Voyage au Japon: le Kansai en une semaine !

Je rentre tout juste de mon voyage au Japon, dans la région du Kansai. J’en avais entendu beaucoup de bien, mais n’avais finalement pas trop d’images en tête avant de partir. La surprise a donc été de taille: c’est une région extraordinaire, qui a magnifiquement conservé son patrimoine historique, et qui m’a fait voyager dans le Japon classique, d’il y a plus de mille ans au XVI° siècle…

Des dizaines de lieux de Kyoto sont classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco, on pourrait passer des semaines à ne visiter que cette ville. Nara offre une bouffée d’air frais, avec son immense parc et ses daims sacrés en liberté: on se croirait en pleine campagne, alors que nous sommes dans la première capitale du Japon. Et Osaka, avec ses mille et un néons et sa jeunesse délurée nous rappelle ce qu’est le Japon d’aujourd’hui, en avance d’une bonne dizaine d’années sur l’Europe…

Cliquez ici pour organiser votre voyage sur-mesure au Japon.

Voici donc mon programme:

  • Jour 1: arrivée dans l’après-midi à l’aéroport du Kansai, installation à Kyoto dans un petit Ryokan près de la gare. Première balade nocturne au hasard des rues, premier bain collectif dans le Ryokan
  • Jour 2: visite du quartier de la gare + quartiers Gion et Potoncho (en après-midi et soirée)

  • Jour 3: visite du Pavillon d’Or, et du quartier (notamment du magnifique Daitouku Ji) + escapade à Kuruma: visite de sa montagne sacrée et de son Onsen (source thermale avec bain chaud en extérieur), moment de détente absolue

  • Jour 4: visite du sanctuaire Fushimi Inari + visite du Pavillon d’Argent + promenade sur le Chemin de la Philosophie. Départ pour Nara en soirée

  • Jour 5: balade dans le parc de Nara, rencontre avec les daims + visite du sanctuaire Kasuga Taisha + visite dy Todai Ji et son immense Bouddha de bronze + balade dans le vieux Nara en soirée

  • Jour 6: nouvelle balade dans le parc de Nara dans le calme d’un lundi matin + départ pour Osaka. Balade dans Osaka l’après-midi et en soirée

  • Jour 7: dernière balade au Japon: dans un vieux marché d’Osaka. Départ pour la Chine vers midi.

J’ai composé ce programme à l’aide de nombreux guides (Guide Bleu, Lonely Planet et Guide Evasion). Il y a tant de choses à faire que ça peut être effrayant, mais soyez rassuré: Kyoto et assez petite, et peut se parcourir à pied. Il faudra juste un bus ou un taxi de temps en temps. Nara et Osaka se découvre à pied sans problème.

Le Guide Evasion m’a paru le plus pratique pour les balades par quartier qu’il propose (sept balades rien que pour Kyoto) et par sa concision: je l’avais toujours sur moi pendant les visites. Le Guide Bleu était aussi pratique pour avoir plus d’explications historiques et culturelles, je le consultais avant de partir de l’hôtel. Les deux guides sont du même éditeur, mais avec une approche différente, je vous les conseille ! Vous pouvez vous les procurer ici Guide Evasion Japon – Tokyo, Kyoto, Osaka et environs et là Guide Bleu Japon.

Dernier petit conseil: mettez des chaussures confortables bien sûr, mais aussi faciles à enlever, on se déchausse beaucoup au Japon, il faut souvent laisser ses chaussures à l’entrée des temples, des maisons et parfois des restaurants.

Je reviens en détails prochainement avec une découverte jour par jour de cette splendide région…

(Je précise que je participe depuis peu à un programme d’Affiliation Amazon: si vous achetez des livres en suivant mes clics, je toucherai 5% des ventes, je préfère être ici transparente !)

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A Pleines Mains…

J’ai dernièrement rencontré les responsables de A Pleines Mains, une association caritative de Shanghai. Claire Rechatin et Katia Gailliegue, Présidente et vice présidente de l’association, se sont fait un plaisir de me présenter leurs nombreuses activités, centrées autour du même leitmotiv : mettre en relation des projets et des bonnes volontés…

A Pleines Mains (APM) agit depuis onze ans à Shanghai et en Chine, soixante cinq bénévoles participent régulièrement à ses activités.

Quels sont les publics aidés?

