Catégorie : Japon

Article invité* Aala, un Gaijin (qui marche) au Japon

Nouvel article invité: Aaala, passionné de Japon & de marche nous raconte ses projets aussi fous que sublimes!
Un homme à suivre…

Tokyo – Nikko on l’a fait à pieds !

Tout d’abord, je voudrais remercier la « Curieuse voyageuse » pour m’avoir ouvert si gentiment les portes de ce blog que j’aime beaucoup, et que je prends toujours un réel plaisir à lire.

Pour ceux qui me suivent depuis un certains, ou depuis au moins quelques semaines, vous avez certainement vu que j’ai récemment marché 157 km entre la ville de Tokyo et celle de Nikko au Japon, sur 6 jours. C’était du 26 au 31 décembre dernier et ce fut vraiment agréable, à tout point de vue. Je viens donc partager, en partie, cette expérience inhabituelle avec vous.

Marche au Japon

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Article invité* Sur les pentes du mont Hakodate, par Tiphanya

J’ouvre aujourd’hui mes colonnes à une collègue blogueuse.
Nous suivons Tiphanya qui nous emmène au Japon, sur les pentes du mont Hakodate…

Mont Hakodate

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2 superbes « Itinéraires de Voyageurs » // Portugal & Japon

Il est rare de trouver un livre qui donne vraiment envie d’une destination sans pour autant totalement la déflorer. C’est le type de livre que je cherchais avant de partir en week-end à Lisbonne. Et par un heureux hasard, je vois Julie Sarperi quinze jours avant mon départ alors qu’elle avait sous le bras son livre tout fraîchement sorti de l’impression. Je le feuillette, en trois minutes je sais que ce livre sera l’un d’eux…

Vous l’avez compris, il ne faut pas manquer PortugalItinéraires de voyageurs! Que vous connaissiez ou non ce pays, qu’il soit sur votre liste de destinations ou pas, il vous emportera… Je vous avais déjà parlé de Julie et de l’un de ses carnets numériques en ces pages, elle m’avait totalement charmée. Et bien, avec ce petit bijou, le charme opère encore et en plus c’est un bel objet, qu’on garde avec plaisir sur sa table de chevet. Le livre est aux antipodes du guide de voyage, et si l’auteur n’a pas séjourné plus d’un mois dans le pays du bout de l’Europe, elle nous réserve un regard personnel et une magnifique invitation au voyage.

Deux belles petites citations:

Le Portugal est un pays sensible, nostalgique, rêveur. J’ai trouvé qu’on se ressemblait un peu.
C’est son histoire à elle surtout. On dit « prendre la route » mais moi je crois que c’est elle qui nous prend.

Et s’il fallait encore vous donner envie, Julie Sarperi signera son livre le samedi 17 mars à Paris.

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Et si le titre de cet article parle aussi du Japon, c’est car les décidément très chouettes Editions Nomades ont également sorti un livre sur le Japon, dans la même collection. Ayant adoré cette première découverte, j’ai voulu me laisser tenter par le second opus de la collection. Je me suis rendue à une séance de dédicace où les deux auteurs étaient présents. L’occasion de découvrir leur originaux, en grand format, et de rencontrer deux personnes délicates, modestes et inspirantes.

Je suis donc passée à l’acte et je n’ai pas été déçue! Japon, Itinéraires de voyageurs est aussi un pur plaisir en feuilles.

Yann Breton et Masalo Tokuda nous font pénétrer leur univers avec délicatesse. La seconde est japonaise, et le premier, son époux, côtoie le pays depuis plus de 15 ans. Ils nous livrent ici la quintessence de leurs nombreux voyages: des destinations incontournables, comme Tokyo & Kyoto, mais aussi et surtout des petits bouts de paradis dont je ne soupçonnais même pas l’existence.
Ce livre-ci, pour le coup, est presque un guide de voyage tant il est documenté et précis. Et cela n’enlève pourtant rien à sa poésie, notamment grâce aux superbes aquarelles de Yann…

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Et pour continuer ces beaux voyages sur le web, c’est par ici pour l’univers de Julie, et par là pour celui de Yann (et encore par là pour les Editions Nomades)!

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100 jours sur les routes d’Asie !

Ou le désir de partir sur les routes et se laisser porter par le vent…

Vous avez donc suivi: mon aventure de voyageuse sédentaire en Chine touche à sa fin, je vous en disais plus ici.
Et c’est surtout une nouvelle aventure qui commence: mon premier long voyage !

