… Je ne les ai pas tous visités, et me suis plutôt limitée à ceux qui étaient gratuits, et j’en ai déjà bien bien profité!

Et surtout, la situation géographique de Luang Prabrang est juste exceptionnelle: à la jonction de deux fleuves, et au milieu de montagnes… La saison des pluies permet en plus de magnifiques cieux. Amatrice de nuages, je me régale.

La location de vélos (on est encore prudent avec les plus grosses montures, et c’est de toute façon difficile pour les touristes de louer des engins à moteur ici) permet de sortir du mini centre. On se prend un énorme orage sur la tête quand on tente les faubourgs en dehors du Mékong. On est rincés!

Une courte balade en pirogue sur le Mékong nous permet aussi d’imaginer un peu mieux la vie des pêcheurs. Basique… Les paysages baignés de lumière sur le fleuve sont de toute beauté…

Et pour conclure cette série les beautés de la nature, les étangs de la ville valent aussi le détour: ils sont importants pour la préservation d’un fragile écosystème unique, toute la verte ville en dépend!

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Un voyage en Asie* Premières impressions & aumône à Luang Prabang !

Je suis déjà à Laung Prabang, quatrième semaine que je suis sur les routes d’Asie, le temps s’étire, je perds délicieusement mes repères…

Premières impressions sur la ville:
– moins de touristes que prévu, chouette !
– une belle petite cité au charme désuet
–  une beauté endormie…
– omniprésence d’eau et de verdure à même la ville
– calme, calme, calme
– j’aime !

Et puis, comme tout bon touriste passant à Luang Prabang qui se respecte, au petit matin, je me lève à cinq heures pour assister à la procession de moins demandant l’aumône…

Bizarre impression: entre religiosité et chasse à l’image. Beaucoup de touristes, certains à vingt centimètres des moins peut-être. Manque de respect absolu. Il suffit pourtant de se tenir sur le trottoir d’en face.
Et à la fois, c’est un magnifique signe de croyance. Les moines remémorent la vie et les actions de Bouddha en demandant d’aumône.

Pour mieux comprendre, je discute avec un des pieux villageois qui donnent l’aumône, il m’éclaire bien.

Il donne l’aumône tous les matins, depuis des années entre 5h30 et 6h30, sauf s’il est malade. Il a lui même été moine trois mois quand il avait 18 ans. Tous les Laos doivent être moine une fois dans leur vie, par exemple, pendant une semaine juste avant de se marier, traditionnellement, à 18 ans. Mais certaines familles pauvres envoient leurs enfants avant pour qu’ils reçoivent une éducation.

Quand je lui demande s’il est gêné par les touristes, il me répond dans un sourire qu’il y a des pancartes dans les hôtels, mais qu’ils ne font pas attention…
Je le remercie chaleureusement, il continue sa journée.

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Portrait d’Ailleurs* Lat, spécialiste forêt à Luang Nam Tha

Les Portraits de Chine risquent d’être en stand-bye pour un moment, par la force des choses, mais l’exercice de l’interview-portrait me plait trop pour être laissé au placard, je continuerai donc à faire ma curieuse et à questionner les gens qui me plaisent.
Pour ce premier Portrait d’Ailleurs, c’est Lat, notre soigneur du Laos que nous rencontrons!


Qui es-tu?

Je m’appelle Lat, je suis Lao. J’ai étudié l’anglais pendant trois ans, puis j’ai étudié le domaine de la forêt. J’ai voulu continuer mais je n’avais pas assez d’argent… Les études coûtent environ 2.500 Kips par jour pour le matériel.
Avant je travaillais pour le gouvernement, mais ils n’ont pas été très justes envers moi, donc je suis parti. Je suis venu à Luang Nam Tha car mon frère travaillait déjà ici, et il m’a aidé à  trouver ce travail. J’ai cinq frères en tout, je suis originaire d’un village près de Luang Pabrang.
J’ai 26 ans et je suis marié depuis deux ans, ma femme travaille aussi ici.

Comment se déroulent tes journées?

Je travaille pour la Zuela Gesthouse, je m’occupe des treks et de l’agence de voyage. En extra, parfois je suis guide. Je me lève tous les matins à 6h30 au plus tard, et je commence en général à 7h ici. Je termine ma journée vers minuit et demi. Je gagne un million de Kips par mois, et parfois plus si je suis guide.
J’aime mon travail, ça me permet d’améliorer mon anglais. Ca fait deux ans que je travaille ici.

Que penses-tu de Luang Nam Tha?

