Catégorie : Cambodge

Un Voyage en Asie* Rencontres cambodgiennes…

Grande discussion avec nos hôtes d’Angkor, notre chauffeur de tuk-tuk et notre guide qui nous ont permis une fabuleuse rencontre avec le site d’Angkor Wat… A la fin de nos trois journées intensives, on passe une soirée ensemble et on apprend à se connaître un peu mieux…

Le guide a commencé à travailler dans les champs à l’âge de 11 ans. Il y travaille encore entre deux sessions de guidage. Enfant, il jouait avec des armes et des missiles, souvent près des mines. Il en rit aujourd’hui: c’est un miracle qu’il ne lui soit rien arrivé. Puis, il a été chauffeur de tuk-tuk. Puis, il a décidé de reprendre ses études pour devenir guide. Il a du passer un concours pour accéder à ces études. Pendant trois mois, il a dormi une ou deux heures par nuit: le jour les études, la nuit un travail à l’hôtel. Il est heureux aujourd’hui, il a vraiment travaillé dur, mais ça valait le coût… Quand il boit un peu, il sourit encore plus que d’habitude, et s’excuse un peu plus de son anglais. Il sait qu’il lui reste beaucoup à apprendre. Je sens que c’est un homme d’excellente volonté. Il a acheté une maison, mais il n’a pas encore de femme. Il a 31 ans. Il a déjà fréquenté des filles européennes, mais à chaque fois c’était « en toute amitié ». Je sens une pointe de déception sur ces mots… Il me demande plusieurs fois si on était contents et satisfaits de sa prestation de guide. Je le rassure!

La première fois que j’ai vu notre chauffeur de tuk-tuk, j’ai eu une appréhension. Il a un air un peu magouilleur… Au bout d’un moment, je me rends compte qu’il est simplement filou et débrouillard. Autour de quelques verres, il me raconte un peu de son histoire. Ses parents sont très pauvres. Il l’est lui aussi. Quand il a fait sa demande de fiançailles, la belle famille l’a pris de haut: ses parents portaient de vieux habits sales. Et quand il a dit qu’il offrirait une bague de fiançailles en platine, la grand-mère l’a critiqué. Il a alors dépensé 350$ pour une bague en or, avec un diamant (bon, petit le diamant…). Et pour la dot, il a dépensé 1.500$, et ses parents n’ont pas pu l’aider. Il sait qu’il est pauvre, mais il veut acheter une maison. Il a déjà le terrain, il lui faut maintenant 4.000$. Il a deux filles, il ne veut pas d’autres enfants, pour mieux les élever. Il aime bien rencontrer des gens différents avec son travail.

On parle aussi de corruption: ça concernerait 70% de l’aide internationale apportée au Cambodge… qui part dans des Lexus et autres voitures et avantages des corrompus.

Ca n’empêche pas la bonne humeur de continuer: ils rigolent beaucoup, tiennent à nous offrir des verres autant qu’on leur en offre…
C’est un beau moment qui clôt merveilleusement notre séjour en ces terres cambodgiennes!

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Un Voyage en Asie* Vivre Angkor…

Angkor… Après la rêverie, la réalité. Trois jours, un tuk-tuk et un guide. Plus de vingt temples (ou lieux sacrés) visités, en détails et avec explication. Et en prenant le temps surtout…

Marquée par beaucoup d’entre eux. Marquée par l’immensité du site, par la nature généreuse, par la majestuosité de ces pierres. Pierres si longtemps endormies, réveillées depuis moins d’un siècle.

Et ces temples… Quel génie, quelle démesure, quelle foi a-t-il fallu pour mettre de tels chantiers en branle? Beaucoup de folie, sans doute aussi.

Et le Bayon et ses visages de Bouddha souriants: n’importe où que le regard se pose, il tombe sur un sourire bienveillant. Bienveillance donc, mais aussi sérénité et confiance. Ces sourires donnent courage et confiance en la vie, en l’avenir. Si je doute, il faudra que je me remémore ces sourires figés dans l’éternité de la pierre, et je serai rassurée.