Le plus long voyage que j’avais fait jusqu’alors était de six semaines, en Chine en 2006 et c’était déjà pas mal…
Et bien ce coup-ci, c’est deux fois plus longtemps que nous partons, et le challenge est de taille, nous passons dans cinq pays: le Laos et le Japon, où nous prendons bien notre temps, la Thaïlande et le Cambodge où nous ferons des sauts de puce, pour finir par une ultime escale de quelques jours à Kuala-Lumpur, une ville dont juste le nom suffit à me faire rêver.

Vous avez dit Asie?

Alors en détails, notre itinéraire de base donne:

Thaïlande du Nord (2 semaines)
– Chiang Mai
– road trip dans le Nord Est
– Chiang Mai à nouveau & son festival de l’eau
– route jusqu’à la frontière (en passant par Chiang Rai)

Laos (3-4 semaines)
– trek dans le nord-ouest du pays à partir de Luang Nam Tha
– Luang Prabang
– Vientiane (la capitale !)
– descente du Mékong et pause sur les 4.000 îles
– passage de la frontière à Voen Kham

Cambodge (3 semaines)
– Kratie et ses dauphins
– Siem Reap, ses environs & Angkor
– Phnom Penh
– Shianoukville & visite de la côte sud & pause sur une île

Re-Thaïlande (2 jours)
– visite de Bangkok

Japon (1 mois)
– traversée du Sud au Nord, de Fukuoka aux Alpes Japonaises
(l’itinéraire détaillé sera décidé plus tard)

Malaisie (4 jours)
– escale / découverte de Kuala-Lumpur


Le Bayon, un des temples d’Angkor, dont la photo à elle seule m’apaise déjà…

Des certitudes?

C’est un itinéraire qui sera bien sûr amené à évoluer au gré de nos rencontres et de nos envies.

Uniques certitudes, guidées par nos billets d’avion non échangeables:
nous quittons Shanghai le 4 avril pour le Nord de la Thaïlande
– nous partons de la péninsule indochinoise pour Fukuoka, au Sud du Japon le 5 juin (enfin ça c’était une certitude avant un certain événement, on réfléchira ultérieurement à un plan B si besoin est…)
– notre ultime escale malaisienne se passera entre les 5 et 10 juillet.

Dire que je suis excitée, enchantée, effrayée, remuée, n’est rien en comparaison de ce que je ressens. C’est la première fois que je pars aussi longtemps, en pays si peu connus. C’est aussi la première fois que je pars en amoureux dans de telles conditions… Ajoutez à cela la tristesse de quitter la Chine, pays d’accueil depuis deux ans déjà, et celle ressentie pour mon bien-aimé Japon…
Je me sens tellement perdue que j’ai l’impression d’avoir mis tous mes sentiments en suspens. Etrange expérience…

Mais je suis aussi heureuse: heureuse d’avoir créé cette chance, à laquelle je pense depuis ma plus tendre enfance. Heureuse d’avoir réussi à dégager le temps et l’argent nécessaires pour mener ce projet à bout.

Quel budget?

L’argent, le nerf de la guerre… Parlons-en: nous avons prévu environ 4.000€ par personne pour l’ensemble du voyage.
Pour deux, le budget de ces 100 jours de voyage donne:
1.800€ de billets d’avion (China Eastern de Shanghai au Japon en passant par l’Asie du Sud-Est, puis Air Asia pour le retour à Paris via K-L)
2.200€ pour les 2 mois en Asie du Sud-Est + K-L (on a compté 15€/j/pers. en budget « routard »)
4.000€ pour le mois au Japon

Ce budget est la fourchette basse, on peut le dépasser de 10 à 20% maximum pour les dépenses sur place…

Qu’en pensez-vous?

Vous avez une expérience dans ces pays? des adresses « incontournables » des bons plans, ou des conseils particuliers ou généraux?
N’hésitez pas à faire avancer le sujet dans les commentaires!

Pour préparer ce voyage, en plus des inénarrables guides Lonely Planet, je me suis inspirée des (très chouettes) sites suivants: Vie Nomade, Tête de chat, Voyage Forum, Instinct Voyageur.

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Une pensée pour le Japon…

Une douce pensée pour le Japon,
Pour ceux qui souffrent et ceux qui ont perdu des proches…

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Et une possibilité de donner à la Croix Rouge en cliquant ici
ou de joindre l’agréable à l’utile avec ce chouette projet artistico-solidaire

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Des daims de Nara aux « poulettes » d’Osaka…

Deuxième matinée à Nara. Nous profitons du calme du lundi matin pour faire une nouvelle balade dans le parc. Quand je vois ce panneau expliquant que les daims seraient dangereux, je ne peux m’empêcher de sourire, surtout avec ces paisibles bêtes affalées juste devant.