Il y a eu une évolution depuis deux ans. Il y a moins de touristes, à cause des problèmes politiques en Thaïlande.
Et avant, il y avait moins de Chinois aussi. On avait notre propre manière de vivre (Lao-style dit-il). Maintenant les Chinois louent beaucoup de terres, ont de gros contrats, construisent de grands bâtiments… Et ils ne travaillent pas proprement. Par exemple, ils laissent des sacs plastiques sur place… Et surtout les Chinois défôrestent beaucoup, ils coupent les arbres originaux et les remplacent par des caoutchoucs. Une fois en trekking, j’ai vu que des bois avaient été coupés. J’ai écrit au gouvernement pour les prévenir, mais ils n’ont vu personne, une fois sur place. Ce n’est pas un problème facile à gérer. Et c’est un gros problème pour la région car les touristes viennent ici pour cela…

Que penses-tu des touristes à Luang Nam Tha?

Ils viennent ici pour voir la nature, et aussi pour voir les locaux. Je trouve ça bien! Les touristes peuvent aider, souvent ils amènent des stylos, des livres dans les villages. Et s’ils partent en trek, il y a une somme reversée pour la protection de la forêt. S’il n’y avait pas de tourisme, il n’y aurait aucun moyen pour la sauvegarder.

Et par rapport aux traditions, le tourisme est-il un bien ou un mal?

C’est bien aussi: les touristes ils aiment le Lao-style, ils veulent qu’on le garde. Les Chinois, eux, quand ils viennent ils donnent de l’argent pour les plantations de caoutchouc et ils transforment les habitats, les manières de s’habiller, et ça c’est pas bon pour le tourisme. En plus les Chinois, ils concluent des contrats très avantageux pour eux et sur plusieurs années… A Luang Nam Tha, c’est vraiment un problème car pour beaucoup d’ethnies, le développement se fait trop rapidement. Et elles ne savent pas conserver leurs traditions…

Et toi? peux-tu conserver certaines traditions?

Oui, par exemple mes grands-parents m’ont transmis la médecine traditionnelle. En plus, je l’ai apprise à l’université pour la forêt. On y apprend comment survivre dans la jungle… (il rigole)

Quel serait ton rêve?

Avoir un petit restaurant, une agence de trek et une voiture, comme ça je pourrai mettre à profit mon expérience. Et avoir une famille aussi…

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Un Voyage en Asie* Premiers pas au Laos

Alors que la cicatrisation du pied de mon cavalier pointe son nez, on se décide pour une excursion d’une journée aux alentours de Muang Sin. Thème de la journée: visite de villages ethniques. Je ne suis toujours pas fan de ce type de visite, mais c’est le seul que le pied blessé nous permet. Et nous partons avec un guide d’une des minorités en question, alors bon…
On visite finalement un marché et sept villages, et si les minorités ne sont plus si facilement différenciables que cela, c’est tout de même agréable de se balader avec un « local » qui nous en explique les différences historiques. C’est aussi l’occasion de m’exercer au « pola » pour la première fois – j’y reviens bientôt…

Mais le repos obligé de mon cavalier nous apporte une bien belle surprise…

En expliquant ses malheurs à Lat, un de nos hôtes, ce dernier me propose de l’aider à coup de plantes médicinales. S’ensuivent deux séances quotidiennes d’au moins une heure chacune où des plantes chauffées sont appliquées sur la partie endommagée… Le tout pendant près d’une semaine, bénévolement et avec une extrême bonne attention.

Les heures en trio s’enchaînent et nous parlons beaucoup.

Nous apprenons à nous connaître et on sent naître une belle amitié.

La veille de notre départ de Luang Nam Tha, Lat nous invite à dîner chez lui, et nous avons droit à une cérémonie du « retour de l’âme » pour s’assurer que nous n’aurons pas de nouvel accident de la route…

La cérémonie se dit Sukwan ou Baxi en lao. Nous (Lat, sa famille, le chaman, mon conjoint et moi) sommes tous en rond autour de la table. Nous portons nos mains en prière. Le chaman récite des incantations. Il demande nos noms puis récite encore ces drôles de paroles. On met tous nos mains autour du plat central, il continue sa litanie. Je tiens alors une assiette et tous mettent des offrandes alimentaires dedans. Je dois manger du riz, du poulet, boire un verre d’alcool de riz. Il psalmodie encore. On tient à nouveau tous le plat. Nos hôtes viennent alors à nous pour nous attacher des bracelets de coton blanc que nous devrons garder trois jours avant de jeter dans un endroit apprécié. On retient tous le plat. Les paroles s’égrainent sur un ton monocorde et ininterrompu. On boit à nouveau de l’alcool. Le repas commence…

C’est un bel et unique moment.

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