Et le Ta Phrom: je vois pour la première fois des arbres essayer de faire l’amour à des pierres. Où le végétal se mêle vraiment au minéral.

Et l’arbre lui-même, microbe envahissant qui devient le soutien du temple, sans lequel ses pierres aujourd’hui s’écrouleraient.

Je savoure la chance de me retrouver seule, ou presque, à plusieurs reprises. J’apprécie la force de ces pierres, la magie de l’ensemble: végétation, pierres, oiseaux parfois. Je me sens petite et à ma place à la fois, témoin de cette immensité.

Merci !

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Un voyage en Asie* Rêver Angkor…

Je n’ai jamais réellement rêvé d’Angkor. Je ne fais pas partie de ces gens qui ont fantasmé cette découverte, le nez dans les livres ou sur les atlas.

C’est quelqu’un qui m’a dit…

Puis, je suis venue vivre en Asie et j’en ai entendu parler. Un peu, beaucoup, passionnément, au gré de mes rencontres avec des gens qui y sont passés. Puis j’ai planifié mon voyage, et une halte en ce lieu s’est bien sûr imposée. Et j’étais heureuse d’avoir une imagination assez vierge, jusqu’à ce que, inévitablement, je commence à la polluer à la lecture de blogs et de sites internet.

Ces quelques lignes lues dans le superbe Road Book attisent aussi mes émotions – la réalité peut-elle vraiment être à cette hauteur?

Puis le Bayon, les têtes de pierre qui me souriaient, des sourires par centaines. J’en ai pleuré d’émotion, jamais je n’aurai cru pleurer à cause d’une chose autre que l’humain – il est vrai que ces pierres sont vivantes.

Une fois à Phnom Penh, la visite du Musée National du Cambodge pique définitivement ma curiosité sur les Temples d’Angkor. Ce musée recèle de sublimes collections pour un visiteur qui n’a pas encore été dans ces temples. Plus de 14.000 pièces de l’époque préhistorique et de l’empire khmer, dont beaucoup de statues de bronze et de pierre. Vishnu, Shiva, Ganesg et Bouddha sont à la fête! Le bâtiment qui l’abrite est également de toute beauté, rafraîchissant avec son superbe patio. Douceur, sagesse, éveil, émerveillement, mais aussi patience, immortalité et stabilité émanent de cet endroit.
Mes doutes rôdent encore: comment une civilisation si avancée a-t-elle pu se laisser ensevelir sous un manteau végétal pendant cinq siècles? et surtout comment un peuple issu de cette civilisation a-t-il pu tomber si bas?… Les Khmers d’aujourd’hui sont-ils les héritiers de cette histoire, ou est-elle à jamais ensevelie?

Il me tarde de découvrir Angkor, de me laisser envahir par ces charmes éteints, de l’imaginer vivante, aussi bouillonnante que nos cités médiévales, si ce n’est plus.

Un livre accompagne ma douce rêveriesur les routes: il s’agit des extraits d’Un pèlerin d’Angkor, de Pierre Loti. On est dans un monde éteint, celui de l’Indochine française du début du 20ème Siècle, et l’auteur livre un regard très personnel sur ce paradis imaginaire qu’il a du mal à atteindre, et qui n’est pas à la hauteur de ses attentes… d’une vie. Il a en effet rêvé cet endroit depuis son enfance. Tendre, poétique, touchant, parfois en colère, c’est une magnifique mise en bouche littéraire avant la découverte…

Quelques extraits qui ne parlent pas d’Angkor même, mais qui sont fidèles à l’ambiance du livre…

A première vue, on croirait qu’il est inhabité ce pays, à mieux regarder cependant, on s’aperçoit combien son opulent manteau vert est déjà sournoisement travaillé en dessous par le microbe humain.

Et à propos de Phnom Penh:

On croirait l’une de ces colonies anciennes, dont le charme est fait de désuétude et de silence.