APM soutient divers projets : le plus ambitieux consiste à aider huit villages de lépreux à la frontière du Guangdong et du Guangxi. APM sponsorise les médicaments de plus de 800 malades, mais aussi les opérations médicales et l’amélioration des conditions matérielles de la vie des villages de lépreux.
Les orphelins sont aussi au cœur des projets de l’association : un orphelinat pour enfants nécessitant des opérations chirurgicales à Xi’an, l’institut Béthel pour orphelins aveugles près de Pékin, ou encore l’orphelinat privée de Lao Wang dans l’Anhui, où les conditions de vie sont très sommaires…
La priorité est donnée aux projets gérés de près ou de loin par des étrangers pour « mieux comprendre où vont les fonds » nous explique Claire. Par souci de visibilité donc.

Avec quels moyens ?
APM fonctionne principalement grâce aux dons: un show-room collecte et revend des vêtements, meubles, objets de seconde main et même de la nourriture donnés par des particuliers ou des entreprises. Tous les dons sont reversés aux projets : les biens récoltés sont d’abord triés pour savoir ce qui sera vendu et ce qui pourra aller directement aux structures concernées, selon leurs besoins. Pas de dons massifs, mais du sur-mesure, en fonction des projets et des nécessités. Les petites mains d’APM prépareront un carton d’habits pour telles familles défavorisées, la collecte de fonds financera la chirurgie cardiaque d’une petite orpheline ou paiera le salaire des Ayis d’un orphelinat…
Des ventes sont organisées tous les mois. Au départ il y avait plus d’expatriés que de Chinois, aujourd’hui la tendance est inversée, et le bouche-à-oreille fonctionne bien autour d’APM.
A Pleines Pages, une permanence régulière, assure aussi la vente de livres d’occasions : « une mine de livres pour une bouchée de pain ».
L’occasion de faire du bien tout en se faisant plaisir !

Envie d’agir ?
APM recrute… bénévolement bien sûr ! Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues : pour investir de votre temps, pour faire des dons ou tout simplement pour venir aux ventes (la prochaine vente a lieu le 22 février). L’association cherche aussi un nouveau local.
N’hésitez pas à les contacter pour en savoir plus !

Infos: www.apleinesmains.com

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Bonne année du Lapin !

Cette année, le Nouvel An Chinois tombe demain, le jeudi 3 février. Il s’agit du premier jour du calendrier lunaire, suivi par les Chinois et de nombreux Asiatiques en parallèle de notre calendrier grégorien. Nous entrons dans l’année du Lapin du Métal, appelée parfois l’année du Lièvre ou encore du Chat – par les Vietnamiens par exemple.
Vous souhaitez en savoir plus sur le Nouvel An, vous pouvez aller voir mon article de l’an dernier à ce propos ou du côté de wikipedia.

Une fois n’est pas coutume, place aux prévisions astrologiques: le lapin étant l’un des signes préférés des Chinois, j’ai décidé de lui faire honneur en ce jour !

Les « lapins » seraient sociables, raffinés, astucieux, perspicaces et sensibles. Ils apprécieraient la tranquillité, l’harmonie et le confort et n’aimeraient pas les conflits, la confrontation ou la violence. Selon l’astrologie chinoise, les « lapins » seraient encore discrets et relativement faciles à élever. Du coup, de nombreux couples chinois seraient heureux de donner naissance à des « petits lapins » en 2011.
Au programme de cette année : la vie mondaine devrait avoir la part belle, cocktails, réceptions, soirées et invitations entre amis se succéderont; on devrait apprécier plus la poésie, la musique et la peinture, voire se mettre à jouer d’un instrument… L’année devrait aussi nous permettre de resserrer les liens de correspondance avec amis et famille. L’année du Lapin devrait enfin être favorable au règne de la justice…

Avec tout ça, nous devrions tous passer une année du Lapin exceptionnelle…

Par ailleurs, si vous croisez des Chinois lors de cet événement, n’hésitez pas à leur souhaiter la bonne année en chinois:

新年快乐 xinnian kuaile Bonne année !

ou encore 恭喜发财 gongxi fa cai Soyez heureux et prospère !

Et si vous étudiez le chinois ou si vous avez le courage d’en apprendre un peu plus sur le vocabulaire du Nouvel An Chinois, je vous conseille d’aller écouter ces courts dialogues du côté du très bon site d’apprentissage en ligne nciku.com, par exemple ici ou!

Que vous soyez du signe du Lapin, sensible à l’astrologie, sinophone ou rien de tout cela, je vous souhaite à tous une excellente année du Lapin !


Sources astro. : signe-chinois.com & asiaflash.com

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Préparation Japon !

J’ai l’immense plaisir de repartir au Japon mercredi matin: je profite de la semaine off du Nouvel An Chinois pour repartir du côté du Soleil Levant.

J’avais beaucoup aimé Tokyo il y a 18 mois, je vous en avais pas mal parlé (ici par exemple). Cette fois-ci, c’est du côté du Japon classique que nous partons: Kansai, nous voilà !

