Voyage de l’été 2006



Voyage de l’été 2006
Nous avons passé quelques nuits dans les villages Miao que nous avons visités.
Les Miao sont la cinquième minorité en nombre de personnes, 9 millions de Miao ont été recensés en 2000. Ce nombre important et l’étendue de leur répartition géographique expliquent la diversité des coutumes voire des langues d’une région à l’autre. Ce site donne de nombreuses informations sur cette minorité.
Dans les villages visités, certaines journées sont très animées, pour plaire aux touristes de passage, ce qui permet aussi aux villageois de s’enrichir un peu. Ces danses faites sans enthousiasme m’ont guère plu, je n’en ai vu aucune dans son ensemble. Seule la beauté des costumes – ici costume traditionnel Miao, vaut vraiment le coût…
La place des fêtes de Langde s’anime au gré des touristes :

Je préfère largement l’envers du décor…


Le soir, c’est dans une toute autre ambiance que la vie suit son cours : chacun s’inquiète de ses activités quotidiennes (cuisine, cultures…) qui sont en journée laissées aux personnes âgées. Pour nous, ce fut l’occasion de comprendre un peu mieux ces personnes différentes et pourtant si accueillantes !

Même si l’hébergement est payant – 1 euro la nuit en moyenne, on sent une réelle envie de connaître un peu mieux les Occidentaux et leurs moeurs, le partage est alors possible.
En évitant le folklore des journées, je suis allée me balader dans les campagnes aux environs des villages. Ca valait vraiment le détour: dès qu’on sort des villages, c’est le vert qui accapare nos yeux. Le long des rivières qui se lovent au fond des vallées, des rizières ou des champs de maïs en terrasse. Celles-ci s’étagent un peu en flanc de colline et laissent peu à peu place à une végétation plus arborée. Cela donne toujours un mélange très harmonieux et reposant… Selon l’activité folklorique de la ville, les rizières sont plus ou moins en activités, c’est assez étonnant de voir ces villages vivre au rythme du tourisme.
Parfois, seulement quelques enfants sont en dehors du village en journée, les parents participant tous au folklore.

Voyage de l’été 2006
Depuis 3 ou 4 jours je me balade entre rizières et villages des minorités ethniques du Guizhou, nouveau dépaysement garanti. La région est peuplée de nombreuses minorités ethniques, qui sont des groupes de populations ayant des modes de vie, des traditions, des langues qui différent totalement des Hans, Chinois majoritaires en Chine. Il y a 56 minorités ethniques reconnues en Chine.
Nous avons visité à ce jour 4 villages : Matang, Chong’an, Langde et Xijiang, des villages Miao et Gejia. Il s’agit de deux groupes de plusieurs millions de personnes, les minorités sont ici à l’échelle chinoise ! Les photos suivantes sont des photos des Gejia de Matang, car je rencontrerai plus tard beaucoup d’autres Miao.

Ces cultures sont reconnues par l’état chinois, ce qui leur permet d’avoir un peu plus de poids et de pouvoir dans les représentations politiques. Cependant ces minorités sont souvent «folklorisées», il n’est pas rare de voir fêtes et traditions autrefois réservées aux grands moments de la vie vendues aux touristes de passage. Il n’empêche, si votre curiosité vous pousse à prendre le temps, vous découvrez un peu mieux ces manières de vivre différentes. Ne serait-ce que porter les bébés : ils sont ici portés dans le dos, un peu à la manière africaine. Les langues diffèrent aussi, mais si on prend le temps de rester un peu avec les gens, de nombreux sourires et quelques mots sont toujours échangés.


Voyage de l’été 2006
Avant de quitter le Sichuan pour le Guizhou, nous faisons halte à Shuopo et Jiaju.
Shuopo est à proximité de Danba. Le village situé à 30 minutes à pied de là vaut le détour pour ses grandes tours de guet en pierre, dont l’édification il y a des centaines d’années est encore un mystère; ces tours ont aussi servies d’habitation. D’aimables papis nous servent de guides.

Jiaju est un village tibétain mais qui ressemble plutôt à une réserve destinée au touristes : l’entrée est payante !
Mais les paysages et bâtisses sont tout de même très beaux.


Voyage de l’été 2006
Dernières images de ce plateau du Kham tibétain où j’ai passé ces deux jours extraordinaires :


Voyage de l’été 2006
Après la journée d’animation autour du cheval, nous partons pour une nuit au coeur des montagnes tibétaines.
Au bout d’une heure de chevauchée au milieu des prés et des yacks, nous rejoignons notre hébergement pour la nuit : une des nombreuses tentes nomades qui ponctuent ces montagnes. Du haut de mon cheval, j’ai du mal à réaliser ce qui arrive : déjà tant d’images en tête de la journée festive qui vient de s’achever.
On arrive à la tente qui nous héberge pour le repas du soir. Elle fait environ 3 mètres sur 5 et on peut se tenir debout à l’intérieur. Pas de mobilier. Beaucoup de couvertures, d’ustensiles de cuisines. Au centre, le foyer est creusé à même l’herbe, les mottes retirées forment une petite table. Au dessus du foyer sèchent des morceaux de viande de yak. A droite, des petits yaks sont attachés. On passera toute la nuit en leur compagnie.
Toute la vie de ces pasteurs tourne autour de ces animaux. C’est la base de leur alimentation, et c’est en fonction de leur transhumance que se déplacent les familles. Elles restent dans ces hautes montagnes 8 mois par an, et passent l’hiver en plus basse altitude dans des maisons en pierre.
Une famille avec deux jeunes enfants et leurs grands-parents vivent là. Cette nuit, nous serons 5 de plus : deux étrangères et la petite famille de notre guide. Les trois repas que nous prenons ici à l’aide de baguette en branches d’arbres seront simples mais très goûteux : du riz blanc avec des légumes frits. On nous installe notre couche à même le sol, sur des couvertures de cheval et d’autres plus propres. Des duvets nous sont prêtés. La nuit est courte, entre les bruits des yaks et le vent qui agite notre tente.


Nous partons après le petit déjeuner pour une autre balade à cheval. Je savoure les merveilleux paysages inondés de soleil dès 8h du matin. Notre accompagnateur, le grand-père de la famille, nous propose une halte dans une autre tente nomade qu’il connaît. On nous sert une sorte de thé au lait, des gâteaux secs et des cacahuètes au beurre nous sont aussi proposés. L’intérieur de la tente est identique à celui que nous connaissons déjà.
Nous redescendons la montagne après le repas de midi. Je quitte nos hôtes des images pleins les yeux, avec une seule envie, connaître un peu mieux cette culture si éloignée de la notre.
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Portraits de Tibétains croisés sur le festival du cheval au coeur du Kham tibétain :