Et sur la découverte du Bayon:

Voici les portes; des racines, comme des veilles chevelures, les drapent de mille franges; à cette heure déjà tardive, dans l’obscurité qui descend des arbres et du ciel pluvieux, elles sont de profonds trous d’ombre devant lesquels on hésite. A l’entrée la plus proche, des singes qui étaient venus s’abriter, assis en rond pour tenir quelques conseils, s’échappent sans hâte et sans cris; il semble qu’en ce lieu le silence s’impose. On n’entent que de furtifs bruissements d’eau: les feuillages et les pierres qui s’égouttent après l’averse.

Tout ce que j’ai bien pu lire ou voir m’imprégna, mais assez légèrement pour que mon expérience diffère de tout ce que je m’étais imaginé. La surprise n’en fut que plus belle !

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Un Voyage en Asie* Cambodge, S-21 ou dire l’indicible

Je visite le centre S-21.

Comment dire l’indicible?

Avant tout le lieu: aujourd’hui à mi-chemin entre un musée et un mémorial, c’est finalement ni l’un ni l’autre. Pas assez explicite pour être un musée, pas assez bien conservé pour être un mémorial. Le lieu a été nettoyé, mais pas entièrement. La pelouse est belle, les arbres en fleurs, et les instruments de torture sont encore là.

Car il est question ici d’un ancien lycée qui a été transformé par les Khmers rouges en centre de détention, de torture et d’exécution entre 1975 et 1979. Le lycée avait alors comme nom secret prison de Sécurité 21 ou S-21. Les Khmers rouges enfermaient ici tous les opposants supposés au régime, sur n’importe quel motif. Les personnes enfermées étaient aussi bien des jeunes que des personnes plus âgées. Il y avait des femmes, des enfants, et parfois des familles entières (bébés y compris) d’ouvriers, d’intellectuels, de ministres et de diplomates cambodgiens, mais aussi des étrangers. Le simple fait de porter des lunettes (y compris pour les enfants) était suffisant pour être considéré comme intellectuel et donc « à exterminer ».

La page wikipédia dédiée vous en dira plus sur cet endroit.

Je ne souhaite partager ici que mes émotions, notées à vif et à peine retravaillées depuis…

Des photos, beaucoup. De (tous?) les détenus passés par là, répertoriés, minutieusement. Leurs grands yeux me hantent. Pour longtemps encore. Surprise, effroi, fatigue. Souffrance déjà pour certains. Arrivés ici par surprise, beaucoup ne savaient pas ce qui les attendaient. Certains sourient même sur ces preuves du décompte administratif de l’horreur.

Et les photos de l’horreur justement. Notamment deux, où l’on voit les prisonniers au crâne défoncé. Au delà de l’horreur. Au delà de ce qui peut être dit, et peut-être vu.

Puis les témoignages de trois des sept survivants.
Et les peintures qui illustrent plus d’horreur encore.

20.000 victimes. Un staff de 1.684 personnes. Où sont-ils ces barbares? Ces inhumains qu’une idéologie malsaine a permis de lâcher leur pire bestialité… Sont-ils dans les rues de Phnom Penh? Sont-ils déjà morts au fond d’un lit confortable? Comment peut-on aujourd’hui encore accepter tant d’injustice au nom de l’unité nationale? Les proches des victimes ou les survivants eux-mêmes ne recroisent-ils pas ces bourreaux? Et notre humanité toute entière, comment vit-elle avec cela? Quand on sait que cela se produit encore aujourd’hui dans des provinces qui n’intéressent personne?

Des questions, pas de réponse.

Et comment reprendre une vie normale, une fois la porte de ce « musée » dépassée? On referme ces souvenirs pas si lointains, on les coince derrière les excuses de l’éloignement, de la différence de culture, et on continue à vivre? On bien on rouvre les yeux, sur ces images, on pleure et on se sent révoltés, impuissants, imbéciles?

Je vous conseille deux lectures, qui pourront vous aider à comprendre mieux ces lignes et surtout le drame de ce pays. Je vous en parlerai peut-être un jour plus en détails, peut-être pas. Ces deux livres aident à comprendre l’horreur incarnée, dans deux styles différents, et qui se complètent et sont précieux.