Nous passerons six nuits sur place: trois dans l’ancienne capitale, Kyoto, puis deux nuits à Nara, la fameuse ville où les daims se baladent en liberté, et la dernière soirée se passera à Osaka, pour prendre le pouls de la troisième ville du Japon. Il me tarde, vous n’avez pas idée…

Pour ceux qui n’ont pas la chance de découvrir cette destination, et en attendant que je vous relate nos aventures, je vous conseille l’excellent flickr de Stéphane Barbery, un photographe français vivant à Kyoto (toutes les illustrations de cet article sont de lui). Ses photos sont d’une immense beauté toute en poésie… Voici le message qu’il laisse à ce propos :

Le sens de mes jours est d’honorer, de partager ma chance. Mes photos ont cette vocation et c’est pour cela qu’elles sont toujours immédiatement disponibles.

Jetez-y un œil: flickr de Stéphane Barbery, son blog Tropiques Japonaises, son livre Un an à Kyôto (Photographies).

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Interviewée !

J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai été interviewée par beglob.com, le réseau des passionnés du voyage !
Si vous voulez en savoir plus sur mon parcours, mon quotidien et comment la Chine est arrivée dans ma vie, ça se passe par là : Une passion pour la Chine.

N’hésitez pas à me donner votre avis à ce propos dans les commentaires !
Bonne lecture et bon week-end !

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5 questions @… Michela

Cette semaine, c’est Michela, auteur de 4 petits suisses dans un bol de riz qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions !

Qui es-tu ?
Une Suissesse établie à Hanoi depuis dix mois, qui a toujours rêvé de prendre la clé des champs. Petite, je voulais d’abord devenir missionnaire, puis, hôtesse de l’air. Finalement, après des études en histoire de l’art et une carrière aussi brève qu’enrichissante dans le monde de la presse, je suis aujourd’hui ce qu’on appelle une « femme d’expat », maman de deux petits garçons, dont le dernier né en cours de route (ce qui explique l’écart entre le nom actuel de mon blog et son adresse URL…). Au fait, je m’appelle Michela.

Pourquoi bloggues-tu ?
Au départ, tout simplement pour rester en contact avec ma famille et mes amis, car je n’ai jamais été très forte pour les échanges épistolaires.

Avant notre expatriation, je me servais pas mal de Facebook pour poster des photos de mon fils aîné. Lorsque, en arrivant au Vietnam, j’ai découvert que le gouvernement en avait bloqué l’accès, je me suis empressée d’ouvrir un compte chez Blogger, jusqu’ici (touchons du bois!) pas email hidden; JavaScript is required. Il m’a fallu un bon mois avant de me décider à poster mon tout premier message mais, maintenant, je ne pourrais plus m’en passer. Bien plus qu’un album photo en ligne, c’est un peu ma petite bulle où fixer les souvenirs, où ranger mes états d’âme et où partager mes coups de cœur. La question de savoir si le laisser en libre accès ou non ne s’est jamais posée puisque je suis la première à prendre plaisir à butiner d’un blog à l’autre et à en découvrir tout plein de nouveaux. Aujourd’hui, le suivi de mes blogs favoris a en bonne partie remplacé la lecture des magazines, des guides de voyages, des livres de cuisine et j’en passe. C’est même mon lèche-vitrine! Je suis donc ravie si, à mon tour, je peux faire profiter d’autres personnes de mon expérience ici.

Pour toi, le pays où tu vis c’est…?
L’étonnement perpétuel et donc la parfaite antithèse par rapport à ma Suisse d’origine, un peu trop propre et en ordre à mon goût. Si je m’en tiens aux résultats d’un récent sondage, le Vietnam est le pays champion du monde de l’optimisme. C’est vrai que son économie se porte plutôt bien et il y a clairement un côté grisant dans le fait d’être les spectateurs privilégiés de ce moment charnière de son histoire. Cela dit, où va amener toute cette course effréné vers l’argent et la soi-disant modernité, je ne sais pas trop… Plus personnellement, le Vietnam est l’endroit où j’ai donné naissance à mon deuxième fiston. Vous imaginez le nombre de fois où, en remplissant des formulaires, nous serons amenés à écrire Hanoi en lettres capitales? Cela créé forcément un lien à vie.

Le lieu que tu préfères ?
Je serais incapable de citer un endroit en particulier car ce qui me plait avant tout ici c’est le spectacle permanent, et à chaque fois renouvelé, qu’offre la rue. C’est inconfortablement installé sur un tabouret en plastique au bord d’une route que l’on perce au mieux l’âme de Hanoï.

