Je suis attablée à la terrasse d’un café et mon esprit vagabonde.
Au comptoir, deux amis discutent avec ardeur de la journée de mobilisation de la veille. Je n’écoute plus beaucoup les informations depuis quelque temps déjà. Depuis trop longtemps je peine à penser ce qui se passe au niveau politique de notre pays, trop complexe, trop rapide, trop d’informations. Pas assez de réflexion, pas assez de temps long pour penser quoi que ce soit et, surtout, pas assez d’humanité.
J’ai du temps avant mon rendez-vous, du temps vide, et mon esprit virevolte d’un sujet à l’autre et se fixe sur l’association Utopia 56.
Et je me dis qu’il est temps, peut-être, que je raconte publiquement ce que je fais avec cette association depuis près d’une année déjà.







