Vers Andasibe, où la danse dépasse les frontières
Mai 08, 2017 Madagascar 2

La découverte de Madagascar continue… une soirée au-delà de mes espérances m’attend, la danse, une fois de plus, sera source d’une grande joie pour moi !

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D’Anjozorobe à Andasibe

Un long trajet nous attend aujourd’hui. Nous rejoignons Andasibé, pourtant simplement situé de l’autre côté d’un grand parc si on regarde la carte de Madagascar. Il nous faut en fait repasser par la capitale, Tana. Sept heures de route nous seront nécessaires pour relier les deux sites. Un bout de chemin des plus fatigants car la seconde moitié, la Route Nationale 2, de Tana à Andasibé, n’a de Nationale que le nom. Nids de poule en série et camions en nombre se succèdent sur ces entrelacs de virages et d’épingles à cheveux…

Après avoir dégusté de succulents kakis et un koba, gâteau à base de riz pistache et noix, nous arrivons à notre prochaine étape. Le village d’Andasibé. Ma comparse et moi, nous sommes attendues chez une des membres de l’association des paysans du village.

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La vendeuse de koba

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Pause sur la longue route, où Damianth nous donne un cours de malgache…

Accueil villageois et danse : une expérience inoubliable

C’est Monique qui nous accueille. « Ici on salue les gens dans les maisons ». Nous avons droit aux présentations de tous les membres de l’association. On se regarde de part et d’autre, il n’y a pourtant aucun malaise dans l’air, mais beaucoup de sourires.
Le temps de déposer nos affaires dans notre chambre aussi simple que propre, nous retrouvons Monique et ses proches. Ils, ou plutôt elles, car ce sont majoritairement des femmes, nous réservent un accueil musique et danse.

Je ne le sais pas encore, mais je m’apprête à vivre un des meilleurs moments de mon séjour malgache.

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Les chaises sont disposées en cercle, la table est poussée sur le côté. Nous sommes au rez-de-chaussée de la maison qui sert de cuisine et de hangar à riz. Denise est à l’accordéon, sa fille au amponga, le grand tambour local. Toute l’assemblée se lève et démarre un afindrafindrao, appelé aussi quadrille malgache. C’est la danse de bienvenue, qui finit dans une joyeuse queue-leu-leu.
Nous enchaînons ainsi près d’une heure de danse. Très bientôt, Sharik, haute comme trois pommes avec ses cinq ans souriants, occupe la piste en permanence. C’est la petite-fille de Denise et sa joie de danser est des plus communicatives. Je la prends comme professeure et la petite fille se délecte de me montrer ses pas. Elle m’imite aussi aussitôt que je prends l’initiative d’un pas. Nous partageons ici un grand moment de complicité avec la communauté villageoise que nous ne connaissions pas quelques minutes plus tôt. Que j’aime la danse !

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Balade nocturne et mini-lémuriens

L’heure est déjà à la suite de notre programme : c’est une nouvelle balade nocturne qui m’attend en compagnie de mon guide, Alain. Nous sommes chanceux, nous voyons cinq caméléons, des grenouilles et surtout deux lémuriens microcèbes, la plus petite espèce de lémuriens de Madagascar (merci Anne pour m’avoir remis ce nom en tête!). Les microcèbes pèsent 40 grammes et vivent 5 années, quel contraste avec l’indri-indri et ses 9 kilogrammes…

De retour à la maison, un repas en famille nous attend. Jamais je n’ai managé d’ananas et d’avocat aussi frais et délicieux… je suis épuisée après une journée bien remplie et m’endors vite malgré les bruits de la maisonnée.

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Un microcèbe, pas plus gros qu’un rat !

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Un immense misaotra à Charles & Marie-Andrée de Village Monde pour cette belle initiative Exploration en terres solidaire (dans le cadre de l’Année du tourisme durable pour le développement), et à Santatra & Stéphane de Mahay Expédition ainsi qu’à notre exceptionnel chauffeur-guide Damianth.

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