Si tu devais définir le voyage en quelques mots ?
Je n’en emploierais qu’un seul: dépassement. Des frontières, des préjugés, de soi-même (et là, je meurs bien sûr d’envie de te citer Bouvier, mais non, tu t’en es déjà emparée toi-même dans la description de ton blog…).

Merci Michela d’avoir répondu à mon invitation !
Le blog:
4 petits suisses dans un bol de riz

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Un fournisseur hors du commun

Cette semaine, j’ai rencontré pour la première fois un fournisseur, que nous appellerons Wang et que je côtoie depuis plus d’un an déjà. Ceux qui suivent ce blog l’auront peut-être compris, je travaille dans le textile. Travailler dans le textile en Chine permet d’être au centre des échanges économiques internationaux et de comprendre beaucoup de notre monde mondialisé. Je l’avais évoqué ici, j’y reviendrai sans doute un jour.
Travailler dans le textile en Chine amène à être au contact avec une Chine qui évolue, qui change et qui n’est pas la Chine folklorique et éternelle qu’on promet dans les agences de voyage occidentales. C’est la Chine des banlieues industrielles du Shandong, du Zhejiang, de Tianjin ou d’ailleurs, avec de multiples interlocuteurs chinois, souvent pour le meilleur et parfois pour le pire.

Wang est un de mes plus gros fournisseurs.

La plupart de nos rapports sont habituellement centrés autour de chiffres, de production textile ou de discussions polies et mesurées. Jusqu’à ce repas d’affaires, où pour la première fois nous avons parlé avec notre cœur, de personne à personne, laissant la relation de client à fournisseur au vestiaire.

Wang est né en 1966 et a vécu cinq années en France. Il y a appris le français et son métier sur le tas, en commençant au niveau zéro de l’échelle sociale. J’imagine un apprentissage à la dure sans personne pour le guider dans ce qui devait être un choc culturel permanent. Puis il est rentré en Chine et a ouvert un bureau de production textile destiné au marché français.

Et cette semaine j’ai découvert que, rentré depuis 1994, il continue à lire des livres en français. Car il est amoureux des mots et de la langue française. Car il a ainsi accès à des informations qui ne sont pas transformées, « harmonisées » comme on le dit souvent ici pour tout ce qui touche à la email hidden; JavaScript is required. Ses livres préférés sont donc ceux qui parlent de la Chine, d’auteurs français, chinois ou étrangers, mais traduits dans la langue de Molière…

J’ai passé ce qui aurait du être un repas d’affaires à parler littérature, histoire et échanges culturels. Où j’ai appris que nous partagions le même engouement pour Qiu Xiaolong, où il m’a fait découvrir que Peter May, son pendant anglophone, existait et était tout aussi savoureux…
Et où j’ai eu devant moi l’incarnation même d’une intégration culturelle réussie : Wang a appris en France l’esprit critique et le sens de la remise en question de l’ordre des choses. A l’étranger et depuis son retour grâce aux livres en français, il a appris une histoire de son pays qu’on n’apprend pas dans les manuels d’histoire chinois, particulièrement pour sa génération née en pleine email hidden; JavaScript is required. Mais il est et sera toujours Chinois. Il est fier de son pays : il est bouddhiste, aime l’histoire de la Chine et veut que ses enfants aient la même éducation que lui, qu’ils sachent lire et écrire le mandarin.

Wang est une personne cultivée et raffinée. Une personne à qui j’aimerai ressembler pour qu’on me dise peut-être un jour :

Tu as compris le pays dans lequel tu as vécu pendant des années. Tu en as gardé le meilleur, et sans renier un instant ta propre culture, tu as amélioré ta propre compréhension du monde!

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Dans les rues de Chine (2)

Nouvelles petites scènes de rues parmi tant d’autres à Shanghai: alors qu’il s’apprête à neiger le linge sèche encore aux fenêtres…

… un Mingong, paysan venu tenté sa chance en ville, transporte plusieurs fois son poids à la force des bras au pied des immeubles les plus récents du monde. Un laissé pour compte parmi tant d’autres, pourtant lui-même pilier du fameux miracle économique. Sans ces Mingong exploités et sous-payés, la Chine ne pourrait pas de se construire, ne pourrait produire au rythme effréné qu’elle tient depuis des années…

Les Français sont supers ! Vous êtes vraiment très beau Monsieur !

Les paroles de ce vieux monsieur, tout sourire sorti d’on ne sait où, ont de quoi vous remonter le moral pour un bon moment. Et de quoi vous rappeler pour quoi vous trouvez la Chine et les Chinois si attachants ! En flattant mon conjoint par la même occasion…

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