Les cervus nippon ont l’air encore plus calme que la veille: ils ne s’attroupent plus aux petites boutiques vendant des galettes végétales qui leur sont destinées, car ils savent que les passants sont moins nombreux. C’est une des grandes distractions du parc: acheter des galettes et les distribuer en se faisant courser par les daims. Le dimanche, c’était vraiment l’attraction numéro un du parc…

On se décide donc à acheter à notre tour ces fameuses galettes, nous disant que les daims du parc de Nara doivent être tristes le lundi !
J’en oublie leur nature profonde: pendant que je me retourne pour nourrir un daim à l’air chétif, le plus gourmand, qui a déjà évincé ses collègues plusieurs fois, s’en prend à mon postérieur en le mordant à pleines dents !
Plus de surprise que de mal, mais quand même: ça reste des animaux sauvages, et après réflexion, on se dit que les panneaux ne sont pas de trop !

Nous refaisons un tour au Todai Ji, dans le calme du matin…

Ce seront nos dernières vues sur cette charmante ville. Quarante minutes de train plus tard, nous arrivons à Osaka.

En ce début d’après-midi la ville parait extrêmement calme. On s’installe à notre petit hôtel (visiblement un très bon rapport qualité/prix pour la ville) et on part arpenter les rues de la ville.
J’avais eu de mauvais échos sur Osaka, et pourtant j’ai apprécié ces lieux. Certes elle souffre cruellement la comparaison avec Kyoto, mais on ne viendra pas y chercher la même chose: si à Kyoto c’est le Japon immémorial (immobile?) qu’on trouve, ici c’est le Japon d’aujourd’hui et peut-être même de demain qu’on prend en pleine face !

La ville a été entièrement détruite par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale et on n’y croise qu’immeubles modernes et monuments anonymes… Mais les rues sont plutôt agréables, colorées et décorées par les mille et uns enseignes, néons et câbles qui en font d’Osaka une ville électrique.

C’est à la tombée de la nuit qu’Osaka révèle toute sa splendeur… On se croirait alors dans un univers parallèle. Les rues autour du pont Dotombori sont tout simplement hallucinantes !

Les gens sont aussi plus directs et plus ouverts qu’à Kyoto. Là-bas, on a parfois eu l’impression de déranger, de faire tâche au milieu du décor. A Osaka, les habitants sont plus avenants…
Comme dans ce petit restaurant, où le chef cuistot et un habitué nous prennent sous leur aile… malgré notre japonais balbutiant, nous pouvons échanger pendant un petit moment, et je sens vraiment qu’on est aussi réjoui d’un côté que de l’autre de pouvoir se comprendre. Cette impression se confirme quand ils règlent notre note !

Et comment parler d’Osaka sans évoquer sa jeunesse délirante? Les jeunes femmes sont toutes habillées de manière très « osées »: plus on avance dans la nuit, plus les habits se font courts et provocants. Ci-dessous, un petit exemple, mais je n’exagèrerai pas en disant que vers 22h en ce lundi j’avais l’impression d’être au cœur d’une foule de dames de joie…

Nous passerons la matinée suivante à apprécier le Japon pour la dernière fois. Ultime balade dans les rues de la ville, du côté d’un agréable marché et des ruelles autour de Namba.

On quitte le pays le cœur lourd, mais avec une certitude: nous reviendrons, et bientôt !

Côté blog, je prolonge le voyage avec un film et un livre particulièrement appropriés pour un avant-goût (ou un prolongement) du voyage dans le Kansaï, à suivre…

Infos: hôtel Chi Sun Inn 06 6263 09 11 – email hidden; JavaScript is required (4.240yen/ chambre double)

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L’esprit des daims de Nara

Comme pour Kyoto, nous arrivons de nuit à Nara. Nous nous installons dans notre Ryokan, elle est magnifique: pas de bain collectif mais un petit jardin très agréable s’ouvre sur notre chambre. En plus on est à deux pas du parc…

Le lendemain matin, nous découvrons Nara par un temps clair. La ville est surtout connue pour son parc de 660 hectares où vivent 1200 daims ou cerfs sirka, dit encore cervus nippon! Les fameux cervidés vivent en liberté et sont ici respectés: ce sont les symboles de la ville et ils sont considérés comme les messagers des dieux depuis des siècles…

Tout à l’est du parc se trouve le sanctuaire shintoïste Kasuga Taisha. Il est décoré de plus de 3 000 lanternes; son sanctuaire et ses autels sont d’un rouge vif qui tranche en beauté sur le vert de la forêt…

