Vues d'un train chinois

Voyage de mars 2006

Arrivée dans le Sichuan par le train de nuit depuis Xi’an, paysages surnaturels aperçus au réveil.

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Voyage de février 2006

Après Pékin, une nuit de train me mène à Xi’an où je reste une journée seulement, avant une nouvelle nuit de train pour Chengdu.

Arrivée à Xi’an, mon programme est simple : retrouver dans cette ville la douceur de vivre qui m’avait tant marquée l’année précédente.

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Arrivée tôt le matin, je trouve la ville couverte de neige, c’est magnifique.

Fidèle à ma passion, je commence ma journée dans un parc.

J’assiste à des démonstrations de qi gong, de danse et de maniement du sabre au milieu des restes de neige, c’est de toute beauté pour les yeux… et aussi pour les oreilles. Je tombe sur une réunion d’amateurs d’oiseaux. Ici, les oiseaux sont des animaux de compagnie promenés en cage.

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Je poursuis ma balade dans le quartier musulman : une toute autre Chine ! La présence des musulmans à Xi’an remonte au temps de la Route de la Soie qui était empruntée par les commerçants perses et arabes.

La plupart des gens portent une toque blanche, homme ou femme ; je vois tout un monde dans la rue : les bouchers avec leurs étalages grand ouvert (il est alors 8h du matin), les boulangers, les vendeurs et réparateurs de tout et de rien…

C’est un joyeux fourmillement, le tout agrémenté de cages à oiseaux.

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Je repars ensuite pour la gare non sans croiser pépés et mémés prenant des bains de soleil (on ne cache pas les personnes âgées ici), d’autres jouant au dames chinoises…

Je sais vraiment pourquoi j’aime cette ville et pourquoi j’ai fait tant de train pour la revoir!

Voyages de février 2006

Suite des entrevues de mon séjour à Pékin…

La cuisine chinoise

Comment parler de la Chine sans évoquer sa cuisine ? C’est une des cuisines les plus réputées au monde. Il faudrait d’ailleurs en parler au pluriel, car la cuisine varie selon les régions : cuisines de Pékin, de Canton, du Sichuan, du Jiangsu…; à base de riz dans le Nord et de blé dans le Sud. Parler de cuisine chinoise au singulier reviendrait à parler de cuisine européenne sans aucune nuance !

A noter qu’au restaurant, les plats sont commandés pour tous les convives et posés sur un plateau au milieu de la table : c’est très convivial…

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Quelques saveurs goûtées à Pékin : poulet au caramel piquant, bœuf au piment sur plaque chauffante, brochettes ouighours, haricots sautés, haricots pimentés, raviolis frits…

Les photos sont parfois plus explicites :

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Sans image…

En me baladant dans de petites ruelles entre deux grands axes, à 2 fois 3 voies pour la plupart, j’ai vu une vieille dame avec de minuscules pieds. Elle a donc eu les pieds bandés ! cela paraît tellement invraisemblable au XXIème siècle…

Cette tradition a pourtant été abolie avec Mao, mais cette dame doit être une des dernières victimes de cette barbarie qui a duré plus de 1000 ans. Les femmes avaient les pieds cassés vers 6 ans afin d’avoir de tout petit pieds, signe de beauté (et de soumission). Toute leur vie, elles étaient condamnées à marcher difficilement et à rester dans leur maison.

Vous en saurez plus ici sur la pratique des pieds bandés.

Voyages de février 2006

Entrevues de mon séjour à Pékin…

Les chantiers

Tant de chantiers en Chine, et particulièrement dans le Pékin d’avant les Jeux Olympiques… Du jour au lendemain des bâtiments apparaissent et disparaissent, au point de troubler parfois mes repères dans l’espace.

Pour ne citer qu’un exemple : une grande arche surplombait par exemple l’entrée du quartier où je vis, un matin elle y était, le soir elle n’y était plus !

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Rencontre dans un parc pékinois – suite !

Lors de mon précédent voyage, j’avais rencontré une dame âgée qui m’avait marquée. Elle m’avait dit être tous les jours de l’année au même endroit.

Je suis donc revenue dans ce parc (celui du Temple du Ciel), qui fait plus de 250 hectares et me suis lancée à sa recherche. Autant dire que trouver une aiguille dans une botte de foin n’aurait pas été plus difficile ! J’avais sur moi une photo prise en avril que je comptais lui donner.
J’ai peiné pour retrouver l’endroit de notre première rencontre… mais j’y suis arrivée! elle était là, le même visage beau et ouvert. Nous nous sommes reconnues, avons échangé quelques mots. Elle était très touchée par les photos. Mon chinois s’est amélioré depuis l’an dernier, mais pas assez pour des conversations soutenues. Nous avons alors partagé un moment très sympa : elle m’a appris plus en détail les pas du taï-chi qu’elle pratique. Elle m’a aussi montré un auto-massage de la face, qui doit être très efficace, vu son magnifique visage.