D’abord ils ont tué mon père, où Ung Loung témoigne de son expérience de petite fille pendant ce drame, et Le Portail, de François Bizot où il décrit Duch au début des années 1970, avant qu’il ne devienne dirigeant de Tuol Sleng.

Acheter en ligne: D’abord ils ont tué mon père & Le Portail.

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Un Voyage en Asie* Phnom Penh, doutes et espoir retrouvé…

Phnom Penh est une charmante capitale, dans laquelle j’ai eu envie de poser un peu mon sac…

Au premier regard, je suis conquise: l’architecture est belle et harmonieuse, pas de hauts buildings, mais des maisons et immeubles de style colonial au charme désuet. Je me demande encore comment une bonne partie d’entre eux tient debout! Le Mékong est aménagé d’une belle promenade. Un endroit idéal pour se dégourdir les jambes et prendre un verre. Bon, un point négatif sur la ville en elle-même: les odeurs sont (très) fortes en cette saison chaude.

Et bien vite, autre chose me gêne, me met mal à l’aise, rend ma position de touriste insupportable… tant d’enfants travaillent dans les rues, chiffonniers ou petits vendeurs de tout et de rien. Leurs yeux sont tellement tristes, vides et fatigués. J’en perds tous mes moyens à chaque fois que j’en croise un. Tant d’impuissance, d’injustice. Ils seraient 20.000 dans les rues de Phnom Penh.

Je vois aussi des handicapés, victimes des mines anti-personnelles, mais pour le coup, moins nombreux que ce à quoi je m’attendais, même s’ils sont salement amochés. Peut-être est-ce le fait d’être hors saison touristique? Ne serait-ce qu’écrire ces lignes est plus que bizarre, mais je pense qu’il y a pourtant un lien. A mon arrivée ici, je ne sais comment aborder ces laissés pour compte, ni même comment les regarder. Et puis, il y a ces chauffeurs de tuk-tuk aux demandes incessantes, « tuk-tuk sir? » « please give me a job! »…, dont la survie semble dépendre directement de nos bourses.

Et puis, par bonheur, je trouve de l’espoir au milieu-même de ces doutes…

Il y a au Cambodge de nombreuses associations & ONG. Friends en est l’une d’elle, et j’ai la chance de rencontrer un de ses responsables qui me l’a présentée en détails. Depuis sa création en 1994, Friends a aidé plus de 18.000 enfants des rues de Phnom Penh. Ils ne les aident que si leur famille est d’accord. Que font-ils? Ils proposent de former ces enfants et de leur trouver un travail, au sein d’une de leur structure d’abord, puis ils sont placés dans la « vraie vie ». Friends a cinq lieux à Phnom Penh, restaurants, magasin, salon de beauté. Les jeunes gens sont au minimum formés pendant six mois à un an avant d’y travailler.

Cette personne répond aussi à une de mes questions « comment réagir face à un enfant travaillant dans la rue? ». Réponse simple: avant tout, leur sourire. Tout bonnement redonner un peu d’humanité. Et bien sûr, ne rien leur acheter, ce qui justifie leur activité et celles des monstres qui sont derrière. Si la deuxième partie de la réponse est pour moi évidente, la première ne l’était pas tant que ça… Face à l’horreur de la situation, j’ai pu en perdre le sens commun…

Je ne peux que vous encourager à aller jeter un oeil sur leur site, et surtout, surtout, de devenir de fidèles clients de leurs restaurants et activités. La qualité de leurs services et produits est excellente, le cadre idyllique, le rapport qualité-prix est très bon et surtout, vous y verrez sincères sourires et dignités retrouvées pour ces anciens parias.

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Instant décisif (ou presque) #7: L’amour végétal

Où le végétal fait l’amour au minéral – Angkor, Cambodge

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100 jours sur les routes d’Asie !

Ou le désir de partir sur les routes et se laisser porter par le vent…

Vous avez donc suivi: mon aventure de voyageuse sédentaire en Chine touche à sa fin, je vous en disais plus ici.
Et c’est surtout une nouvelle aventure qui commence: mon premier long voyage !