Datant de 768, c’est l’un des plus anciens du Japon, et ce n’est pas un hasard s’il se trouve là: en 710 Nara fut choisie pour être la première capitale de l’histoire du Japon. Avant cela, les Japonais superstitieux préféraient quitter une ville après la mort d’un chef.
Mais au VIe siècle, les Japonais sont en contact avec la civilisation chinoise: des envoyés japonais passent par la Corée et séjournent plus de trente ans en Chine. En naîtront de nombreuses influences: la centralisation du pays, le plan des villes sur le modèle de Xi’an alors capitale des Tang, mais aussi le bouddhisme ou les caractères…
La ville de Nara jouit de cette influence directement: c’est la première ville à plan quadrillé, comme Xi’an. Les artisans et sculpteurs produisent des chefs d’oeuvre, encore visibles aujourd’hui, comme le sanctuaire Kasuga Taisha, ou le temple Todai Ji… Nara ne restera capitale que jusqu’en 794, où Kyoto lui est préférée…

Balade dans le sanctuaire, moment d’harmonie entre nature et spiritualité; et à nouveau, je me dis qu’à tout moment un animal pourrait venir me parler…

Nous continuons ensuite notre balade dans le parc, vers l’ouest du parc, non sans rencontrer à nouveau quelques cervus nippon…

On arrive alors au temple Todai Ji. C’est un des temples bouddhiques les plus importants du Japon. Fondé en 752, c’est encore aujourd’hui la plus grande construction en bois au monde, avec ses 57 mètres de larges et ses 50 mètres de haut! Il abrite une statue de bronze de plus de 15 mètres et fait de 437 tonnes de bronze et de 130 kilos d’or. Epatant !

Nous terminons cette balade par la visite du jardin Isuien. Avec sa vue sur les montagnes environnantes, il est d’un raffinement exquis!

Les daims ne nous auront pratiquement pas quittés de la journée: si ce n’est pas leur esprit qui est en nous, c’est au moins un grisant sentiment d’harmonie entre la nature et la civilisation…

Infos: Ryokan: Nara International Seminar House, (0742) 23 5821 (4.730yen/pers./nuit)

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Kyoto, shinto et philo…

Avant de vous décrire notre nouvelle et dernière journée kyotoïte, commençons par un petit point religieux, utile pour comprendre la suite de ce voyage. Savez-vous que le shinto et le bouddhisme coexistent paisiblement au Japon depuis près de quinze siècles?

Le shintoïsme ou shinto, littéralement « la voie des dieux », est une religion polythéiste, et la religion fondamentale la plus ancienne du Japon, liée particulièrement à sa mythologie.

Le terme « shintō », ou « kami no michi », est apparu pour différencier cette vieille religion du bouddhisme « importé » au Japon plus tardivement. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l’homme dans l’univers: être un élément du grand tout. Ainsi, un cours d’eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités.

Le bouddhisme, venu par vagues successives de Chine, s’est développé au Japon à partir VIe siècle.
Le zen est une forme de ce bouddhisme introduite au japon au XIIe siècle et qui insiste sur la méditation, ou « illumination intérieure » et particulièrement sur la posture dite de « zazen ».

Nous démarrons cette journée sous un angle shinto avec la visite du sanctuaire Fushimi Inari, dédié au dieu Renard, autrefois dieu des récoltes. Aujourd’hui ce sont plutôt les hommes d’affaires qui viennent l’honorer. On accède au haut du sanctuaire en empruntant un tunnel composé de dizaines de torii, ces portiques vermillon construits grâce aux offrandes des fidèles. Les statues du renard sont omniprésentes. On a l’impression qu’un esprit pourrait surgir de la forêt à tout instant…

On se dirige ensuite ver le Gingaku Ji, le Pavillon d’Argent, qui, lui, n’est pas en argent: le général qui le construit voulut concurrencer le Pavillon d’Or mais il mourut avant d’accomplir son projet, et seul le nom resta. Le jardin est de toute beauté, mais, étant samedi, les allées étaient assez peuplées et la magie du lieu opère moins sur moi ce matin-là…

Après le déjeuner, on emprunte le célèbre Chemin de la Philosophie, qui doit son nom aux moines des temples environnants qui viennent s’y promener depuis des siècles. Aujourd’hui, ce sont surtout des touristes qui s’y promènent, mais ce jour-là, la voie était déserte, nous laissant tout le loisir de philosopher. Le chemin est bordé de temples, de petits autels, de belles maisons à jardins charmants… Un bonheur!

La balade se termine au Nanzen Ji, un monastère datant de 1291 et un des cinq plus grands temples zen du Japon. On se perd dans ses parcs et jardins, un délice…

On a du mal à retrouver notre chemin pour notre dernière balade à Kyoto: on trouve par hasard un magnifique petit café fait de blanc et de bois. Regarder la serveuse battre le thé macha est déjà un bonheur en soi…

Pour notre dernière balade Kyotoïte, nous choisissons de traverser à nouveau la ville du nord de Ponto Cho au quartier de la gare. Kyoto nous manque déjà…

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