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Voyage de février 2006

Je suis arrivée ce jour sur une autre planète : dans un orphelinat d’état de Pékin. Le monde des orphelinats m’est totalement inconnu, alors celui-ci en Chine… tchin-tchine y organise des spectacles, c’est la raison de ma présence en ce lieu.

Je suis partie ce matin avec deux Américaines, marraines du lieu, appartenant à une association qui le finance et organise des venues de bénévoles. Ces bénévoles n’ont droit aux visites que le jeudi.

Une quarantaine d’enfants vivent dans cet orphelinat, du bébé de quelques mois à des enfants plus âgés, ces derniers souvent handicapés.

Dès mon arrivée, je ne me sens pas à ma place. Gauche, mal à l’aise. Peu de complicité passe, bien au delà du problème de la langue… Les enfants prennent un goûter avant le déjeuner. J’en nourris trois en même temps, des bébés sur des chaises hautes.

Suit une phase de jeux. Phase d’observation de ma part : où suis-je, que fais-je là ? Je vais vers quelques enfants, je trouve en retour peu d’enthousiasme.

A nouveau, l’heure de manger, je les aide à déjeuner. A un seul enfant cette fois. Après, encore une nouvelle phase de jeux avant la sieste.

Certains enfants me sourient, semblent m’accorder leur confiance. Certains me touchent plus que d’autres (au sens propre comme au sens figuré). Comme ce petit bébé trisomique. Il me fend le cœur : alors que je le couche pour la sieste, il verse une seule larme quand je m’éloigne vers un autre enfant, une larme sans faire de bruit. Même le premier geste de la vie, crier, lui semble interdit.

Dire que ces enfants ne connaissent rien d’autre que ce lieu… Et encore, ce centre est un des seuls orphelinats d’état à être ouvert aux étrangers, car partiellement aidé par ces derniers. Je n’ose imaginer les conditions des autres orphelinats, ici, 3 femmes s’occupent de 40 enfants, ça sent mauvais, draps et couches ne sont pas toujours propres…
On repart après la mise à la sieste. Je me sens mal. Etait-ce ma place ? Est-ce que la venue régulière de personnes extérieures leur rend la vie plus facile ?
Ces questions resteront sans réponse.

La Grande Muraille

Voyage de février 2006

Un nouveau voyage commence pour moi. Je rencontre à nouveau la Chine en commençant par Pékin.

Au programme touristique : une (petite) partie de la Grande Muraille de Chine ! J’ai retrouvé avec grand plaisir ce lieu déjà vu l’année précédente.

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Une belle ambiance brumeuse flotte autour de nous : le soleil se mêle à la brume et il y a très peu de touristes. C’est vraiment agréable…

La Grande Muraille est longue de plus de 5000 km (à noter qu’il y a des endroits qui ne sont plus du tout en état) et a été construit entre –200 et 1600 pour défendre la frontière nord de la Chine.

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Dragonneries et autre animal inattendu :

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Voyage d’avril 2005

Dernière étape de mon premier voyage en Chine : les grottes de Yungang (ou grottes de la crête nuageuse).

Il s’agit de 252 grottes aménagées aux Vème et VIème siècles qui rassemblent plus de 50000 statues. Le site est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2001.

L’ensemble des grottes est justement décrit par l’Unesco comme « un chef d’œuvre classique de la première apogée de l’art rupestre bouddhique en Chine » représentant « l’heureux mariage de l’art symbolique religieux bouddhique de l’Asie du sud et de l’Asie centrale et des traditions culturelles chinoises ». Les statues sont bien conservées, et l’ensemble du site est vraiment exceptionnel !

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Ce premier voyage en Chine a duré 3 semaines et a été une véritable rencontre avec l’altérité : rencontre avec les Chinois avant tout, la communication n’a pas été simple avec seulement 5 mois d’apprentissage de la langue en France, donnant naissance à une grande curiosité réciproque. Découverte de paysages nouveaux, de villes et d’édifices conçus avec une histoire et des buts bien éloignés de ceux de l’Occident.

Beaucoup de questions ont été soulevées, et sont souvent restées sans réponse. Loin de me frustrer, cela m’a véritablement donné envie d’approfondir ma connaissance de la Chine, de sa culture et de la langue chinoise. Un premier voyage qui en a appelé de nombreux autres…

Dans les jours à venir, je poursuis le flash-back de ces premiers voyages en Chine avec le récit de mon second voyage, en février 2006.

Le sacré des montagnes

Voyage d’avril 2005

Nouvelle étape de mon voyage : le Wutai Shan (littéralement mont au cinq terrasses), une des quatre montagnes sacrées de Chine et lieu de pèlerinage bouddhiste.

Montagnes à perte de vue, air pur et monastères, c’est vraiment reposant, d’autant plus que nous sommes en période de basse activité de pèlerinage.

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Toujours dans le Shanxi, sur la route de Datong, je fais une halte au Xuankongsi, le monastère suspendu, construit au VIIème siècle et posé à flanc de montagne, à 50 mètres au dessus d’une rivière.

Tout simplement impressionnant !

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