Interlude parisien #1

Je suis parisienne depuis huit mois déjà, que le temps passe vite, j’ai encore l’impression que je suis rentrée d’Asie il y a à peine quelques semaines… Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas originaire de Paris et cette ville m’adopte pour la deuxième fois, j’y avais vécu près de deux ans avant de partir vivre en Chine. A l’époque, je vivais et travaillais entre les 5ème, 6ème et 13ème arrondissements. Aujourd’hui, j’ai mis le cap au nord et ma vie s’articule entre les 9ème, 10ème et 18ème. Et, beaucoup plus que je ne le pensais avant d’y vivre, j’ai eu et j’ai à nouveau une vie de quartier. J’aime faire un maximum de déplacements à pied, et tant que mon but se situe à moins de 45 minutes à la ronde, je me refuse métro, bus et autre Vélib…

Petit préambule pour en venir au fait de mon article: je me suis récemment aventurée dans des endroits en dehors de mes régulières balades et je suis tombée sur quelques pépites que je voulais partager avec vous.

La première est la visite de l’Opéra de Paris. Certes, je suis encore dans le 9ème, mais même si je passe très souvent devant, je ne savais pas qu’on pouvait de visiter, et il me faut une visite parentale pour pénétrer cet antre de la culture. Pour la petite histoire, la construction de cet opéra fut décidée par Napoléon III dans le cadre des grands travaux de rénovation de la capitale menés par Haussmann. L’Opéra fut mis au concours et Charles Garnier remporta l’épreuve. Les travaux durèrent quinze ans, de 1860 à 1875.

Je suis tout simplement bluffée par la poésie et la majesté de l’endroit.

Les foyers, espaces de balades prévus pour le spectateur pendant les entractes, sont notamment splendides. Je me crois dans un château et ne serais pas étonnée de voir un emperruqué pourvu de grises anglaises pointer le bout de son chausson!

Et, plus encore, ce qui me touche et me surprend au plus haut point est la coupole de la salle de représentation qui fut dessinée par Marc Chagall, sur demande d’André Malraux, alors ministre de la culture. Un assortiment de couleurs, de bonne humeur et de poésie là où je m’attendais à un plafond tristement classico-doré!

Et pour finir ce premier interlude: une sympathique labyrinthe sur lequel je tombe au centre Pompidou. Les souris sont animées au grand bonheur des enfants qui leur courent après. Simple jeu de lumières, j’aime beaucoup l’idée et passe un bon moment à observer ces jeunes chats d’un jour !

(plus d’infos sur l’Opéra Garnier ici)

4 Responses to “Interlude parisien #1”

  1. voyages dit :

    Un seul mot : splendide !

  2. Ye Lili dit :

    Et un deuxième: Merci !

  3. Benjamin dit :

    Salut Ye Lili,

    En lisant ton article, je me dis que je me coucherai moins bête ce soir! Je travaille dans le 9 ème (en stage de fin d’études), et l’Opéra fait parti de ma vue quotidienne sans savoir qu’on pouvait le visiter !
    Je sais ce qu’il me reste à faire maintenant ;)

    A bientôt !

  4. Ye Lili dit :

    Super Benjamin: heureuse d’avoir pu t’aider à voir notre capitale sous un oeil neuf :)

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