Le plus long voyage que j’avais fait jusqu’alors était de six semaines, en Chine en 2006 et c’était déjà pas mal…
Et bien ce coup-ci, c’est deux fois plus longtemps que nous partons, et le challenge est de taille, nous passons dans cinq pays: le Laos et le Japon, où nous prendons bien notre temps, la Thaïlande et le Cambodge où nous ferons des sauts de puce, pour finir par une ultime escale de quelques jours à Kuala-Lumpur, une ville dont juste le nom suffit à me faire rêver.

Vous avez dit Asie?

Alors en détails, notre itinéraire de base donne:

Thaïlande du Nord (2 semaines)
– Chiang Mai
– road trip dans le Nord Est
– Chiang Mai à nouveau & son festival de l’eau
– route jusqu’à la frontière (en passant par Chiang Rai)

Laos (3-4 semaines)
– trek dans le nord-ouest du pays à partir de Luang Nam Tha
– Luang Prabang
– Vientiane (la capitale !)
– descente du Mékong et pause sur les 4.000 îles
– passage de la frontière à Voen Kham

Cambodge (3 semaines)
– Kratie et ses dauphins
– Siem Reap, ses environs & Angkor
– Phnom Penh
– Shianoukville & visite de la côte sud & pause sur une île

Re-Thaïlande (2 jours)
– visite de Bangkok

Japon (1 mois)
– traversée du Sud au Nord, de Fukuoka aux Alpes Japonaises
(l’itinéraire détaillé sera décidé plus tard)

Malaisie (4 jours)
– escale / découverte de Kuala-Lumpur


Le Bayon, un des temples d’Angkor, dont la photo à elle seule m’apaise déjà…

Des certitudes?

C’est un itinéraire qui sera bien sûr amené à évoluer au gré de nos rencontres et de nos envies.

Uniques certitudes, guidées par nos billets d’avion non échangeables:
nous quittons Shanghai le 4 avril pour le Nord de la Thaïlande
– nous partons de la péninsule indochinoise pour Fukuoka, au Sud du Japon le 5 juin (enfin ça c’était une certitude avant un certain événement, on réfléchira ultérieurement à un plan B si besoin est…)
– notre ultime escale malaisienne se passera entre les 5 et 10 juillet.

Dire que je suis excitée, enchantée, effrayée, remuée, n’est rien en comparaison de ce que je ressens. C’est la première fois que je pars aussi longtemps, en pays si peu connus. C’est aussi la première fois que je pars en amoureux dans de telles conditions… Ajoutez à cela la tristesse de quitter la Chine, pays d’accueil depuis deux ans déjà, et celle ressentie pour mon bien-aimé Japon…
Je me sens tellement perdue que j’ai l’impression d’avoir mis tous mes sentiments en suspens. Etrange expérience…

Mais je suis aussi heureuse: heureuse d’avoir créé cette chance, à laquelle je pense depuis ma plus tendre enfance. Heureuse d’avoir réussi à dégager le temps et l’argent nécessaires pour mener ce projet à bout.

Quel budget?

L’argent, le nerf de la guerre… Parlons-en: nous avons prévu environ 4.000€ par personne pour l’ensemble du voyage.
Pour deux, le budget de ces 100 jours de voyage donne:
1.800€ de billets d’avion (China Eastern de Shanghai au Japon en passant par l’Asie du Sud-Est, puis Air Asia pour le retour à Paris via K-L)
2.200€ pour les 2 mois en Asie du Sud-Est + K-L (on a compté 15€/j/pers. en budget « routard »)
4.000€ pour le mois au Japon

Ce budget est la fourchette basse, on peut le dépasser de 10 à 20% maximum pour les dépenses sur place…

Qu’en pensez-vous?

Vous avez une expérience dans ces pays? des adresses « incontournables » des bons plans, ou des conseils particuliers ou généraux?
N’hésitez pas à faire avancer le sujet dans les commentaires!

Pour préparer ce voyage, en plus des inénarrables guides Lonely Planet, je me suis inspirée des (très chouettes) sites suivants: Vie Nomade, Tête de chat, Voyage Forum, Instinct Voyageur.

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